[Critique] Le Fulgur Tome 3 – Christophe Bec, Dejan Nenadov

Caractéristiques

  • Titre complet : Le Fulgur Tome 3 : Les Terres Brûlées
  • Auteur : Christophe Bec, Dejan Nenadov, Tanja Cinna
  • Editeur : Soleil
  • Date de sortie en librairies : 16 mai 2018
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 60
  • Prix : 15,50€
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Un point final qui évite les pièges tendus par le récit d’origine

Troisième et dernier tome pour l’adaptation du Fulgur, ce roman d’aventure signé Paul de Sémant ! Un dernier tome que nous attendions avec impatience, surtout sur la foi d’un premier volume très mouvementé. Si vous connaissez ce récit, côté littérature, vous savez que le seconde partie est sas doute moins puissante que la première, plus bavarde aussi. Il s’agissait, donc, d’un véritable défi, pour le scénariste Christophe Bec et le dessinateur Dejan Nenadov : comment éviter l’ennui ?

Vous vous en doutez, Le Fulgur Tome 3 prend la suite directe des événements précédents. C’est donc une évidence qu’il faudra avoir lu les deux volumes avant d’enchaîner avec ce troisième. Échoués dans une caverne souterraine, Claudian et ses comparses ont trouvé deux nouveaux rescapés du séisme. Le petit groupe de survivants va devoir trouver le moyen de regagner la surface… Un immense puits aux parois de quartz est découvert… le puits de la liberté ? Au péril de leur vie, deux volontaires entreprennent alors une ascension extrêmement périlleuse !

Le Fulgur Tome 3 est sous-titré Les Terres Brûlées, car les personnages vont devoir s’en extirper. Après des débuts très aventuriers, la suite de ce récit prend des allures de mission de sauvetage : il va falloir que nos héros remontent à la surface, et ce après un sacré tremblement de terre. Du genre à redessiner les cartes de la région, et à créer des volcans. C’est, donc, une ambiance désespérée que travaille Christophe Bec, avec les actes humains qui le sont tout autant. Certains veulent rester méthodiques, d’autres chuchotent des plans comme autant d’évasions. Et, en contrebas, la silhouette de l’engin prodigieux, le Fulgur, se dessine comme un regret éternel. Seul petit regret, les deux survivants, rencontrés en fin de volume précédent, passent un peu à la trappe.

Une trilogie à découvrir sans hésiter

Le Fulgur Tome 3 fait aussi intervenir des forces extérieurs. Une mission de sauvetage, à échelle militaire, se met en place et déploie sa force, de sorte que l’on découvre les lieux du drame de l’extérieur. L’occasion, pour le duo d’artistes, de se laisser aller à des description majestueuses. On avait très peur du rendu de cette dernière partie, fatalement plus sobre et bavarde, mais Christophe Bec parvient à contrer cet effet grâce à son sens de la dramatisation. L’ascension de la « gueule de four », la découverte du temple incas, cette sublime dernière case, on traverse assez de moments forts pour ne pas être touché par un rythme moins trépidant qu’aux aurores du récit.

Le Fulgur Tome 3 doit aussi rester en mémoire pour le travail, toujours aussi magistral, de Dejan Nenadov, en collaboration avec Tanja Cinna aux couleurs. Son sens du réalisme, de la mise en scène, des jeux de lumière, le tout avec ce trait qui souligne efficacement le mouvement, nous a convaincu, et ce tout au long de ces trois volumes. Enfin, comment ne pas rendre hommage à la qualité de l’édition, signée Soleil, qui nous enchante dès sa couverture sublime, toujours signée Yvan Villeneuve ? Voilà qui impose le point final d’une trilogie à dévorer, pour les amateurs d’aventures trépidante, mais aussi de bonnes bandes dessinées.

Retrouvez aussi nos critique du Tome 1, et du Tome 2.

7/10

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