article coup de coeur

[Test] Dragon Quest XI S Edition Ultime : chef-d’œuvre augmenté

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
  • Développeur : Square Enix
  • Editeur : Square Enix
  • Date de sortie : 4 décembre 2020
  • Acheter : Cliquez ici

Dragon Quest XI sublimé dans tous les domaines

image test dragon quest 11 s edition ultime
Dragon Quest XI S – Edition ultime et ses nouvelles montures…

Rendez-vous compte, à quel point le temps passe à une vitesse folle : cela fait un peu plus de deux ans que le superbe Dragon Quest XI est paru en Occident. On se revoit vivre ces aventures teintées d’une émouvante nostalgie, découvrir une vraie fin d’une puissance incroyable (avec une petite larme à la clé, on ne se refait pas), l’un des sommets pour cette licence culte de chez culte. Alors que notre regard s’est, depuis, porté vers le futur de cette série, avec un douzième épisode qui ne devrait pas tarder à être annoncé (on l’espère, tout du moins) et le prometteur Dragon Quest : La Quête de Daï, on a tout de même pu patienter avec l’une des spécialités de l’industrie vidéoludique japonaise : la sortie de la version définitive. Et il y avait de quoi la garnir, notamment avec la version 3DS à l’époque disponible exclusivement au Pays du Soleil Levant…

C’est ainsi que Dragon Quest XI S – Édition Ultime est sorti sur Nintendo Switch, en septembre 2019. Ce fut un très gros événement mais, entre nous, on pouvait quand même regretter que ce titre ne profite pas des meilleurs capacités techniques des PlayStation 4 et Xbox One. Square Enix a dû entendre ces regrets plus d’une fois, d’où cette parution que l’on considère comme salvatrice. Avant de rentrer dans le vif du sujet, l’on a quelques éléments à préciser. Tout d’abord, ce test va se concentrer sur cette seule édition. Si vous désirez de plus amples informations, nous vous conseillons notre (gros) article dédié à Dragon Quest XI. Ensuite, on se doit de préciser que oui, il s’agit de la meilleure manière de découvrir cet opus. Les quelques ajouts, que l’on va aborder plus bas, ne défigurent aucunement le voyage de base. Au contraire, ils le subliment.

Dragon Quest XI S – Édition Ultime s’appuie évidemment sur l’histoire du jeu de base. Celles et ceux qui l’ont déjà traversé retrouveront donc avec plaisir l’Éclairé, villageois promis à un avenir pour le moins mouvementé. Il est toujours question des thèmes favoris du légendaire Yuji Horii, créateur de la licence, comme l’espérance dans un monde en proie au déclin, et une certaine mélancolie face aux changements majeurs que toutes les périodes subissent. Nous ne rentrerons pas plus en détail dans le récit, tant il est peuplé de gros rebondissements, mais il faut ici décrire quelques nouveautés. Car cette version n’y va pas avec le dos de la cuillère en terme de nouveaux contenus très importants. Tout d’abord, des pans entiers d’histoire ont été rajoutés, surtout dans le endgame : ils vous permettront d’incarner d’autres personnages de l’équipe, et brillent par leur capacité d’éclaircissement sur les relations entre tout ce beau monde. Aussi, vous découvrirez la quête des Chronomis, laquelle va vous plonger dans certaines phases d’anciens épisodes de la saga. Oui, de quoi encore parfaire l’atmosphère délicieusement nostalgique de ce grand jeu, et tout cela sous-titré en français avec le plus grand soin.

Des ajouts aussi utiles qu’imposants

image gameplay dragon quest 11 s edition ultime
La version 2D est l’un des gros apports de cette édition indispensable.

Dragon Quest XI S – Édition Ultime se fait donc indispensable pour qui veut découvrir l’histoire de la manière la plus complète possible, et c’est aussi le cas pour le gameplay. Bien évidemment, les base de la licence, sciemment traditionnelles, sont respectées. On fait face à un RPG japonais aux combats au tour par tour, avec de grosses phases de grind et une emphase sur l’exploration. On retrouve les évidentes qualités du soft initial : le craft via la Transforge (désormais accessible tout le temps, pas seulement au campement, c’est à signaler) à utiliser en trouvant des recettes ici ou là, ou encore un système d’expérience carrément exemplaire entre les niveaux à gagner et l’Hexagramme pour gérer les skills. Tout cela ne bouge pas et c’est tant mieux. Par contre, on note l’arrivée, attendue et salvatrice pour ceux qui aiment les rythmes soutenus, de l’option d’accélération des combats, ajustable à votre guise. Particulièrement utile pour les quelques phases de grinding. Aussi, on note l’arrivée de nouvelles montures.

Si tout cela apporte déjà pas mal de nouveautés très appréciables, celle qui marque le plus est la présence du soft 2D. En effet, Dragon Quest XI S – Édition Ultime embarque l’opus sorti sur 3DS, dans un style qui rappelle évidemment la Super Nintendo, et ce pour le plus grand plaisir des joueurs nostalgiques. Afin d’y accéder, rendez-vous dans une église où vous pourrez passer de l’un à l’autre des rendus, mais l’on vous conseille fortement de dédier une sauvegarde dédiée à cette version, un véritable titre à part. Si l’aventure reste la même, elle gagne de facto les atours d’un Dragon Quest à l’ancienne, très épuré en terme d’ergonomie des menus, et avec des combats aléatoires. La gestion des distances, évidemment plus sommaire, fait aussi que l’aventure nous paraît plus courte, tout en gardant l’intégralité des qualités du récit. C’est donc plus qu’un bonus : un nouveau jeu à découvrir.

Enfin, on ne s’attendait pas spécialement à une technique plus élaborée, et pourtant Dragon Quest XI S – Édition Ultime apporte tout de même à ce niveau : la fluidité se fait désormais totale. Notamment à l’approche de l’Yggdrasil, passage autrefois victime de baisses de framerate, et aujourd’hui plus propre. Sachez aussi que nous y avons joué sur notre PlayStation 5, et si les temps de chargement sont toujours présents ils se font plus légers. Sinon, la direction artistique se fait toujours aussi sublime, colorée et habitée d’une personnalité enchanteresse. Le character design d’Akira Toriyama fait mouche, comme d’habitude, ceci même s’il prend des risques avec les cheveux sibyllins du héros. Et ajoutons que la version 2D se comporte évidemment sans aucune anicroche. Pour finir par un dernier énorme apport, on ne pouvait pas passer outre l’excellente réorchestration de la bande originale signée par le génial Koichi Sugiyama. Dans notre test du jeu d’origine, nous étions assez déçus des compositions au format MIDI, peu spectaculaires. Ici, tous les thèmes sont interprétés par l’orchestre philharmonique de Tokyo, et l’on savoure enfin chaque note comme il se doit. On pense notamment au superbe Light Through the Leaves of Love, bien plus touchant qu’auparavant. Et, comble du luxe, on a désormais droit aux doublages des voix en anglais et japonais, ces derniers restant les seuls et uniques que nous conseillons, bien entendu.

Note : 19/20

Dragon Quest XI était déjà l’un des deux meilleurs RPG japonais de la génération de consoles désormais à son crépuscule, avec NieR Automata. Dragon Quest XI S – Édition Ultime le sublime, le rend encore plus puissant, lui donne une place centrale dans ce genre si populaire. La recette, entre thèmes nostalgiques et gameplay traditionnel, se voit ici agrémentée de nouveautés à la fois utiles et imposantes. Les nouvelles missions annexes centrées sur les personnages secondaires, la quête des Chronomis ajoutant une grande dose de sensibilité, rendent le scénario encore plus touchant. L’option d’accélération des combats, l’utilisation plus libre de la Transforge, tout cela donne au voyage une saveur plus agréable. Enfin, la présence de la version 2D est un contenu qui, à lui seul, mérite de replonger dans ce onzième épisode décidément historique.

9/10

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