[Preview] Close To The Sun : un jeu d’aventure à forte ambiance

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Storm in a Teacup
  • Editeur : Wired Productions
  • Date de sortie : 2019

Une atmosphère horrifique au service d’une aventure dystopique

image preview close to the sun
Ces soirées-là…

Voilà quelques jours, nous découvrions l’activité de l’éditeur Wired Productions, dans un bar gaming bien connu des parisiens. Si nous sommes encore sous embargo concernant quelques titres, il est grand temps d’aborder celui qui, sur le papier, titillait le plus notre curiosité. Mais replaçons tout d’abord le développement de ce bien attirant Close To The Sun. Il s’agit d’un jeu signé Storm in a Teacup, studio romain jusqu’ici surtout en vue pour son récent Shaq Fu : A Legend Reborn, mais aussi pour sa tendance aux jeux d’aventure en vue subjective. Le soft ici abordé devrait assurer un certain coup de projecteur sur cette fine équipe, du moins on pense que c’est plutôt bien parti pour.

On a pu poser les pattes sur Close To The Sun, pendant assez de temps pour bien nous imprégner à la fois de son ambiance, et de ses velléités côté gameplay. Nous n’aborderons que peu le scénario, tant il nous paraît important qu’une certaine dose de mystère accompagne votre probable future découverte. Sachez, tout de même, que l’on incarne Rose Archer, laquelle a reçu un étrange message de sa sœur, Ada. Celle-ci lui demande de rejoindre Hélios, un immense paquebot conçu de fond en comble par Nikola Tesla. Vous embarquez donc sur le monstre d’acier, et y découvrez une situation pour le moins préoccupante. Car, si le luxe est encore au moindre virage d’un des nombreux couloirs du bateau, des traces de sang et de luttes ne laissent aucun doute quant au devenir de l’équipage…

On a pu découvrir quatre chapitres de Close To The Sun : les trois premiers, puis le sixième. Sachez qu’on tient là un mélange malin entre les jeux d’aventure à la première personne, dans le style de The Vanishing of Ethan Carter pour ce qui est de la prise en mains, et une ambiance dystopique rappelant fortement Bioshock. Dans les grandes lignes, en tout cas. Dès lors, vous voyez venir ce qui fera le cœur de ce titre : la recherche d’indices, l’enquête, la résolution de puzzles et un gros travail sur les environnements. En effet, on retrouve tout ça, et en bonne quantité. Après le débarquement sur le paquebot Hélios, il va falloir se lancer dans le rassemblement de preuves, d’objets importants (comme une clé permettant de débloquer l’accès à un ascenseur), et ce en s’imprégnant de l’atmosphère très dystopico-horrifique qui se dégage de ce maudit bateau.

Un Unreal Engine 4 étonnamment bien utilisé

Certes, on ne perçoit pas, pour le moment, de mécaniques originales. Mais le but de Close To The Sun n’est pas de révolutionner le gameplay des jeux d’aventure. Le studio a surtout concentré ses efforts sur ce que le joueur peut ressentir, manettes en mains. Pour le moment, pas de grosses frayeurs pour notre part, mais une constante tension, un mystère qui flotte dans un air putride.On récupère une brochure par ici, un passeport par là : les lieux traversés sont marqués par la vie qui s’y développait, il n’y a que peu de temps auparavant. Cet élément fonctionne très bien, idéalement soutenu par une prise en mains d’une rapidité confondante. Seule petite interrogation à ce niveau : les quelques énigmes ne nous ont pas paru très passionnantes, ni redoutables. À voir sur la longueur.

On ne va surtout pas se lancer dans un jugement profond de la technique de Close To The Sun. Le jeu est encore en cours de développement, et l’état actuel, déjà assez bien polish, s’avère encourageant. L’Unreal Engine 4 est étonnamment maitrisé, notamment dans les jeux de lumière. Aller, on ne peut s’empêcher de vous confier qu’on a même reçu une petite baffe, pendant notre découverte du sixième chapitre. Celui-ci, intitulé The Drama of Dionysos, nous fait découvrir un imposant théâtre, bien évidemment marqué par la folie des anciens habitants. La direction artistique s’y révèle sublime. Et ce lieu n’est pas qu’un prétexte à nous en mettre plein la vue : il va s’y dérouler, des choses, ainsi que des rencontres bien horrifiques. Apprêtez-vous à fuir, vite, car l’antagoniste de ce moment est du genre à vous poursuivre. On s’en est bien rendu compte dans une dernière séquence tendue, qui nous laisse songeur quant à la suite…

0/10

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