[Sélection Jeux] Nos recommandations de jeux vidéo pour Halloween

capture jeu vidéo the last of us part ii

Cette année, à l’occasion d’Halloween, on vous propose une petite sélection de jeux vidéo très éclectique, entre jeux récents et rétrogaming, pour frissonner manette en main ou passer un agréable moment en famille ou entre amis. 

Lucie Lesourd

The Last of Us Part  II — Naughty Dog (2020)

Pour commencer, je me dois de préciser que je suis loin d’être une gameuse. N’ayant pas grandi avec les jeux vidéo, je ne m’y suis jamais particulièrement intéressée. Ma découverte de The Last of Us s’est donc faite par l’intermédiaire de la série HBO, que j’ai regardée par curiosité, l’horreur faisant partie de mes genres de prédiection. L’histoire m’a immédiatement captivée, notamment grâce à la relation entre Ellie et Joel, très émouvante. Et que dire des révélations finales, aussi réussies que poignantes.

L’attente entre les deux premières saisons étant (beaucoup trop !) longue, j’ai fini par me tourner vers le jeu vidéo pour connaître la suite de l’histoire. Mon compagnon jouant occasionnellement, nous avions une PS4 à la maison. Je me suis donc procuré The Last of Us Part II d’occasion, bien décidée à découvrir la suite des aventures de nos chers rescapés. Pas folle, j’ai préféré confier la manette à mon compagnon : il serait bien plus efficace dans les combats et pourrait en tirer un plaisir de joueur que je n’ai jamais vraiment compris. De mon côté, je pouvais ainsi me concentrer sur l’essentiel : le récit et ses personnages.

J’ai rapidement été happée par cette aventure haletante alternant exploration (mes phases préférées), tension et séquences particulièrement violentes. J’ai notamment adoré fouiller les recoins sombres, chercher des munitions et des trousses de soins, ou encore explorer les magasins abandonnés et les grands espaces désertés. Les affrontements avec les infectés m’ont également réservé quelques belles frayeurs, sans parler de séquences mémorables comme la fuite sur l’île en flammes ou la confrontation avec le Rat King.

Mais The Last of Us Part II ne se résume pas à son ambiance horrifique et à ses scènes d’action. Le jeu prend aussi le temps de développer la psychologie de ses personnages, leurs contradictions et les relations qui les unissent. C’est précisément cette dimension narrative qui m’a séduite, bien au-delà du simple plaisir de jouer.

Et quel bonheur, par la suite, de retrouver l’univers de la série et de repérer les éléments fidèlement repris ou, au contraire, réinventés. Une expérience que j’ai adorée et que je n’ai, depuis, retrouvée dans aucun autre jeu vidéo auquel mon compagnon a accepté de jouer à ma place !

capture jeu vidéo heavy rain de quantic dream 2010

Cécile Desbrun

Heavy Rain — Quantic Dream (2010)

Sorti en 2010 et premier maître-étalon du genre chez Quantic Dream, qui a « fait » la réputation du studio, Heavy Rain est un thriller immersif, un RPG mélancolique autour d’une histoire de tueur en série où l’on suit quatre protagonistes différents à la première personne, avec une approche intimiste qui diffère des jeux vidéo privilégiant l’efficacité horrifique à l’intensité émotionnelle.

Une approche qui n’était pas nouvelle en soi en 2010 si l’on pense à Silent Hill et plus particulièrement Silent Hill 2, mais la force de Quantic Dream est d’avoir su développer un univers visuel esthétiquement marquant tout en privilégiant une forme narrative que l’on pourrait qualifier de « jeu ou film dont vous êtes le héros », avec de multiples embranchements décidant de l’évolution de l’intrigue, avec pas moins de 7 conclusions différentes. Au-delà des répliques et de l’aboutissement des combats, un certain nombre de choix effectués par le joueur ont donc un véritable impact sur l’histoire et ça, c’était relativement nouveau à cette période – et clairement pas avec un traitement aussi cinématographique. Au-delà des afficionados des jeux vidéo RPG, cette approche a également permis de séduire un public plus large, cinéphile, qui n’aurait pas nécessairement passé autant d’heures devant un jeu vidéo en temps habituel.

Le jeu a ainsi catapulté Quantic Dream sur le devant de la scène et les sorties suivantes du développeur français, principalement inspirées du cinéma de genre (le fantastique et horrifique Beyond: Two Souls en 2013, et le SF Detroit: Become Human autour d’androïdes en 2018) ont créé l’événement.

Pour ma part, même si j’ai également beaucoup apprécié Beyond:Two Souls dans ce genre horrifique, Heavy Rain a toujours gardé ma préférence. Sans doute parce-qu’il s’agit du premier jeu dans cette veine auquel j’ai joué, avant de découvrir l’univers Silent Hill de Konami. Le jeu brille par la tension véritable qui s’en dégage et sa progression dramatique bien gérée de bout en bout, entre moments mélancoliques et intimistes, enquête, exploration et moments de combats. L’histoire et les personnages sont bien développés, avec des rebondissements qui nous gardent scotchés à la manette et nous donnent envie de poursuivre jusqu’au bout.

capture jeu vidéo her story de sam barlow

Her Story – Sam Barlow (2015)

Her Story est un jeu vidéo narratif de type FMV, c’est-à-dire qu’il prend la forme d’un film interactif avec des images en prises de vue réelles parmi lesquelles le joueur devra naviguer. Ecrit, développé et édité par Sam Barlow, ce jeu indépendant est interprété par une seule et même actrice, Viva Seifert (également chanteuse du groupe de musique indé).

L’originalité de Her Story réside dans son dispositif : l’interface se présente comme la base de données de la police, où sont enregistrées des heures d’interrogatoire suite à la disparition d’un homme qui est vite retrouvé assassiné, en 1994. Son épouse, qui avait signalé sa disparition, devient rapidement la première suspecte. Le joueur doit donc, à partir de mots clés tapés dans le moteur de recherche de la base de données, accéder à différents clips vidéo de témoignages face caméra afin de reconstituer peu à peu les faits et faire la part des choses, entre déclarations, faits avérés, récits autobiographiques parfois lointains, excentricités du personnage et biais d’interprétation possibles de la part du joueur/spectateur jouant régulièrement sur des biais de genre. Avec une question persistante autour de l’identité du personnage, qui ne semble pas toujours être stable ou véritablement définie, posant nécessairement des questions sur sa santé mentale.

Sam Barlow a expliqué avoir eu l’idée de Her Story suite à des affaires médiatisées où des femmes avaient été suspectées et parfois inculpées pour le meurtre de leur compagnon ou d’un de leurs proches, avec un voyeurisme parfois crasse et la mise en place d’une forme de tribunal populaire très américain où les spectateurs et internautes derrière leur écran s’improvisent profilers et enquêteurs, à l’affût du moindre signe, de la moindre expression ou intonation étrange, la moindre contradiction, avec des « analyses » tenant souvent avant tout du rapport de moralité à l’égard de femmes vues comme ambivalentes, vicieuses ou au mode de vie « dissolu ». Pour certaines enquêtes, il est arrivé que la police fasse appel aux internautes en mettant à disposition des vidéos sur Internet.

Toute l’intelligence du jeu de Sam Barlow est de jouer souvent subtilement sur les biais que tout un chacun peut avoir, même sans avoir l’âme d’un inquisiteur. Le découpage en 271 courtes séquences y est pour beaucoup, de même que l’écriture fine et intelligente et l’interprétation assez saisissante de Viva Seifert qui, par son jeu, nous donne l’impression de ne pas être face à une seule et même femme. Certains extraits permettent de dégager un récit purement factuel des événements où l’attention va se porter sur les objets, les lieux, l’heure et les dates ou la cohérence du témoignage d’un interrogatoire à l’autre, tandis que d’autres plongent dans le passé de la suspecte et de la victime, voire dans une dimension fantasmatique dont on ignore si elle est purement symbolique ou délirante. La manière même dont nous allons naviguer d’une dimension à l’autre et dont nous allons privilégier des éléments à d’autres pour reconstituer l’histoire nous en apprend donc pas mal sur nous mêmes.

Surtout, l’histoire en elle même est intrigante et le procédé, addictif, fait que l’on a du mal à décrocher. Conseil cependant : privilégier le jeu sur ordi (il est disponible sur Steam) ou sur tablette, car la version mobile est une plaie pour ordonner les extraits vidéo retenus au sein d’un fil chronologique – le joueur déplace à l’écran les extraits sélectionnés au sein d’une timeline pour reconstituer les faits.

capture jeu vidéo luigi's mansion 2 nintendo

Luigi’s Mansion 2 — Next Level Games (2013)

On change radicalement d’atmosphère avec Luigi’s Mansion 2, sorti sur Nintendo 3DS en 2013 et sur la Switch en 2024. Cette sympathique franchise, spin-off de l’univers Mario Bros, met en scène le frère de notre plombier préféré, devenu chasseur de fantômes façon Ghostbusters. Envoyé par le professeur Karl Tastroff dans la Vallée des Ombres, Luigi devra explorer des manoirs pour capturer les fantômes agités et collecter des fragments de la Lune Noire, à l’origine de toute cette agitation.

Vous l’aurez compris, nous sommes dans une ambiance bon enfant et, le jeu, qui a eu une suite sur Switch en 2019, est très  plaisant, que ce soit par son univers visuel plein de charme, son humour ou son gameplay. Luigi’s Mansion 2 possède par ailleurs une bonne durée de vie, ce qui est d’autant plus agréable, car le jeu se mérite. On soulignera la qualité de l’animation, qui a bien vieilli, mais aussi de ces décors de manoirs hantés que l’on prend beaucoup de plaisir à explorer.

capture jeu vidéo sega megadrive alien stormAlien Storm — SEGA (1990)

Retour au début des années 90 avec Alien Storm, jeu d’arcade de SEGA sorti en 1990 et adapté pour Megadrive en 1991. On est dans le beat’em’all pur jus, avec la musique pixellisée déglingue qui va avec et des décors de SF industriels que l’on traverse pour buter de l’alien à coups de fusil lance-éclairs et lance-flamme. On traverse 8 niveaux comme ça, avec un certain niveau de difficulté (même en « facile ») puisque la jauge d’énergie des personnages (qui n’ont pas de munitions illimitées) est très courte. Moralité : il faut tirer dans le tas, mais faire preuve de dextérité et ne surtout pas manquer sa cible. Un bon défouloir qui a conservé son charme rétro.

Le jeu a été inclus à la compilation Sega Megadrive Ultimate Collection sur PlayStation 3 et Xbox 360 en 2009.

capture jeu vidéo mickey mania niveau 2 the mad doctor 1994

Mickey Mania, niveau 2 : « The Mad Doctor » — Traveler’s Tales (1994)

On reste dans un univers naïf et plein de charme avec Mickey Mania, sorti sur Sega Megadrive en 1994, qui est sans doute l’un des meilleurs jeux Mickey des années 90 rendant hommage à l’histoire et l’évolution du personnage à l’écran en explorant 10 de ses plus célèbres courts-métrages avec beaucoup d’inventivité.

Pour Halloween, on replonge dans le niveau 2 du jeu, « The Mad Doctor », basé sur le court-métrage Mickey Mouse de 1933, dans lequel Mickey s’aventure dans un sombre manoir et se retrouve aux prises avec un savant fou. Dans ce niveau, on incarne donc Mickey et on doit explorer le manoir hanté avec ses squelettes qui nous explosent au visage quand on leur lance des billes et ses chauve souris qui nous guettent tout en échappant à de la lave en fusion. Nos pas nous guideront évidemment jusqu’au laboratoire du savant fou qui joue avec ses éprouvettes, et que nous devrons affronter. Un vrai modèle dans le genre, qui a très bien vieilli et procure toujours autant de plaisir en y rejouant. Le jeu dans son ensemble, rajouterons-nous, est admirable en tous points et possède un niveau de difficulté non négligeable.

Mickey Mania est sorti en 1994 sur Sega Megadrive et Nintendo NES. En 1996, il est ressorti sur Playstation sous le titre Mickey’s Wild Adventure. Si vous n’avez aucune de ces versions, sachez qu’il est possible de trouver sa ROM sur des sites d’archivage et d’y jouer sur émulateur.

capture jeu vidéo the evil within

Mark Wayne

The Evil Within — Tango Gameworks (2014)

Malgré quelques lourdeurs dans son gameplay, The Evil Within s’impose comme une expérience horrifique marquante, portée par une ambiance glauque, des décors malsains et un bestiaire directement inspiré des tourments psychologiques de ses personnages. De l’hôpital cauchemardesque aux catacombes, chaque environnement nourrit un scénario habilement construit, dont les révélations se dessinent progressivement à travers une inquiétante impression de boucle sans fin.

Ses boss, particulièrement marquants, renforcent cette plongée dans la psyché humaine, tandis que ses personnages et son histoire lui donnent une véritable profondeur. Sa suite, The Evil Within 2, prolonge intelligemment cette intrigue tout en améliorant la prise en main, confirmant les qualités d’une saga dont les quelques rigidités techniques ne sauraient masquer la richesse narrative. Avec sa conclusion ouverte, entre espoir et obscurité, la série laisse même espérer un troisième volet. Pour Halloween, difficile de trouver meilleure recommandation aux amateurs d’horreur psychologique et d’atmosphères oppressantes.

capture dead space remake sur ps5 attaque de nécromorphe

Dead Space (Remake) — Motive Studios (2023)

Véritable grand huit horrifique, Dead Space plonge immédiatement le joueur dans un cauchemar spatial dont il ne le laissera jamais vraiment sortir. À bord de son vaisseau labyrinthique, les nécromorphes surgissent des conduits, des plafonds ou des planchers, entretenant une tension permanente dans une ambiance de maison hantée au milieu des étoiles.

Le jeu excelle également dans son mélange d’horreur organique et psychologique, brouillant constamment les frontières entre hallucinations et réalité. Son système de combat original, fondé sur le démembrement des créatures, apporte une dimension viscérale à des affrontements aussi brutaux qu’efficaces.

Si le deuxième épisode parvenait à prolonger cette réussite, le troisième, malgré ses qualités, se montrait plus inégal, laissant une intrigue toujours aussi captivante en suspens.

Avec ce remake de 2023, magnifiquement remis au goût du jour, le premier Dead Space reste une référence incontournable pour tous ceux qui souhaitent frissonner dans les profondeurs de l’espace.

capture jeu vidéo p.t.P.T. — Kojima Productions (2014)

À l’origine simple démonstration d’un Silent Hills qui ne verra finalement jamais le jour, P.T., imaginé par Hideo Kojima, est devenu au fil du temps une expérience horrifique culte à part entière. Prisonnier d’une boucle infernale au sein d’un couloir et de quelques pièces annexes, le joueur subit une succession d’apparitions spectrales, de bruits inquiétants et de jeux d’ombres savamment orchestrés.

Évoquant autant le cinéma de David Lynch que L’Échelle de Jacob, cette expérience mise tout sur l’atmosphère, le sound design et une mise en scène diabolique, où chaque détail semble dissimuler une menace. Ici, nul besoin d’armes ni de combats : l’horreur naît de l’attente, des sursauts et de cette impression permanente qu’une présence rôde tout près de nous. Reste à percer les mystères de cette boucle pour espérer en sortir, au terme d’une expérience aussi dérangeante que mémorable. Bref, une œuvre atypique et incontournable, qui prouve qu’il suffit parfois d’un simple couloir pour transformer un jeu vidéo en véritable cauchemar.

capture jeu vidéo splatterhouse 1989Splatterhouse — Namco (1988)

Avec Splatterhouse (titre de borne d’arcade adapté sur NES en 1989), l’horreur vidéoludique prend des allures de série B horrifique des années 1980-1990, dans un beat’em up aussi sanglant que jubilatoire. Masque inquiétant évoquant Jason Voorhees, manoir cauchemardesque, boyaux, hémoglobine et créatures répugnantes : la série assume pleinement son goût pour le gore et les excès d’un cinéma d’exploitation décomplexé.

Ici, inutile de chercher une intrigue complexe ou un gameplay sophistiqué : on avance, on cogne et on massacre des monstres dans des décors qui privilégient l’atmosphère macabre à la prouesse technique.

Malgré des commandes rudimentaires et une certaine lourdeur dans les déplacements, le plaisir de jeu demeure intact, porté par une violence graphique qui a durablement marqué son époque. Ses deux suites prolongent cette formule sans renier l’esprit du premier volet. Davantage défouloir horrifique que véritable jeu de peur, Splatterhouse reste une référence pour les amateurs de gore rétro et de baston sans complexe, à condition de pouvoir mettre la main sur ces titres désormais anciens.

image kitchen resident evil 7
De quoi ouvrir l’appétit, non ?

Resident Evil 7: Biohazard — Capcom (2017)

Après plusieurs épisodes ayant progressivement privilégié l’action au détriment de l’épouvante, Resident Evil 7 opère un retour particulièrement réussi aux fondamentaux de la saga.

Direction les bayous de Louisiane, où une famille de dégénérés évoquant directement l’univers de Massacre à la tronçonneuse nous entraîne dans un cauchemar poisseux et oppressant. Ressources limitées, énigmes, exploration d’une vieille demeure délabrée et poursuites incessantes : le suspense retrouve ici une place centrale, notamment face à un père de famille particulièrement tenace.

Les différents membres de cette famille constituent d’ailleurs les véritables points forts du récit, avec des antagonistes aussi inquiétants que mémorables. Si la dernière partie laisse davantage de place à l’action, l’ensemble demeure une remarquable réussite, portée par une atmosphère malsaine et une tension presque permanente, encore renforcée en réalité virtuelle.

Plus qu’un excellent épisode, Resident Evil 7 représente un véritable tournant pour la franchise, qui retrouve enfin l’équilibre entre survie, exploration et horreur.

capture jeu vidéo f.e.a.rF.E.A.R. — Monolith Productions (2005)

Sorti en 2005, F.E.A.R. demeure l’une des expériences les plus marquantes du jeu vidéo horrifique, au point de mériter aujourd’hui un véritable remake. Sa grande force réside dans un équilibre particulièrement réussi entre action frénétique et épouvante psychologique. Grâce à son fameux effet Bullet Time, les affrontements offrent des séquences d’une nervosité remarquable, qui contrastent avec les longues explorations de bâtiments désertés, où les apparitions soudaines d’une mystérieuse fillette peuvent surgir à tout instant.

Le jeu entretient ainsi une tension permanente, entre phénomènes paranormaux, science-fiction et pouvoirs psychiques, le tout porté par un scénario bien plus élaboré qu’il n’y paraît. Sa suite prolonge intelligemment cette histoire, même si le troisième épisode se montre moins convaincant. Véritable maître étalon du mélange des genres, F.E.A.R. reste une référence malgré les années écoulées. Une remise au goût du jour respectueuse de ses qualités pourrait bien donner naissance à une nouvelle pépite.

capture jeu vidéo alien desolation

Alien: Isolation — Creative Assembly / Feral Interactive (2014)

Sorti en 2014, Alien: Isolation est sans doute l’une des adaptations vidéoludiques les plus réussies d’une œuvre cinématographique. Loin de se contenter d’exploiter une licence prestigieuse, le jeu retrouve toute l’essence du premier Alien, avec une histoire suffisamment bien construite pour presque prétendre à sa place dans la chronologie officielle de la saga.

Dans la peau d’Amanda Ripley, la fille d’Ellen, le joueur se retrouve confronté à une créature quasiment invincible, dont les apparitions imprévisibles entretiennent une tension permanente. Ici, pas de combats héroïques : il faut se cacher, observer, écouter et ruser, tandis que l’Alien semble apprendre de nos comportements et n’hésite pas à fouiller les cachettes les plus évidentes. Seul le lance-flammes permet momentanément de le tenir à distance, sans jamais garantir une véritable sécurité. Et lorsque le monstre s’éloigne, ce sont les inquiétants androïdes de la station, aux visages artificiels et aux yeux rouges, qui prennent le relais. Une expérience de survie exceptionnelle, où la peur ne repose pas sur de simples sursauts, mais sur la menace constante d’une traque dont on ne maîtrise jamais les règles.

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