[Test] Valthirian Arc Hero School Story : un petit RPG pas désagréable

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Ordinateur/PC
    • Nintendo Switch
  • Développeur : Agate Studio
  • Editeur : PQube
  • Date de sortie : 5 octobre 2018
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Gestion et hack and slash pour un résultat sympathique

image pqube valthirian arc
Le jeu est entièrement sous-titré en français !

Le RPG est, depuis toujours, un genre vidéoludique qui s’acoquine bien d’autres. Citons l’action, avec le très culte Secret of Mana. Ou encore la stratégie, dont Final Fantasy Tactics ou Disgaea sont les dignes représentants. C’est sûrement le constat qu’a dû tenir Agate Studio, développeur indonésien que nous découvrons à cette occasion. Valthirian Arc : Hero School Story associe le jeu de rôle et la gestion, plus précisément celle d’une école dont le but est de former de valeureux combattants. Un principe à bon potentiel, malgré quelques retenues d’ordre technique.

L’univers de Valthirian Arc : Hero School Story est certes assez générique, il nous a séduit de par sa simplicité. Avouez qu’un peu de cette valeur fait du bien, en cette fin d’année 2018, après la sortie des titres AAA très fouillés (Red Dead Redemption 2, Fallout 76, et les autres). Cette petite respiration salvatrice vous plongera non pas dans la peau d’un avatar bien identifié, mais aux commandes de toute une foule de futurs soldats de grand talent. Cela, c’est pour le pilier action-RPG, sur le terrain. Mais, en vérité, le joueur incarne nul autre que le directeur de l’établissement scolaire. Première mission : lui trouver un nom, et un emblème. Ceci fait, on se retrouve plongé en pleine période troublée, faite de succession du pouvoir, et d’apparitions monstrueuses. Autant être clair : le scénario n’est pas grandiose, mais il assure dignement un certain intérêt. D’ailleurs, signalons que le soft est entièrement sous-titré en français, avec quelques petites coquilles mais rien de bien méchant.

Un récit pas désagréable, mais surtout un concept qui pousse à s’investir. Valthirian Arc : Hero School Story va vous demander de gérer votre école, d’investir dans les offres dont elle peut disposer. Les salles de classe, les études dédiées aux jobs, les librairies, les fermes, dortoirs et autres moulins, tout cela ne fera pas que bonifier votre établissement. Les construire vous apportera des bonus, lors des escapades de vos équipes sur le terrain. Du coup, les deux piliers, la gestion et les combats, s’entremêlent bien : ce qu’on fait dans l’un a des répercussions dans l’autre. Sachez, aussi, que les murs de l’enceinte grandiront au fur et à mesure des niveaux de celle-ci. Plus vous construisez, plus l’XP qui s’en rapporte s’accumule. On pense bien évidemment à Ni No Kuni 2, dont le jeu d’Agate Studio se rapproche, du moins dans l’intention.

Pour souffler entre deux gros titres

image gameplay valthirian arc
Les combats sont typés hack and slach.

Prendre soin de l’école, c’est bien, mais il ne faut pas oublier de former des élèves. Tous les semestres, Valthirian Arc : Hero School Story vous confie le devoir de diplômer au moins un étudiant, lequel partira rejoindre fièrement l’armée en faction, aux portes du Royaume. Pour qu’il atteigne le niveau requis, il va falloir l’embarquer, lui et d’autres pour former un groupe, dans des missions sur le terrain. Et plus ils se castagnent, plus ils évoluent, comme dans tout bon RPG. On a, donc, accès à une carte, un peu brouillonne par ailleurs, qui référence tous les objectifs. De multiples aventures vous attendent, que ce soit pour le compte d’un commanditaire, ou dans le but de faire avancer la quête principale. On retrouve aussi des quêtes non-jouables, destinées à des personnages que vous voulez faire évoluer sans pour autant les voir vous accompagner dans les joutes. Il en ressort une véritable gestion des troupes, qui ne fait qu’ajouter un peu de sel à l’ensemble.

Une fois la mission sélectionnée, Valthirian Arc : Hero School Story se transforme en hack and slash assez basique. Répétitive, la formule l’est, aussi bien dans les mécaniques de combat que pour ce qui est du level design. Une touche sert à attaquer, une autre choisit votre comportement. Il peut être agressif, défensif, ou plus équilibré, et s’accompagne d’effets effectivement assez marqués pour que l’on recommande de bien faire attention à votre choix. Lors de ces péripéties, vous rencontrerez des ennemis à l’IA très limitée, mais assez nombreux pour tromper l’ennui. Une fois l’objectif atteint, il est temps de rentrer à la base, les poches bien pleines d’un butin à dépenser, voire de matières premières pour le forgeron. On se doit, ici, d’attirer votre attention sur la nécessité de bien gérer vos troupes. Si vous diplômez tous vos élèves, alors que vous atteignez un certain stade de difficulté, alors il sera très difficile de vous en sortir avec une team composée uniquement de bleus. Vos décisions ne doivent pas être prises à la légère…

Valthirian Arc : Hero School Story enrobe le tout d’une technique qui souffle le chaud et le froid. La direction artistique n’est pas désagréable, même si elle s’avère globalement assez prudente. On n’en voudra pas à Agate Studio, leur but étant surtout d’assurer un visuel permettant un bon export. Aussi, on ne peut nier que la 3D, sans être hyper précise, reste assez fine. Par contre, on a rencontré quelques bugs de collision, et le pathfinding peut parfois se révéler croquignolesque de par ses imperfections. Quant à la bande originale, elle n’est malheureusement pas assez étendue pour totalement convaincre, ni pour éviter une certaine lassitude auditive.

Note : 13/20

Valthirian Arc : Hero School Story est ce genre de petit jeu sympathique, dans le but de s’offrir une respiration entre deux gros titres. Cela ne signifie pas, pour autant, que le soft d’Agate Studio est à prendre à la légère, en terme de difficulté. Gérer votre école, et les élèves sur le terrain, sont des tâches qui vous demanderont une certaine implication, et la mise en place d’une stratégie. On apprécie les mécaniques de RPG, les choix de classes, et l’on ressent plutôt bien la progression générale. Malheureusement, la technique n’est pas folichonne, et la musique peut lasser. Reste qu’on a tout de même passé un bon moment.

6/10

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