[Critique] Space Jam – Une Nouvelle Ère : Une bonne suite au film culte ?

Caractéristiques

  • Titre original : Space Jam: A New Legacy
  • Réalisateur(s) : Malcolm D. Lee
  • Avec : LeBron James, Don Cheadle, Sonequa Martin-Green, Cedric Joe...
  • Distributeur : Warner Bros France
  • Genre : Animation, Comédie, Famille
  • Pays : Américain
  • Durée : 116 minutes
  • Date de sortie : 21 juillet 2021

Vingt-cinq années se sont écoulées depuis la sortie du film culte Space Jam en 1996 (1997 en France) et voici que sa suite, Space Jam – Une Nouvelle Ere arrive au cinéma. Réalisé par Malcolm D. Lee (Scary Movie 5, Back to School) et avec cette fois Lebron James qui prend la suite de Michael Jordan, le long-métrage raconte l’histoire du célèbre basketteur qui visite les studios Warner avec son fils Dom.

Ils se retrouvent accidentellement piégés dans une dimension parallèle où tout l’univers Warner Bros est contrôlé par le tout puissant AI G, une intelligence artificielle. Avec l’aide des Looney Tunes, la star de la NBA va tout tenter pour retrouver son fils disparu et battre l’équipe de Goons de l’IA, composée des meilleurs basketteurs du monde.

Une bonne tranche de rigolade

image lebron james une nouvelle ere space jam

Le scénario écrit par Juel Taylor, Tony Rettenmaier, Keenan Coogler et Terence Nance nous propulse dans l’univers du célèbre basketteur. On y découvre sa (fausse) vie de famille et une relation difficile avec son fils Dom. Le père et le fils vont être kidnappés et happés dans le monde Warner Bros par une intelligence artificielle. Evidemment, tout ceci est un prétexte pour un nouveau match de basket entre les toons et les goons.

Les scénaristes ont développé le thème de filiation, mais aussi celui du fun. Pour le premier, le match est fait pour rapprocher le père et le fils. Le second également, mais il apprendra surtout au basketteur à s’amuser dans le basket, au-delà du travail. Les thèmes sont parfaitement développés, même si cela reste en creux et que le divertissement prime.

Et c’est bien là que le long-métrage est excellent. Les gags et répliques marchent vraiment bien et savent tirer partie de l’univers Warner. On y retrouve Game of Thrones, Harry Potter, Matrix, etc. Les scènes où Lebron et Bugs Bunny vont chercher des toons dans des films cultes des licences du studio sont à mourir de rire. A noter qu’il y a une scène géniale en référence à Michael Jordan. De ce côté, le film remplit parfaitement les cases. Enfin, l’humour fera autant rire les enfants que les adultes.

Une réalisation simple et une star du basket plutôt convaincante

Concernant la réalisation, Malcolm D. Lee s’en sort plutôt bien. Sa réalisation est simple quand est dans le monde réel, mais il se libère des contraintes physiques dans le Warnerbrosverse. On trouve malgré tout quelques défauts, surtout lors du match où les spectateurs sortis des licences Warner ressemblent plus à de mauvais cosplayeurs qu’aux personnages que l’on connait. Il arrive tout de même à faire passer pas mal de gags physiques avec sa mise en scène.

Même s’il se libère, cela reste tout de même assez peu imaginatif. Le montage est bon avec un rythme assez soutenu. Il y a suffisamment de fun et de rigolade pour ne pas s’ennuyer durant les presque 2h de durée. L’animation et les effets spéciaux sont de qualité et nous plongent facilement dans l’univers du film. Enfin, Kris Bowers (Green Book, La Chronique des Bridgerton) s’avère assez bonne et accompagne parfaitement le film tout en appuyant certains passages cruciaux.

Du côté du casting, LeBron James s’en tire plutôt pas mal. Il sait très bien qu’il n’est pas un acteur, il y a d’ailleurs un gag à propos des basketteurs/acteurs, et pourtant sa prestation est assez convaincante. On aurait pu penser s’attendre à pire de sa part. Sans être un excellent acteur, il parvient à défendre l’histoire qu’il joue. Don Cheadle (Avengers: Endgame) interprète le grand méchant du film et se fait visiblement plaisir. Il surjoue son personnage à fond pour notre plus grand plaisir. Sonequa Martin-Green (Star Trek : Discovery) a peu de scènes et fait le job. Enfin, le jeune Cedric Joe, dont c’est ici le premier film, s’en tire plus qu’honorablement dans le rôle de Dom, le fils de Lebron. Il amène une certaine fraicheur à l’ensemble.

Space Jam – Une Nouvelle Ere est donc un divertissement tout à fait honorable. Il amusera petits et grands durant deux heures. Une bonne surprise pour une bonne petite sortie en famille.

Auteur

  • Adore le cinéma en général, que ce soit les gros blockbusters ou les plus petits films, les séries TV et les jeux vidéo. Il réalise de nombreux tests de blu-ray et films en UHD 4K.

7/10

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