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[Test restaurant] Emily in Paris s’invite à table à la Brasserie du Louvre

emily at hôtel du louvre
© Hyatt

Dans la saison 5 d’Emily in Paris lancée en décembre sur Netflix, son héroïne enjouée, Emily Cooper, nouvelle icône du style, pousse la porte de l’Hôtel du Louvre à l’occasion d’un cocktail privé pour approcher un client potentiel, donnant lieu à une séquence mémorable. Cette expérience a inspiré le prestigieux établissement parisien, qui a inauguré en janvier une expérience culinaire exclusive, déclinée aussi bien dans son restaurant La Brasserie du Louvre qu’à son bar caché L’Officine. Le but : mettre en valeur l’art de vivre à la parisienne dans ce qu’il a de plus chic, moderne et intemporel.

Culturellement Vôtre a testé le menu La suggestion d’Emily à la Brasserie du Louvre. Découvrez notre avis !

L’Hôtel du Louvre célèbre l’art de vivre à la parisienne en rendant un hommage pop à Emily

La série américaine Emily in Paris est de retour pour une cinquième saison sur Netflix et, à cette occasion, l’héroïne spécialiste du marketing de luxe continue de faire le tour de bars et restaurants prestigieux de la capitale. Depuis son lancement, la série a (re)mis en lumière pour les spectateurs du monde entier les plus belles adresses parisienne, entre bars et restaurants branchés et institutions indémodables et toujours à la page. La pétillante Emily Cooper a ainsi déjà été déjeuner au Grand Véfour qui donne sur les jardins de Palais Royal ou encore prendre un verre aux Deux Magots. Cela n’était donc qu’une question de temps avant qu’elle s’aventure du côté de l’un des plus beaux hôtels 5 étoiles de la capitale : l’Hôtel du Louvre, une adresse historique, située entre le musée du Louvre et Palais Royal, qui fait partie du patrimoine de la capitale.

C’est chose faite dans le 8ème épisode de cette nouvelle saison, où l’on peut voir notre intrépide héroïne se frotter la main avec un smash burger dans les salons de L’Officine, le bar à cocktails branché de l’hôtel, pour attirer l’attention du chien d’un créateur de mode que son agence aimerait avoir comme client. A cette occasion, l’hôtel en a profité pour rendre hommage à la série – mise en avant également par l’agence nationale du tourisme en France pour faire découvrir des adresses-phares de la capitale – et s’est inspiré de son héroïne, nouvelle icône du style, pour proposer une offre Emily at Hôtel du Louvre. Une manière de mettre en avant l’art de vivre à la française que l’Hôtel du Louvre souhaite continuer d’incarner, tout en rappelant à sa clientèle française comme étrangère que l’établissement et son offre Food and Beverage restent modernes.

Cette offre spéciale, lancée juste avant le lancement de la Fashion Week 2026 à Paris, est déclinée aussi bien à la Brasserie du Louvre à travers un menu La suggestion d’Emily (85 euros) qu’au bar caché L’Officine à travers un tea time gourmand (50 euros) et des cocktails d’inspiration aussi pétillants qu’originaux.

Pour notre part, nous avons eu l’occasion de tester La suggestion d’Emily à la Brasserie du Louvre un vendredi de fin janvier, en plein milieu de la Fashion Week Hommes. Mais d’abord, revenons sur l’histoire de l’Hôtel du Louvre, haut lieu culturel dont l’influence se fait sentir depuis plus d’un siècle et où se sont pressés de nombreux artistes et auteurs illustres…

l'hôtel du louvre à paris 1

Une adresse historique à Paris qui a attiré et inspiré de nombreux artistes

Adresse historique du 1er arrondissement parisien, l’Hôtel du Louvre, avec son bâtiment Second Empire reconnaissable entre tous, a été fondé sous l’impulsion de l’empereur Napoléon III en 1855, qui lancera bientôt (en 1861) le projet de construction du nouvel Opéra de Paris et de l’avenue qui y mène. Les expositions universelles de 1855 et 1867 doivent attirer des visiteurs du monde entier et participer au nouveau rayonnement de la capitale française et à son prestige, et l’empereur ne veut pas manquer cette opportunité. Commandé en 1854, le premier grand hôtel parisien est construit et ouvre ses portes en un temps record puisqu’il est inauguré le 15 octobre 1855. A son ouverture, l’hôtel (qui est alors situé à l’est de son emplacement actuel), possède pas moins de 700 chambres tout confort, mais aussi des ascenseurs, de larges escaliers et des services de conciergerie sur mesure.

Il s’agit alors de l’un des hôtels de luxe les plus modernes de son temps, qui brille également par son offre gastronomique. L’un des dîners de gala donné entre ses murs crée ainsi l’événement en 1875 : l’artiste Auguste Bartholdi cherche les fonds nécessaires pour terminer la création de la Statue de la Liberté à New York : de la soupe de tortue, du turbot et du filet de bœuf Lafayette seront servis à 200 convives.

Pour permettre à sa clientèle internationale de profiter d’un maximum de confort sans avoir besoin de se déplacer, une galerie marchande de 41 boutiques de luxe ouvre au rez-de-chaussée. Mais, face au succès de ces boutiques, qui s’étendent bientôt à tous les étages de l’hôtel, celui-ci est déplacé en 1887 de l’autre côté de la place du Palais Royal – son emplacement actuel. Il passe alors à 100 chambres de luxe, un vaste hall, de grands salons et un ascenseur électrique. L’établissement conservera tout son prestige et son pouvoir d’attraction. Au fil des ans, artistes et auteurs célèbres, personnalités publiques, se succèdent entre ses murs, du peintre impressionniste Camille Pissaro, qui y peint 11 tableaux dans la chambre 104, au père de la psychanalyse Sigmund Freud (en 1910, il y rédige Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci), en passant par les compositeurs Wagner et Berlioz (en 1857), ainsi que Victor Hugo en 1871 et Jules Verne, qui en fait son hôtel de prédilection lors de ses séjours parisiens.

Quant à Arthur Conan Doyle, il y fait séjourner (et arrêter) son personnage d’espion allemand Hugo Oberstein au détour d’une aventure de Sherlock Holmes (Les plans de Bruce Partington, 1908), tandis que Mark Twain y fait séjourner plusieurs personnages dans son récit semi-autobiographique Le voyage des innocents, publié sous forme de reportage en 1869.

Le saviez-vous ?

Une plaque a été installée en 1997 dans le hall de l’hôtel par la Société Sherlock Holmes de France et est toujours visible.

A partir de 1896, une extension réalisée à l’arrière du bâtiment permet de le relier au Savoy-Hôtel, avec lequel il est exploité conjointement jusqu’en 1961 sous l’appellation Hôtel du Louvre et Savoy.

Redécoré en 2001 par l’architecte Sybille de Margerie, son intérieur est reconfiguré. Racheté en 2012 par la société de gestion Constellation Hotels Holding, l’hôtel, qui compte 164 chambres, est désormais exploité par le groupe américain Hyatt, déjà bien implanté dans la capitale, et fait aujourd’hui partie de la collection d’hôtels de luxe Unbound. Sa dernière période de travaux, de 2017 à 2019, a permis de rendre ses espaces plus lumineux – et plus particulièrement la salle de son restaurant, la Brasserie du Louvre, mais aussi son bar à cocktails, L’Officine, et sa somptueuse verrière néoclassique, qui a été restaurée à cette occasion. Le dessinateur Emmanuel Pierre, collaborateur régulier de la presse écrite et des maisons de luxe, a quant à lui réalisé pas moins de 70 collages colorés, mélange de gravures, publicités et morceaux de journaux d’époque déchirés.

table à la brasserie du louvre paris 1
© Culturellement Vôtre

Remettre la gastronomie parisienne à l’honneur

La Brasserie du Louvre a ouvert ses portes en 2019, au moment de la réouverture de l’hôtel après deux ans de travaux. Le restaurant était au départ dirigé par le groupe Paul Bocuse, qui y proposait une carte typiquement lyonnaise, dont l’un des plats phare était la poularde de Bresse. En 2025, le groupe Hyatt a souhaité changer de direction et faire de la brasserie une référence pour la gastronomie parisienne haut de gamme et en faire un choix de prédilection pour un repas d’anniversaire, un déjeuner d’affaires, mais aussi un dîner en sortant de l’Opéra ou d’une pièce à la Comédie Française. D’où une carte retravaillée au printemps dernier par le chef de l’Hôtel du Louvre, Denis Bellon.

En étudiant attentivement la carte, on se rend compte que le menu La suggestion d’Emily a été pensé pour permettre de présenter le meilleur de la gastronomie parisienne à travers de grands classiques : escargots de Bourgogne au beurre persillé, soupe à l’oignon, tarte de filet de bœuf au couteau, saumon confit, belle sole meunière, Paris-Brest, crème brûlée, crêpes Suzette flambées au Grand Marnier. Le menu propose, pour 85 euros (hors suppléments pour la belle sole meunière et les crêpes Suzette) de déguster un menu complet, coupe de champagne et bouchées apéritives comprises, avec une entrée, un plat et un dessert au choix témoignant du savoir-faire du restaurant.

Nous poussons les portes de la Brasserie un vendredi de janvier à l’heure du déjeuner au moment où la Fashion Week Hommes bat son plein. Nous n’avons jamais testé un repas au restaurant auparavant et avons immédiatement une bonne impression du lieu, d’une très grande élégance sans jamais être intimidant, et qui bénéficie d’une belle luminosité à proximité de la verrière, où on nous installe à une table de deux. Il est 12h30, mais il y a encore peu de monde dans la grande salle, où déjeunent des couples, des collègues et partenaires d’affaires, des gens de tous âges dont certains, très lookés, sortent à n’en pas douter d’un défilé, mais aussi quelques personnes seules qui semblent y avoir leurs habitudes. Premier bon point alors que nous attendons que le serveur vienne pour nous servir nos coupes de champagne : si l’on excepte les tables situées à proximité immédiate de la nôtre, le bruit des conversations émanant des tables un peu plus loin ne nous gêne à aucun moment, ce qui permet de conserver un sentiment d’intimité bienvenu, bien loin de l’ambiance des brasseries populaires. La décoration et l’ameublement de la salle, mais aussi des tables avec ces jolies nappes blanches et serviettes brodées : tout respire l’élégance. On est là dans un cadre parisien à la fois traditionnel et agréable.

La suggestion d’Emily : des hors d’œuvre qui donnent le « la »

soupe à l'oignon à la brasserie du louvre paris 1
© Culturellement Vôtre

L’expérience gastronomique commence lorsqu’on nous sert des coupes de champagne brut La Veuve Cliquot – du pétillant sans alcool French Bloom, préparé à partir de vins désalcoolisés, est également proposé – avec des sticks feuilletés au fromage et au pavot. Le champagne est léger et agréable, légèrement fruité, et les sticks apéritifs simples et bons. Mais la première très belle impression que nous avons vient lorsqu’on nous sert une assiette de gougères Molière à partager en guise de véritables amuse bouches. Celles-ci diffèrent des gougères bourguignonnes avec leur pâte à choux très aérée. Ici, les gougères s’apparentent à des croquettes pânées, avec une pâte dure et raffinée, qui craque sous la dent et laisse sortir une épaisse et onctueuse crème Bechamel, délicieuse et équilibrée, quand on les coupe. Une mise en boucbe de haut vol qui nous met en appétit.

Mais le meilleur reste évidemment à venir et la soupe à l’oignon en hors d’œuvre donne véritablement le « la » de ce repas : servie dans son élégant bol de porcelaine blanche, elle est déjà particulièrement belle avec son épaisse couche délicieusement gratinée qui déborde presque et témoigne déjà d’une jolie cuisson. En plantant la cuillère pour transpercer celle-ci et accéder au bouillon en-dessous, non seulement on peut constater à quel point la couche de fromage gratiné est vraiment très épaisse, mais le contraste en bouche est saisissant, en terme de goût autant qu’en texture. La soupe est à la fois fine et très intense, assaisonnée avec soin. Un délice quand, comme l’auteure de cet article, on adore l’oignon ! Au fur et à mesure que l’on déguste la soupe, on trouve des morceaux d’oignon confit qui rajoutent à la saveur de l’ensemble et, sous la surface, le fromage est délicieusement fondu. Les deux se mêlent en bouche pour un résultat parfait, qui donne l’impression de redécouvrir cette spécialité.

assiette d'escargots de bourgogne au beurre persillé à la brasserie du louvre
© Culturellement Vôtre

La seconde entrée que nous avons choisie, les escargots de Bourgogne en coquille au beurre persillé, est également très agréable. Les escargots sont énormes et très tendres tout en étant fermes et le beurre persillé, de qualité, est équilibré, de manière à ne pas rebuter les personnes qui redouteraient un goût trop intense. Après tout, les Bourguignons et les Lyonnais ont parfois tendance à charger la sauce persillée des escargots, ce que l’on peut adorer (c’est mon cas) ou détester. Ici, le beurre ressort davantage et le persil est savamment dosé, pour un résultat plus raffiné permettant d’apprécier le goût des escargots. Les coquilles, quant à elles, ne sont pas brûlantes – c’est la raison première de la présence des pinces au moment du service, dans la tradition – mais servies encore chaudes.

préparation de la belle sole meunière en filets à table à la brasserie du louvre à paris
© Culturellement Vôtre

Des assiettes d’exception qui permettent de redécouvrir des classiques

C’est cependant la dégustation des plats qui viendra confirmer notre première très bonne impression quant à la qualité des assiettes servies et le savoir-faire à l’œuvre à la Brasserie du Louvre. Nous avons commandé une belle sole meunière (40 euros de supplément) et un tartare de filet de bœuf au couteau et, autant le dire, la qualité des deux était assez exceptionnelle.

La particularité de la belle sole meunière ? Celle-ci est amenée entière sur un grand plateau par un serveur et préparée en filets sous nos yeux. Voir arriver la sole meunière entière est déjà impressionnant en soi car le poisson est très beau et préparé avec soin. Assister au découpage en filets durant 5 minutes constitue ensuite un spectacle assez exceptionnels, réalisé avec des gestes précis, et l’on déguste le plat, en prenant son temps, avec d’autant plus de plaisir.

tartare de filet de bœuf au couteau à la brasserie du louvre
© Culturellement Vôtre

En bouche, le poisson est très fin, doux, tendre et ferme. Il a été préparé et assaisonné avec soin : on sent bien le beurre évidemment, mais le résultat est très équilibré et permet d’apprécier le goût et la texture du poisson. Des quartiers de citron sont servis à part pour pouvoir assaisonner selon son goût. Le poisson est servi avec un accompagnement au choix entre riz, purée de pomme de terre, pommes frites et légumes. Pour notre part, nous avons opté pour une purée de pomme de terre, plat classique s’il en est, mais rarement remarquable en restaurant. Celle-ci, servie dans une petite cocotte en cuivre, est épaisse et onctueuse à souhait, bien assaisonnée (pas d’excès de sel) : une vraie bonne purée traditionnelle.

Quant au tartare de filet de bœuf au couteau servi avec pommes frites et salade verte, il se présente sous la forme de viande de bœuf fraîche découpée en gros cubes, à la manière d’un tartare de poisson, dont il possède l’élégance de la présentation. Mélangé avec des pickles d’oignon rouge et des dés de concombre (choix moins « traditionnel » mais très heureux), le résultat est aussi frais qu’original et n’a pas la lourdeur de certains tartares dégustés habituellement en restaurant. Clairement, celui-ci ne vous restera pas sur le ventre et on le déguste jusqu’à la dernière bouchée. Le tout est servi avec surmonté de petits jaunes d’oeufs et d’une petite biscotte très fine. Les pommes frites sont épaisses et bien cuites, gratinées tout en restant tendres ; les pousses de roquette assaisonnées juste ce qu’il faut avec un filet d’huile et de vinaigre.

crème brûlée à la brasserie du louvre à paris 1
© Culturellement Vôtre

Bouquet final : les desserts

Pour clôturer ce repas presque parfait, ne manquait plus que les desserts. Et là, les crêpes Suzette au Grand Marnier, flambées à table (6 euros de supplément) s’imposent comme une vraie révélation. Il s’agit vraiment des crêpes Suzette dans toute leur splendeur, et le résultat est tout simplement exceptionnel. Là encore, comme le sirop est préparé à table par un serveur sur un grand plateau avec une plaque, la base de la préparation et une bouteille de Grand Marnier avant d’être flambées sous nos yeux, le petit supplément à rajouter vaut déjà le coup car c’est vraiment une expérience immersive qu’on nous propose, om l’on peut déjà humer la sauce avant même qu’on nous serve les crêpes sur leur assiette.

à la brasserie du louvre le serveur prépare la sauce au grand marnier à table et les flambe devant le client
© Culturellement Vôtre

Mais c’est évidemment en bouche que ces crêpes se révèlent et là, on a un vrai coup de cœur : le sirop que forme la sauce est bien sirupeux, avec un fort goût de Grand Marnier, mais aussi d’agrume, très présent et tout simplement délicieux.

préparation des crêpes suzette au grand marnier flambées à table à la brasserie du louvre
© Culturellement Vôtre

Une redécouverte de ce plat, que nous avions pourtant déjà dégusté (en version plus « nouvelle cuisine ») dans un restaurant étoilé de Monaco il y a quelques années de ça. Ici, le chef ne cherche pas à « équilibrer » le goût du sirop, mais au contraire à en faire ressortir tout le caractère. Le résultat, riche en saveurs, dévoile une vraie palette de goûts en bouche.

Enfin, la crème brûlée aux vanilles bio de Madagascar et de Tahiti s’en sort avec les honneurs. Sa surface brûlée est bien dure et caramélisée tout en étant très fine, et craque comme il se doit quand on plante la cuillère dedans. A l’intérieur, la crème est à la fois fine et ferme et le goût de la vanille délicieux, authentique et équilibré. Pas d’extrait utilisé ici, clairement, et cela se sent autant que cela se voit : à mesure que l’on mange le dessert, on voit apparaître au fond de la coupelle les grains bien noirs des deux vanilles.

Quand tradition et modernité font bon ménage

Le verdict de ce déjeuner découverte de La Brasserie du Louvre à travers le regard d’Emily in Paris, vous vous en doutez, est très positif de notre côté. On a souvent l’image des restaurants gastronomiques des institutions parisiennes comme étant des lieux très bourgeois où la cuisine serait restée figée dans le temps (momifiée ?) , loin de la créativité des nouvelles adresses faisant davantage la part à une nouvelle cuisine ou à une fusion entre différentes cultures et traditions. Pour certains Parisiens, se rendre dans une brasserie ne suscite guère l’enthousiasme, indépendamment de la fourchette de prix, car ils partent du principe qu’ils ne vont pas être surpris par ce qui leur sera servi.

belle sole meunière en filets à la brasserie du louvre
© Culturellement Vôtre

Si ce préjugé s’avère régulièrement erroné, il faut ici préciser que à la Brasserie du Louvre, au-delà du tartare de bœuf au couteau, dont la finesse et l’assaisonnement rappelle un peu (toutes proportions gardées) des tartares plus exotiques, on reste sur une vraie cuisine de brasserie parisienne traditionnelle… dans le meilleur sens du terme. Parce-que l’on a l’impression de redécouvrir la plupart de ces spécialités, et que les autres sont réalisées avec un vrai savoir-faire, une vraie maîtrise, qui nous rappelle à quel point la gastronomie française est vivante et que la tradition culinaire, quand elle est abordée avec respect, amour et savoir-faire, n’a rien de surfait.

gougères molière mornay à partager servies à la brasserie du louvre
© Culturellement Vôtre

 

Evidemment, on est là sur une brasserie parisienne gastronomique au sein d’un hôtel 5 étoiles situé à deux pas du musée du Louvre et de Palais Royal. Le prix est donc à l’avenant. Cependant, la qualité est véritablement au rendez-vous et l’expérience mémorable, d’autant plus si l’on opte pour une spécialité préparée à table moyennant supplément. Si l’on compare également les prix à la carte des plats choisis avec ceux de certains concurrents du même standing, on a également tôt fait de s’apercevoir que le rapport qualité-prix est très correct. Le choix du menu (plutôt qu’à la carte) se justifie quant à lui, au-delà des suggestions pour découvrir la cuisine de l’établissement, du fait de la présence d’une coupe de champagne (ou de pétillant sans alcool haut de gamme), qui permet de réaliser quelques petites économies. Si l’on ajoute que le personnel, discret et souriant, est aux petits soins avec tous, on ne peut donc que recommander cette suggestion d’Emily à la Brasserie du Louvre pour un déjeuner ou un dîner spécial.

La Brasserie du Louvre, Place André Malraux, 75001 Paris. Métro Palais Royal-Musée de Louvre (lignes 1 et 7). Ouvert du lundi au mercredi de 7h à 22h30 et du jeudi au dimanche de 7h à 23h. Menu La suggestion d’Emily : 85 euros le menu incluant coupe de champagne ou pétillant sans alcool, amuse-bouche, entrée, plat et dessert, hors supplément. Informations complémentaires et réservations en ligne sur le site de l’Hôtel du Louvre.

Article écrit par

Cécile Desbrun est une auteure spécialisée dans la culture et plus particulièrement le cinéma, la musique, la littérature et les figures féminines au sein des œuvres de fiction. Elle crée Culturellement Vôtre en 2009 et participe à plusieurs publications en ligne au fil des ans. Spécialiste de la femme fatale dans l'œuvre de David Lynch, elle effectue également un travail de recherche approfondi sur les artistes américaines Tori Amos et Taylor Swift. Directrice de publication du site, elle en corrige également les articles, au-delà de leur validation.

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