Rendez-vous incontournable de la cinéphilie, repère lumineux pour tous les amateurs de films de genre, le Paris International Fantastic Film Festival revient pour une 2018 hyper attendue. Du 4 au 9 décembre 2018, le cinéma Max Linder va devenir votre seconde maison, à grands coups de découvertes alléchantes. Si le programme n’est pas encore entièrement connu, on peut déjà annoncer pas mal de matière, côté longs métrages.

En Compétition

Achoura (Talal Selhami)

Quatre gosses jouent à se faire peur et se rendent dans une demeure condamnée, réputée maudite. L’un d’eux disparaît dans des circonstances mystérieuses. Les trois survivants refoulent le souvenir de ce qui a bien pu se passer, jusqu’à ce que Samir ne ressurgisse 25 ans plus tard. La bande recomposée va devoir se confronter à son passé.

Await Further Instructions (Johnny Kevorkian)

Repas de Noël classique chez les Milgram, avec son lot de tensions à peine larvées. Des bruits métalliques se font entendre. La famille se rend compte qu’elle est bloquée à l’intérieur de la maison familiale, les portes et fenêtres obstruées par une mystérieuse matière noire. Sur l’écran de télévision, un message sibyllin : « Attendez vos instructions ».

Freaks (Zach Lipovsky, Adam B. Stein)

La petite Chloe n’a jamais quitté le confort relatif de la maison familiale, maintenue à l’écart du monde extérieur par son père. Ultra-protecteur et limite inquiétant, celui-ci lui répète qu’elle est différente, que tout ce qui se trouve de l’autre côté de la porte d’entrée représente une menace. Attirée par la musique du marchand de glaces en bas de la rue, Chloe va braver l’interdit paternel et découvrir la vérité sur sa condition.

Girls With Balls (Olivier Afonso)

Une équipe de volley féminine est prise pour cible par des mâles bêta, émules contemporains du Comte Zaroff. Trop sûrs d’eux et de leur connaissance du terrain forestier, les chasseurs ne se doutent pas une seule seconde que le rapport de force peut s’inverser… si tant est que les sportives fassent preuve d’esprit d’équipe.

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Achoura.

Piercing (Nicolas Pesce)

Reed a le plus grand mal à contenir ses penchants psychopathes depuis la naissance de sa fille. Il loue une chambre d’hôtel et fait appel aux services d’une call-girl qu’il prévoit d’assassiner pour étancher sa soif homicide. Sa proie s’avère encore plus tordue que lui…

Terrified (Demian Rugna)

Quand il y a quelque chose de bizarre dans le quartier, qui appelle-t-on ? Allbreck, Jano et Rosentock, les chasseurs de fantômes de Buenos Aires, sommés de comprendre, notamment, pourquoi un bambin récemment décédé dans un accident s’en revient finir sa décomposition à la table du petit déjeuner. Prélude traumatisant à une série d’événements d’outre-tombe…

The Unthinkable (Crazy Pictures)

Après une attaque supposée terroriste sur Stockholm, les membres d’une famille décomposée gèrent chacun à leur façon. Alex s’en retourne dans son village natal, retrouver son amour de jeunesse. Björn, son père bouffé par la paranoïa et la colère, est persuadé que la Suède va subir d’autres assauts d’une puissance frontalière.

Tous les Dieux du Ciel (Quarxx)

Simon vit dans une ferme isolée avec sa sœur Estelle, alitée dans un état végétatif, sous le joug des séquelles motrices d’un accident survenu durant leur enfance. Suite à son licenciement, Simon rompt encore plus le ban avec la société et se replie sur ses obsessions paranoïaques, en quête éperdue d’un contact avec un autre monde…

Hors Compétition

Assassination Nation (Sam Levinson)

Dans la petite ville de Salem, un hacker provoque un scandale général en piratant les données personnelles des habitants, dont la vie est désormais exposée en place publique. 4 jeunes filles vont bientôt être la cible d’une véritable chasse aux sorcières…

In Fabric (Peter Strickland)

La boutique de prêt-à-porter Dentley & Soper’s, son petit personnel versé dans les cérémonies occultes, ses commerciaux aux sourires carnassiers. Sa robe rouge, superbe, et aussi maudite qu’une maison bâtie sur un cimetière indien. De corps en corps, le morceau de tissu torture ses différent(e)s propriétaires avec un certain raffinement dans la cruauté.

Lords of Chaos (Jonas Akerlund)

Dans le climat beaucoup trop apaisé de la Norvège des années 1990, Euronymous fonde le groupe Mayhem et devient l’épicentre de la nouvelle scène black métal norvégienne. Sa rencontre avec Varg Vikernes, l’homme derrière le projet musical Burzum, va précipiter les membres de son cercle dans une surenchère criminelle.

Ne coupez pas ! (Shin’ichirô Ueda)

Le tournage d’un DTV horrifique bat son plein dans une usine désaffectée. Techniciens blasés, acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisateur semble investi de l’énergie nécessaire pour donner vie à un énième film de zombies à petit budget. Pendant la préparation d’un plan particulièrement ingrat, le tournage est perturbé par l’irruption d’authentiques morts-vivants…

Punk Samurai Slash Down (Gakuryu Ishii)

Le ronin Kake Junoshin assassine malencontreusement un pauvre hère qui avait la malchance de se trouver sur sa route. Pour justifier son geste aux autorités locales, il invoque la menace d’une secte que tout le monde pensait disparue. Son mensonge va prendre des proportions incontrôlables…

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Punk Samurai Slash Down.

Sorry to Bother You (Boots Riley)

Dans des Etats-Unis à peine dystopiques, ravagés par la misère économique et l’esclavagisme rampant du prolétariat, Cassius Green décroche un boulot dans le télémarketing. Il suit les conseils de son voisin d’open space et contacte ses clients déguisé derrière sa « white voice ». Dès lors, à lui le succès, la chevauchée d’ascenseur social, le social-traitisme, les contacts privilégiés avec un clone dégénéré de Jeff Bezos.

The Blood of Wolves (Kazuya Shiraishi)

Pour son baptême du feu dans les forces de l’ordre, Hoika est mis en binôme avec Ogami, vieux briscard au code d’honneur assez vague, suspecté, entre autres délicatesses, d’être en collusion avec un clan yakuza. Les deux nouveaux partenaires entament leur collaboration en enquêtant sur la disparition d’un comptable, en pleine guerre des gangs à Hiroshima.

The Man Who Feels No Pain (Vasan Bala)

Surya naît avec le genre de particularité génétique dont les rêves cinématographiques sont faits : il ne ressent pas la douleur. Elevé devant les films d’arts martiaux et les polars indiens vintage, il se rêve en redresseur de torts, s’entraîne, essuie son lot de déconvenues. Puis, aidé de son amie d’enfance et d’un karatéka unijambiste, Surya part à l’assaut du gang de son quartier avec en ligne de mire une consigne-clé – rester bien hydraté.

We (Rene Eller)

A la faveur du doux désœuvrement estival, les ados d’un village flamand s’abandonnent à tous les excès à leur portée. L’émulation collective les pousse à aller de plus en plus loin, à jouir de l’euphorie du moment sans se soucier des conséquences de leurs actes.

What Keeps You Alive (Colin Minihan)

Pour leur premier anniversaire de mariage, Jackie emmène Jules dans le coin reculé où son père et elle allaient chasser, quand elle était petite. Personne à la ronde, à part la luxueuse demeure de son amie d’enfance de l’autre côté du lac. Toutes les conditions sont réunies pour un week-end idyllique en amoureuses. Pour une plongée dans l’horreur, aussi.

La Séance Culte

Halloween 3 : Le Sang du Sorcier (Tommy Lee Wallace)

« One more day to Halloween, Halloween, Halloween, one more day to Halloween, SIL-VER-SHAM-ROCK ». La publicité passe sur toutes les chaînes, sur tout le territoire américain. Elle hypnotise les enfants et agace les adultes un minimum mélomanes. Le docteur Daniel Challis est l’un des seuls à voir dans cette ritournelle diabolique un sinistre compte à rebours visant à transformer la veille de la Toussaint en carnage rituel.

L’Homme Qui Rétrécit (Jack Arnold)

Exposé à des radiations, Scott Carey est confronté à un phénomène pour le moins préoccupant : il rétrécit. Il flotte dans ses vêtements, puis peine à se hisser sur une chaise, atteint ensuite une taille ou son chat devient une menace. La décroissance, certes, mais à quel prix ?

Maniac (William Lustig)

Frank Zito entretient pas mal de problèmes irrésolus avec sa mère aussi abusive que décédée. Du coup, il écume les rues new-yorkaises et tuent des jeunes filles, de façon atroce, tant qu’à faire. Sa collection de scalps posés sur des mannequins s’agrandit, jusqu’au jour où il rencontre Anna, une photographe. Sa relation avec elle pourrait lui amener le salut, même si honnêtement, c’est pas gagné.

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Maniac.

Next Of Skin (Tony Williams)

Non contente de décéder, la mère de Linda lègue à sa fille une maison de retraite d’allure vaguement victorienne. L’héritière débarque sur place, retrouve le journal intime de sa mère, tombe sur ces quelques lignes : « Il y a quelque chose de diabolique dans cette maison, quelque chose qui y vit et respire le même air que nous ». De fait, les morts mystérieuses commencent à s’y multiplier.

Vorace (Antonia Bird)

A la suite d’un morceau de bravoure accompli paradoxalement grâce à sa lâcheté, le Capitaine John Boyd est placardisé à Fort Spencer, un avant-poste isolé de la civilisation où sont envoyés les rebuts de l’armée américaine. La routine du camp est perturbée par l’arrivée d’un certain Colquhoun, un colon écossais transi de froid en quête d’un refuge. Hagard, le convalescent commence à raconter comment il a survécu à l’hiver…

La Séance Interdite

Pupper Master : The Littlest Reich (Sonny Laguna, Tommy Wiklund)

Edgar, auteur de cartoon en panne d’inspiration, se rend avec sa petite amie et son boulet de collègue à une convention commémorant les 30 ans écoulés depuis les meurtres commis par les poupées maléfiques nazies d’André Toulon. La nuit venue, les pièces de collection prennent vie et se livrent à un nouveau carnage méchamment graphique.

Pour réserver vos places, mais aussi scruter le planning, visitez le site officiel du PIFFF 2018.

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