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[Critique] Equalizer 3 : Le retour du justicier

Caractéristiques

  • Titre : Equalizer 3
  • Titre original : The Equalizer 3
  • Réalisateur(s) : Antoine Fuqua
  • Avec : Denzel Washington, Dakota Fanning, Gaia Scodellaro, Eugenio Mastrandrea, Remo Girone et Sonia Ben Ammar.
  • Distributeur : Sony Pictures Releasing France
  • Genre : Action, Thriller
  • Pays : Etats-Unis
  • Durée : 110 minutes
  • Date de sortie : 30 août 2023
  • Acheter ou réserver des places : Cliquez ici
  • Note du critique : 8/10

Fusillades sous un air de Dolce Vita


Equalizer 3 est le troisième volet des aventures de Robert McCall avec toujours Denzel Washington dans le rôle titre et Antoine Fuqua à la réalisation. Ce nouvel opus nous envoie dans le sud de l’Italie où, suite à une blessure, l’ex-agent des Marines et de la CIA va devoir prendre du repos dans un petit village sous la coupe de la mafia locale. Pendant sa convalescence, il va s’attacher aux habitants de ce lieu en temps normal paisible et se voir obligé de reprendre les armes pour les défendre…

Si le premier volet s’inscrivait clairement dans le style des vigilante movies des années 80-90 façon Le Justicier de Minuit, le second lui, tout conservant ce statut, ajoutait des thématiques liées à l’espionnage. Mais c’est clairement vers son autre inspiration, le western, que s’oriente ce dernier volet avec son héros défendant les innocents, seul contre une bande de hors la loi. On pense bien sûr à la série Au nom de la loi avec Steve McQueen ou bien encore Pale Rider de Clint Eastwood, pour ne citer qu’eux.

La vraie question est de savoir si, après deux épisodes convaincants, celui-ci se montrera à la hauteur ou si il est temps pour notre redresseur de tort de prendre sa retraite.

Un rythme plus posé

Copyright 2023 CTMG, Inc. All Rights Reserved.. Photo by: Stefano Montesi

Dans le premier volet, on faisait connaissance avec le personnage principal (si on excepte ceux qui connaissaient la série d’origine), ses dons particuliers, ses motivations, tout en gardant grandement une part de mystère. Dans le second volet on tentait d’explorer un peu son passé via son entourage (en gros, les quelques rares amis qui lui restent) et le métrage prenait la direction d’une vendetta personnelle. Dans ce troisième opus, en revanche, on ressent le besoin du personnage de se remettre en question.

Le film démarre pourtant sur un impressionnant massacre dans un vignoble mais, passé cette introduction, le rythme va s’adoucir et suivre tranquillement la convalescence de Robert McCall (Denzel Washington, toujours aussi impérial) dans une petite ville italienne de carte postale.

Une pause durant laquelle on va le voir réapprendre à apprécier des choses simples comme les promenades, faire son marché, voire même se laisser aller au point de fissurer son armure et laisser une serveuse flirter avec lui.
Bourré de clichés mais loin d’être ennuyeux, ce passage possède deux utilités : d’abord, nous faire comprendre que Robert McCall est tenté de raccrocher pour revenir dans le monde des vivants et ensuite, que cela ne pourra pas se faire sans recourir de nouveau à la violence.

Un violence qui finira par exploser dans une dernière partie typique de la saga et que l’attente aura rendue encore plus jouissive tant les antagonistes sont détestables. Au point qu’il n’est pas interdit de rire quand on voit la tension monter dans le regard de Washington face à des criminels qui ne savent clairement pas où ils mettent les pieds.

Un film qui repose entièrement sur son acteur

Copyright 2023 CTMG, Inc. All Rights Reserved. Photo by: Stefano Montesi

Antoine Fuqua, en bon artisan qu’il a toujours été, emballe son troisième opus avec style, appuyé par une magnifique photographie qui fait honneur à la saga – même si on peut lui préférer les clairs obscurs du premier volet.

Paradoxalement, le principal reproche qu’on pourrait faire au film (hormis son classicisme, mais ce n’est pas forcément un mal), c’est le fait que le scénario ne parvient jamais à sortir de l’ombre de Denzel Washington, qui vampirise littéralement l’écran au point de réduire ses alliés comme ses ennemis au rang de quasi silhouettes. Exception faite du personnage de Dakota Fanning qui parvient (un peu) à exister en raison de l’intérêt mystérieux que lui porte Robert McCall alias Denzel Washington, retrouvant avec plaisir sa jeune partenaire de l’excellent Man On Fire du regretté Tony Scott.

Une allusion meta qui achève de nous convaincre que, si cela devait bien être les dernières aventures de notre Boogeyman justicier, il pourrait partir la tête haute, et cela même si le métrage n’apporte peut être pas la conclusion tant espérée. Tant de zones d’ombres demeurent sans réponse que cela mériterait sans doute d’être éclairci dans un ultime opus.

Article écrit par

Depuis toujours, je perçois le cinéma, certes comme un art et un divertissement, mais aussi et surtout comme une porte vers l'imaginaire et la création. On pourrait dire en ce sens que je partage la vision qu'en avait Georges Méliès. Avec le temps, de nombreux genres ont émergé, souvent représentatifs de leurs époques respectives et les bons films comme les mauvais deviennent ainsi les témoins de nos rêves, nos craintes ou nos désirs. J'ai fait des études de lettres et occupé divers emplois qui jamais ne m'ont éloigné de ma passion. Actuellement, sous le pseudonyme de Mark Wayne (en hommage à l'acteur John Wayne et au personnage de fiction Bruce Wayne alias Batman), je rédige des critiques pour le site "Culturellement Vôtre". Très exigeant dans ma notation des films, en particulier concernant le scénario car c'est la base sur lequel aucun bon film ne peut émerger s'il est bancal ou pour le moins en contradiction avec son sujet. Je conserve une certaine nostalgie d'une époque qui me semble (pour l'instant) révolue où le cinéma ne se faisait pas à base de remakes, intrigues photocopiées et bien-pensance. Néanmoins, rien n'entame mon amour du cinéma, et chaque film que je regarde me le rappelle, car bons ou mauvais, ils restent le reflet de notre époque.

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