[Test] Aladdin et Le Roi Lion : une compilation jusqu’au-boutiste

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : Nighthawk Interactive
  • Editeur : Digital Eclipse
  • Date de sortie : 1er novembre 2019
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Une compilation qui me les petits plats dans les grands

image gameplay aladdin le roi lion
Les animations d’Aladdin version Mega Drive restent toujours aussi détaillées.

Si vous êtes trentenaires et gamer, alors il est plus que permis de penser que vous avez approché, de près ou de loin, des jeux proposés par Aladdin et Le Roi Lion. Sortis respectivement en 1993 et 1994, ces deux jeux ont bercé l’enfance de pas mal d’entre nous, en jouant le rôle de complément aux films d’un Disney qui, à l’époque, enchainait les grandes oeuvres. Hasard du calendrier, les deux longs métrages ont fait l’objet d’un adaptation en live, et voilà que cette compilation débarque. Une démarche uniquement mercantile ? Ce serait bête, très bête de le penser, à a vue du travail qui a été effectué par Nighthawk Interactive.

Aladdin et Le Roi Lion est une compilation qui, bien évidemment, s’adresse avant tout aux amateurs de rétrogaming. Ce sont eux qui vont en prendre plein la vue, avec ce qu’il faut de challenge corsé, et de pixels artistiquement irréprochables. Revenons rapidement sur les softs inclus dans cette édition. Aladdin est la version Mega Drive, c’est à dire celle, à la base, développé par David Perry et son équipe de Virgin Interactive. L’itération Super Nintendo est absente, sûrement pour des questions de droits. Entre nous, ce n’est pas si grave : on met fin à l’éternel débat en choisissant définitivement le titre sur la console de Sega. On préfère sa technique (et c’est rare, la « Super » ayant l’habitude de remporter la superior version), sa prise en mains, et même sa musique.

Quant au Roi Lion, on a bien le droit aux deux versions, identiques en terme de cheminement mais pas dans la prise en mains. Celle-ci nous parait un peu plus raide dans la version Mega Drive, mais cela reste un vrai plaisir dans les phases de plateformes (ah, les girafes, singes et hipopos). Un peu moins dans les combats, Simba a beaucoup de mal contre les hyènes. Aussi, on remarque que l’édition destinée à la console de Sega était, à l’époque, marquée par une fluidité moins évidente que sur Super Nintendo. Quant aux musiques, cela ne fait aucun doute : la puce sonore de cette dernière fait des miracles, que sa concurrente ne peut recréer.

Le Musée, un exemple pour tous les éditeurs

image test aladdin le roi lion
Ce passage du Roi Lion s’avère toujours aussi tendu.

Aladdin et Le Roi Lion est une compilation qu’il faudrait montrer aux autres éditeurs, tant elle doit servir d’exemple en terme de contenu. Certes, il manque la version Super Nintendo d’Aladdin, mais tout le reste est là. Oui, et même les itérations Game Boy, ainsi que Game Boy Color, sont présentes. Un très bon point, qui commence déjà à faire de cette sortie un véritable passage obligé pour les fans complétistes. Mais ce n’est qu’un début. Aussi, on peut compter sur les deux versions japonaises. Et, pour Aladdin, c’est carrément l’orgie : on a droit à un Final Cut que l’on recommande grandement. Il règle les quelques soucis de caméra (le personnage reste désormais bien à l’écran, en toutes circonstances…), mais aussi quelques impacts de hitbox qui, à l’époque, pouvaient paraitre un peu approximatifs. Vous voulez encore de l’inédit, du genre improbable et inespéré ? Nighthawk Interactive a inclus la démo qui, à l’époque, n’avait été montrée qu’à la presse. Tout un chacun va pouvoir se rendre compte de ce que c’est que de découvrir un jeu encore en développement, avec tout ce que ça comporte de bugs effarants et de level design à perfectionner. Bravo pour cette idée, c’est un excellent bonus.

Quoi, vous en voulez encore ? Très bien, Aladdin et Le Roi Lion vous propose un Musée qui déborde d’éléments à découvrir. Vous allez y trouver des interview en vidéo, notamment de David Perry. On revient notamment sur la création des jeux, mais aussi sur la participation, finalement assez active, de Disney. On découvre aussi des croquis préparatoires, et ce qu’il faut de concepts abandonnés en cours de route. Là encore, ce sont les passionnés qui vont éructer : certaines images sont d’un rareté à toute épreuve, ou n’ont carrément jamais été diffusées. Enfin, cette compilation propose aussi un mode Bande son afin d’écouter tranquillement tous les morceaux des bandes originales, mais aussi un menu pour les cheat codes. Par contre attention : vous ne débloquerez aucun bonus en devenant invincible, ou en utlilisant une autre astuce.

Nighthawk Interactive a mis le paquet sur le confort de jeu : la sauvegarde manuelle est un grand soulagement (surtout dans Le Roi Lion, le plus difficile des deux), et la fonction de rembobinage fait, elle aussi, un bien fou pour les nerfs. Ainsi, on ne rage plus trop à cause de ces satanées queues d’hippopotames, rogntudju. Petite sucrerie : on peut choisir de regarder l’intelligence artificielle avancer dans le jeu, l’arrêter à tout moment pour reprendre la main. Un idée efficace. Côté technique, les jeux proposés par Aladdin et Le Roi Lion profitent d’une définition à 1080p qui, bien heureusement, ne fait jamais défaut. En terme de format, on peut choisir entre écran net (donc l’expérience originelle), plein écran (qui étire le 4/3 à son maximum, c’est celui que l’on recommande) et l’horrible écran étiré qui adapte le signal à nos télé 16/9, donc en perdant les proportions. Enfin, une poignée de filtres sont disponibles : les classiques arcade, TV et LCD. Nous, on joue sans fioritures. Et sans bordures non plus, de toutes façons celles proposées ne sont ni nombreuses, ni très jolies.

Note : 14/20

On redoutait qu’Aladdin et Le Roi Lion ne s’avère qu’une manière d’exploiter l’actualité de Disney, et de ses films en live. Il n’en est rien : cette sortie est importante non seulement pour les amateurs de retrogaming, mais aussi si vous appréciez les gros efforts portés sur le contenu. Avec son musée très bien garni, ses différentes versions des deux jeux ici embarqués, et d’autres éléments importants pour le confort de jeu (sauvegarde manuelle, rewind…), cette compilation fait le job.

7/10

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