[Critique] L’atelier détectives T1 – Beka, Goalec

image l'atelier détectives tome 1Une nouvelle série d’enquêtes pour les petits écoliers

L’imaginaire enfantin est certes stimulé par toute une gamme de sentiments, le mystère et la frousse (à hauteur de ce public, bien entendu) sont tout de même parmi les traitements les plus efficaces. Scooby Doo, par exemple, traverse les générations grâce à cette tonalité qui provoque des rires et de des frayeurs parfaitement dosés. Ainsi, quand les éditions Bamboo (Les Fondus de la bière) lancent L’atelier détectives, une nouvelle série qui privilégie ce genre d’ambiance, on ne peut qu’être intéressé.

L’atelier détectives T1, sous-titré Les mystères de la nuit, présente ses trois personnages principaux avec une aisance charmante. Lola, Isidore et Jules forment un club d’enquête dans leur école. Alors que d’autres élèves dessinent, lisent, ou pratiquent la danse classique, ce trio mène des investigations très utiles : savoir que Tom est amoureux d’Emma en secret, c’est d’une importance indéniable. Mais, un beau jour, nos trois détectives vont faire face à de vrais mystères, comme ces témoins qui disent avoir vu un zombie errer dans les rues en pleine nuit.

Des mystères pour les 8-10 ans

L’atelier détectives T1 : les mystères de la nuit se destine aux enfants de 8-10 ans, est très bien calibré pour cette cible. Tout d’abord, le trio qu’on a vite fait de connaître dévoile rapidement des caractères facilement assimilables, car facilement décryptés. Ce groupe est important pour la réussite de cette bande dessinée, et heureusement aucun des personnages ne tire la couverture vers lui : le trio est équilibré, et chacun trouve naturellement son utilité au sein des trois petits récits. Isidore est le sceptique, celui qui va avoir du mal à croire de facto aux apparences. Jules est un peu le grand dadais courageux mais pas téméraire, toujours utile quand il faut mener les premières investigations sur le terrain. Quant à Lola, elle est en équilibre entre les deux, et fait preuve d’une méthodologie certaine.

Tout ce petit monde va donc se frotter à trois énigmes rigolotes, pêchues, qui ont recours à des figures assez classiques du fantastique. Au scénario de L’atelier détectives T1, Béka (un duo, rappelons-le, formé par un vrai couple à la ville : Caroline Roque et Bertrand Escaich) s’en tire bien, et assure des aventures assez mouvementées pour que l’enfant soit ravi de cette lecture. Aussi, les dessins assurés par Sandrine Goalec (les couleurs, quant à elles, sont au crédit de Maëla Cosson) sont à la fois modernes et respectueux d’un trait clair et affirmé plus classique, de quoi être apprécié et retenu dans les esprits. Voilà le genre de bande dessinée qu’on peut offrir sans avoir peur des effets produits.

L’atelier détectives T1 : les mystères de la nuit, une bande dessinée scénarisée par Béka, illustrée par Sandrine Goalec, mise en couleur par Maëla Cosson. Aux éditions Bamboo, 48 pages, 10.60 euros. Sortie le 22 février 2017.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
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