[Test Express] Dungeons And Bombs : un jeu minimaliste et cassé

Caractéristiques

    • PlayStation 5
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : PigeonDev
  • Editeur : Sometimes You
  • Date de sortie : 26 février 2021
  • Acheter : Cliquez ici

Dungeons And Bombs n’est pas une bombe

image test dungeons and bombs

Après le plutôt sympathique GraviFire, on continue notre découverte de la dernière salve en date de jeux édités par Sometimes You. Comme nous l’écrivions en préambule du test effectué précédemment, cet éditeur est spécialisé dans les petits puzzle games, avec parfois des réussites à la clé… et d’autres essais beaucoup moins concluants. Et là, avec ce Dungeons And Bombs signé PigeonDev (ce n’est pas une blague, ça ne s’invente pas), on est malheureusement dans le deuxième cas de figure.

Bon, on pourra tout de même accorder deux qualités à Dungeons And Bombs : on s’est amusé de sa très légère histoire, on parlera plutôt de mise en situation, et le game design est compréhensible, ce qui lui assure presque la moyenne. On incarne donc une sorte de mélange entre un prince charmant et le héros de Boulder Dash. Lequel va devoir, sur ordre du roi de la région, venir à bout de chacun des cinquante stages en atteignant un homme barbu déguisé en princesse. Un mélange d’heroic fantasy comique et d’environnement minier totalement hors sujet qui pourra au moins faire sourire, surtout que le poilu en robe rose ne cesse de se moquer de nos échecs en cours de niveau.

Vite redondant, et même cassé par un glitch

image gameplay dungeons and bombs

On en vient au gameplay, et Dungeons And Bombs a tout de même la qualité d’une prise en mains plutôt limpide. L’action se déroule en vue de haut, et notre avatar va devoir rejoindre l’homme grimé en princesse avec un nombre donné de mouvements en case par case. Ce principe reste limpide, et l’on a droit à plusieurs complications bienvenues : des pics acérés se déclenchant ou se résorbant à chacun de nos pas, des goblins et autres squelettes tentant de vous faire perdre. Aussi, et surtout, le héros manipule des bombes qui finissent par exploser après quatre mouvement de l’avatar. Le but étant de pulvériser diverses éléments du décor. Ce n’est donc jamais original, mais le socle n’est pas désagréable.

C’est dans sa progression que Dungeons And Bombs démontre ses limites. Bien vite, les niveaux semblent devoir cesser de faire preuve d’inventivité dans les pièges, avec quelques stages qui se ressemblent beaucoup trop. Visuellement, le jeu vise un rendu très 8 bits, mais on ne peut que regretter le manque de renouvellement des environnements. La musique, les bruitages, tout cela frôle la fainéantise éhontée. Ajoutons une durée de vie assez courte, surtout qu’il existe un glitch incroyable permettant de se voir accordées quelques seconde de mouvements libres si l’on utilise une bombe au bon moment. On reste volontairement vague car, si vous découvrez ce bug, vous bouclerez le jeu en moins de trente minutes, avec le Trophée platine à la clé.

Note : 08/20

Dungeons And Bombs est l’exemple typique du petit puzzle games qui s’appuie sur des certes jamais originales, mais plutôt satisfaisantes avant de démontrer des limites indéniables. Tout va bien jusqu’ici, sauf que la progression du jeu est étrangement grippé, on n’a plus l’impression de découvrir dès le dixième niveau et l’on termine le titre en pilote automatique. Ajoutons une technique et un domaine sonore minimalistes, et l’on comprendra que l’on allume les warnings.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

4/10

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