[Test – Playstation 4] Portal Knights : une agréable surprise

image jaquette portal knightsCaractéristiques

  • Test effectué sur : Playstation 4
  • Existe aussi sur : Xbox One, PC
  • Genre : Sandbox, Action-RPG
  • Distributeur : 505 Games
  • Développeur : Keen Games
  • Sortie : 19 mai 2017

Test

Nous vous en touchions quelques mots dans notre preview, effectuée voilà quelques mois, Portal Knights n’est certes pas un soft « AAA », mais il démontrait assez de potentiel pour attirer notre attention. Mélange malin entre le Sandbox et l’action-RPG, le jeu, développé par Keen Games et édité par 505 Games (Abzû, Virginia, How To Survive 2) se doit de démontrer que la recette possède le piment nécessaire afin de laisser un bonne impression durable. C’est ce que nous allons vérifier dans ce test.

Histoire : /

image preview portal knights

Le très sec emballage narratif de Portal Knights est clairement une volonté de Keen Games. En effet, le studio de développement ne vise rien d’autre que la mise en situation de son concept, ce qui se traduit par une histoire très peu développée au final. On est plongé dans un monde qui, naguère, a connu une catastrophe de grande ampleur : la Fracture, qui a émietté le monde en plusieurs îles indépendantes, et fait naître quantité de monstres dangereux. Et le but est évidemment d’installer une paix durable, en passant d’un endroit à l’autre à l’aide de mystérieux portails. On se plonge très vite dans l’univers, certes sans un grand background mais très enchanteur, comme nous le verrons plus bas. Dès lors, il nous paraît plus judicieux de reporter les points dans le critère Gameplay.

Gameplay : 7/10

image sandbox portal knights

Portal Knights va vous faire voyager, qu’on se le dise ! Le mélange de mécaniques venues du Sandbox et de l’action-RPG donne naissance, tout naturellement, à un concept plus cadré que chez l’incontournable Minecraft. Le but est de trouver le portail caché dans chacune des quarante-sept îles qui forment le soft, et pour ce faire il va falloir les activer en y plaçant des pierre spéciales de différentes couleurs. Mais avant cela, il faut créer l’avatar : sexe, apparence, mais aussi une classe dont l’importance n’est surtout pas à prendre à la légère. Rôdeur, Guerrier ou Mage, ces spécialisations provoqueront une façon différente d’aborder le jeu, et les combats plus particulièrement.

Après une petite phase de tutoriel bienvenue, et qui a le bon goût de laisser au joueur quelques surprises à découvrir plus tard, Portal Knights déploie vite ses forces. Sur des îles bien plus petites que les maps d’autres Sandbox, vous devrez remplir des objectifs, et pour ce faire il est indispensable de se familiariser au crafting, ainsi qu’au combat. Le premier élément va vous permettre de vous équiper pour votre aventure, que ce soit en terme d’objets, d’armes ou d’armures. En effet, hors de question de se lancer dans la fouille d’une grotte sans au moins une bonne pioche, et afin de vous en procurer il est nécessaire de rassembler du bois et de la pierre. Un concept désormais bien connu, mais toujours aussi addictif, surtout si vous êtes du genre à vous éclater dans l’élaboration de constructions.

Le combat est, donc, le second élément qui donne naissance à la substantifique moelle de Portal Knights. C’est aussi ce qui provoque l’arrivée des codes de l’action-RPG : se débarrasser des différents ennemis fait gagner des points d’expérience et, par extension, des niveaux. Il faut de suite préciser qu’il ne s’agit pas d’un artifice superficiel, car évoluer vous permettra évidemment de mieux figurer dans les joutes, mais aussi gagner de nouvelles compétences très utiles. Autre belle satisfaction, le cycle jour/nuit donne lieu à de véritables changements sur le terrain, notamment en peuplant la map d’ennemis plus puissants quand l’obscurité intervient. Quand un adversaire apparaît, il suffit de l’attaquer pour que la caméra se lock immédiatement sur lui, parfois avec un peu trop de panache d’ailleurs. On regrettera aussi l’impossibilité de sauter en plein combat, ce qui aurait pourtant beaucoup servi contre certains boss.

Portal Knights dévoile une belle générosité, avec pas mal de possibilités afin de rendre l’expérience la plus agréable possible pour tous types de gamers. Par exemple, on peut passer d’une vue à la troisième personne, utile pour les combats, à une autre, subjective cette fois-ci et agréable quand on flâne. Aussi, les menus, quoi qu’un peu touffus, tout comme l’inventaire d’ailleurs, sont de suite mémorisés, et après un temps d’adaptation on s’y balade avec aisance. Ajoutez à tout cela la possibilité d’être accompagné d’un animal de compagnie, mais aussi l’excellente initiative qu’est la présence du multijoueur local (avec écran splitté), secouez et vous obtenez un titre que l’on parcourt avec une belle satisfaction.

Technique et ambiance sonore : 3/5

image guerrier portal knights

Comme beaucoup de jeux du moment, Portal Knights compense une pure technique parfois hésitante par une direction artistique remarquable. On a noté quelques soucis de caméra, surtout dans les lieux les plus exigus, comme les mines par exemple, où il peut parfois s’avérer problématique de se lancer dans un combat. On a aussi croisé quelques bugs d’affichage, mais rien de perturbant, loin de là. Surtout, on oublie largement ces légères retenues devant l’enchantement de la patte artistique, mignonne et vivement colorée. Le character-design peut sembler un peu générique aux premiers abords, mais il fonctionne très bien, même si ce sont surtout les différents décors qui donnent au soft un côté magique.

La bande originale de Portal Knights n’est pas non plus étrangère à ce constat. Composée par Blake Robinson (The Stanley Parable, Terraria), elle délivre des morceaux aux notes délicieuses, créant une constante envie d’aventure, de découverte, d’avancement. Elle remplie donc parfaitement son rôle d’accompagnatrice. Pour ce qui est des bruitages, le constat est plus mesuré. Certains pourront s’avérer un peu agaçants à la longue, et quelques autres connaissent des soucis de déclenchement, même après le patch day one.

Durée de vie : 4/5

image mine portal knights

Il y a de quoi faire dans Portal Knights, et c’est d’autant plus à souligner que le jeu est venu à petit prix (19.99 euros !). Un excellent rapport qualité/prix donc, et une longévité qui se multipliera si vous êtes du genre à aimer le multijoueur, qui décuple aussi l’intérêt du jeu, en conviant deux joueurs sur un seul et même écran, ou jusqu’à quatre en online. Si, en plus, vous vous mettez en tête de maîtriser toutes les classes de personnages, alors vous en serez pour des dizaines d’heures.

Note finale : 14/20

Portal Knights est ce genre de bonne surprise qu’on aimerait découvrir plus souvent. Loin des projecteurs parfois trop sélectifs de l’industrie vidéoludique, Keen Games a réussi le mariage entre Sandbox « à la Minecraft » et l’action-RPG. Cela résulte d’un soft certes classique dans ses mécaniques, à qui il manque peut-être une touche de folie pour atteindre un stade de qualité encore supérieure, mais au final plutôt entraînant. Avec son ébauche de scénario à l’utilité très limitée, on avait peur que Portal Knights ne tienne pas la distance. Pourtant, c’est le cas, ce qui contentera les fans de crafting et de points d’expérience durement gagnés. Si l’on ajoute un prix tout mini, alors on obtient un titre bien satisfaisant.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
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