[Test – Blu-ray] Wonder Woman 1984 – Warner Bros France

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Patty Jenkins
  • Avec : Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig, Pedro Pascal, Robin Wright et Connie Nielsen.
  • Editeur : Warner Bros France
  • Date de sortie Blu-Ray : 7 avril 2021
  • Durée : 151 minutes
  • Acheter : Cliquez ici

Image : 4/5

Wonder Woman 1984 a été tourné en numérique (Arri Alexa 65, XT, 235 et 435) et pellicule (IMAX MSM 9802, Panavision Panaflex Millennium XL2 et Panavision Panaflex System 65 Studio) et le Blu-ray, au format respecté 2.39:1 (sauf pour la scène d’ouverture et la scène finale qui sont en 1.85:1), s’avère plutôt très bon malgré quelques petits défauts. La définition est bonne la plupart du temps.

On voit tout de même la différence entre les plans tournés en pellicule et ceux tournés en numérique. Pour les plans en pellicule, le grain est présent, non figé et homogène. Celui-ci donne un aspect très 80’s au film, ce qui est normal vu l’année où se déroule le long-métrage. Pour les plans en numérique, un grain a été appliqué pour assurer un résultat homogène avec les plans tournés en pellicule, sauf pour la scène d’ouverture à Themyscira. Du coup, la définition est bonne la plupart du temps. Les détails sur les visages, cheveux, décors  et costumes sont très bons. Il y a quelques plans (très peu) où la définition baisse légèrement, avec un grain un peu plus prononcé.

Concernant les couleurs, celle-ci sont belles et saturées comme il faut. Plus largement, la palette de couleurs pour retranscrire les années 80 sont magnifiques. Mention spéciale pour les scènes qui se déroulent en Egypte. Les contrastes et noirs sont aussi de bonne facture, même si les noirs sont un peu bouchés durant le combat entre Wonder Woman et Cheetah. Il manque tout de même un peu de profondeur de champ à l’ensemble. C’est sûrement dû au fait que la réalisatrice à voulu donner un côté comics à l’ensemble.

Enfin, nous avons détecté quelques saccades très légères, une bonne dizaine sur deux heures et demi. Rien de bien grave pour autant. Un master de qualité, présentant néanmoins quelques défauts, au débit moyen de 22,5 MBPS.

Son : 4,5/5

Warner Bros France (Batman : Soul of the Dragon, Roma) nous propose deux pistes en Dolby Atmos assez différentes. La première est la piste anglaise avec un core en Dolby Digital Plus 7.1. Celle-ci est très correcte mais manque un peu de puissance – il faudra monter plus que d’habitude le volume de votre home cinéma pour une bonne expérience – bien répartie, plutôt précise, avec quelques bons effets. On note cependant un léger manque de dynamique et de spatialisation en raison de la trop grosse compression de la piste.

Pour le reste, les dialogues sont clairs, les effets et la musique passent bien par tous les canaux. La musique est ce qui est le plus mis en avant : le caisson de basse est bien utilisé. Cela reste tout de même une petite déception, même si l’immersion reste correcte. Le débit moyen/max de la piste est de 1,3 MBPS.

La piste Dolby Atmos française vient d’un core Dolby TrueHD7.1. Celle-ci est puissante, bien répartie, précise et ample avec de belles dynamiques. Le niveau du volume du doublage est bon et s’incorpore bien au mixage original. La musique et les effets passent bien par toutes les enceintes. Comme pour la VO, la musique est ce qui est le plus mis en avant. Le caisson de basse est également très bien utilisé. En termes d’expérience et d’immersion, on conseillera davantage cette piste que la VO, ce qui est assez rare. Le débit moyen est de 3,2 MBPS avec des montées à 5,1 MBPS.

L’éditeur a ajouté deux autres pistes en Dolby Digital 5.1. Celles-ci sont plutôt puissantes et amples, bien réparties, mais manquent de précision à cause de la compression. Les dialogues sont clairs pour la VO et le niveau du volume du doublage français est au niveau  et s’incorpore bien au mixage original. Les effets et la musique passent bien par les cinq canaux. Le caisson de basse est bien utilisé. Deux pistes alternatives intéressantes pour ceux qui ne sont pas équipés en Atmos. Le débit moyen/max de ces pistes est de 448 KBPS.

Bonus : 3/5

  • Le making-of de Wonder Woman 1984 : développer l’émerveillement (36′)
  • Gal & Kristen : amies pour la vie (5′)
  • Petite mais puissante (10′)
  • Etude de scène : la route ouverte (6′)
  • Etude de scène : le centre commercial (5′)
  • Gal & Krissy s’éclatent (1′)
  • Rencontre avec les Amazones (21′)
  • Infopublicité Black Gold (1′)
  • Bêtisier (6′)
  • Remix rétro de Wonder Woman 1984 (1′)

On commence les bonus avec Le making-of de Wonder Woman 1984 : Développer l’émerveillement. Ce module se concentre principalement sur le tournage du film, ses décors, ses costumes et le casting. Un making-of intéressant, mais un peu trop promotionnel. Gal & Kristen : amies pour la vie est un module dans lequel on découvre l’entente entre les deux actrices et l’ambiance sur le plateau grâce à elles. Amusant. Petite mais puissante s’intéresse à la scène d’ouverture du film et surtout à la jeune actrice qui interprète Diana. A dix ans, elle a fait ses cascades elle-même, ce qui est assez unique pour son âge. Etude de scène : La route ouverte sert de mini making-of à la scène en question. Un peu court, mais cela montre toute la logistique déployée pour ce genre de production. Il en est de même pour Etude de scène : le centre commercial, dont la durée atteint tout juste 5 minutes.

Gal & Krissy s’éclatent est une mini-featurette amusante montrant Gal Gadot et Kristen Wiig sur le tournage. Rencontre avec les Amazones est une rencontre virtuelle qui a été diffusée lors du DC Fandom. On y découvre les actrices qui ont incarnées les Amazones, leur entrainement et le tournage du film. Un bonus intéressant, qui s’intéresse à des personnes, ici des cascadeuses, que nous ne voyons pas souvent dans des bonus. Infopublicité Black Gold est la publicité de Max Lord en entier. Le traditionnel Bêtisier est toujours amusant à visionner. Enfin, Remix rétro de Wonder Woman 1984 est une présentation du film à la façon de la série Wonder Woman des année 1970.

image gal gadot wonder woman 1984

Conditions du test

  • TV 4K UHD LG 49UH60
  • Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
  • Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840

Synopsis

Suite des aventures de Diana Prince, alias Wonder Woman, Amazone devenue une super-héroïne dans notre monde. Après la Première guerre mondiale, direction les années 80 ! Cette fois, Wonder Woman doit affronter deux nouveaux ennemis, particulièrement redoutables : Max Lord et Cheetah.

Avis Express

par Cécile Desbrun

Quelques semaines après la sortie de la Zack Snyder’s Justice League et sorti directement chez nous en Blu-Ray et VOD, Wonder Woman 1984 est symptomatique d’une grande partie des films de super-héros à gros budget de ces dernières années : des productions numériques inutilement boursouflées, bourrées de bonnes intentions, et lisses dans le fond comme dans la forme malgré quelques qualités ou bonnes idées de-ci de-là. Que l’on adhère ou non aux récentes adaptations cinématographiques de l’univers DC, que l’on soit fin connaisseur des comics ou non, force est de constater que ce nouveau Wonder Woman met le fan service et l’envie de plaire à tous sans distinction devant le storytelling qui est pourtant à la base de tout bon film. Résultat : ce nouvel opus ne parle finalement à pas grand monde, et même pas aux fans qui ont été massivement déçus par cette sequel.

En ce qui nous concerne, nous ne pouvons que regretter une première moitié qui traîne en longueur et échoue à faire ressortir les enjeux de son intrigue. On ne croit d’ailleurs pas une seule seconde au personnage de Diana lorsqu’elle laisse son costume de Wonder Woman au placard. Contrairement à Clark Kent dans les différents Superman, il est quasiment impossible de s’identifier à elle et de croire qu’elle possède un vécu au-delà des images que nous voyons.

Tant et si bien que lorsque l’histoire avance enfin et que les différents éléments sont réunis pour nous amener au climax, l’ennui nous a tellement engourdis que nous restons finalement blasés face à ce que nous voyons. Et ce malgré une prestation convaincante de Kristen Wiig – qui fait ce qu’elle peut avec un script limité mais semble prendre plaisir à jouer son personnage de nerd confrontée à la tentation du pouvoir -, des efforts honorables de Pedro Pascal et quelques idées de réalisation ponctuelles de Patty Jenkins, dont on regrette qu’elle n’ait pas continué ses explorations au sein du cinéma indépendant depuis Monster en 2003 plutôt que de mettre ses talents au service d’une machine qui semble davantage la contraindre qu’autre chose. Est-ce vraiment là le sort que les studios réservent aux réalisateurs indé : servir de vague caution artistique à des films à la facture de plus en plus homogène, ne laissant presque aucune place à l’imagination des spectateurs à force de sur-explications narratives et de surenchère visuelle ? On éteint en tout cas la TV à l’issue de ce Wonder Woman 1984 en se disant que de biens meilleures œuvres sont disponibles en cette période de confinement et que, malgré la morosité ambiante, il existe encore de la créativité… ailleurs.

Auteurs

  • Adore le cinéma en général, que ce soit les gros blockbusters ou les plus petits films, les séries TV et les jeux vidéo. Il réalise de nombreux tests de blu-ray et films en UHD 4K.

  • Cécile Desbrun est une journaliste culturelle spécialisée dans le cinéma, la musique et l'image de la femme dans la culture. Elle créée Culturellement Vôtre en 2009 et écrit parallèlement pour plusieurs publications en ligne. Elle achève actuellement l'écriture d'un livre sur la femme fatale dans l'oeuvre de David Lynch et est la créatrice du site Tori's Maze, dédié à l'artiste américaine Tori Amos, sur laquelle elle mène un travail de recherche approfondi.

8/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *