[Critique] Malenfer, tome 1 — Cassandra O’Donnell & MAKMA

Caractéristiques

  • Titre complet : Malenfer, tome 1 : La forêt des ténèbres
  • Auteur : Cassandra O'Donnell (scénario), Samuel Ménétrier (dessin et encrage), Fred Vigneau (couleur), assistés de SIB, Antoine Kompf, J-B Merle et Bryan Wettstein
  • Editeur : Flammarion Jeunesse
  • Collection : Hors Collection BD
  • Date de sortie en librairies : 24 janvier 2018
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 48
  • Prix : 11,50€

Une adaptation BD pour les plus jeunes

Les parents de Zoé et Gabriel ont disparu lorsqu’ils étaient petits et ils vivent désormais seuls dans leur grande maison dans la petite ville de Wallangar, bordée par la terrifiante forêt Malenfer, qui gagne progressivement du terrain. Ces jumeaux d’une dizaine d’années possèdent des pouvoirs distincts qu’ils doivent cacher au commun des mortels, même si des rumeurs courent sur Zoé, qui est souvent traitée de sorcière en classe. Mais lorsque l’un de leurs camarades disparaît aux environs d’un lac où se cacherait un monstre, leur vie en apparence tranquille bascule et ils découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à posséder des dons particuliers…

Adaptée de la saga littéraire fantasy du même nom de Cassandra O’Donnell, la BD Malenfer : La forêt des ténèbres se présente comme un album de 48 pages destiné aux enfants à partir de 8 ans, et reprenant les aventures du premier tome. Comme l’on s’en doute, faire tenir un roman de 215 pages dans une BD de 48 n’est pas chose aisée, ce qui signifie qu’i s’agit ici d’une version abrégée allant à l’essentiel, sans le moindre temps mort. L’avantage est que cela permet une lecture rapide pour les jeunes lecteurs, ne leur laissant pas le temps de s’ennuyer; l’inconvénient, c’est que l’on perd pas mal en subtilité et que, à peine rentrés dans l’histoire, qui défile à toute allure, celle-ci est déjà terminée, jusqu’au tome suivant, du moins. Du coup, il est assez difficile de s’attacher et s’identifier aux personnages et de véritablement développer leurs relations, réduites à la partie congrue. Cela peut s’avérer assez frustrant, même si l’auteure fait preuve de beaucoup de clarté dans l’exposition de l’intrigue et l’enchaînement des rebondissements. Les tenants et aboutissants de la mythologie de Malenfer sont bel et bien là au final, même si l’histoire perd un peu en charme.

Un graphisme naïf de style manga

Néanmoins, pour un jeune lectorat ayant encore quelques difficultés à lire des romans de plus de 100 pages, cette BD constitue une introduction idéale à l’univers du best-seller (71 000 exemplaires vendus en France), en attendant qu’ils puissent découvrir les livres. Côté graphisme, c’est le studio de jeunes artistes bordelais MAKMA qui s’est occupé des illustrations. Spécialisés dans le manga, ils ont clairement axé leur style sur une dimension enfantine assez naïve pour cette adaptation, avec des traits épurés aux formes rondes et rassurantes. Ainsi, malgré la présence de monstres et créatures magiques en tous genres (loups-garou, nain, elfe, sorcière, troll…), la BD n’effraiera aucunement les enfants, qui devraient accrocher au rendu très “série animée”. Seul regret d’un point de vue adulte : le dessin a une apparence assez figée (sauf en ce qui concerne le dragon et les créatures, très réussis) et les couleurs à l’ordi sont trop franches, trop lisses. Reste un sympathique album facile à lire pour les enfants raffolant des histoires d’écoles magiques et de monstres.

Natacha Fleurot

Natacha Fleurot

Diplômée en Lettres Modernes, Natacha Fleurot rejoint la rédaction de Culturellement Vôtre fin 2015. Spécialisée dans les oeuvres jeunesse, young adult ainsi que la fantasy, elle réalise de nombreux articles dans les rubriques Livres et Cinéma. Passionnée de cuisine, elle teste aussi régulièrement des livres de cuisine et écrit dans la catégorie Food de la rubrique Lifestyle.
Natacha Fleurot
5/10

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