[Critique] Olympus Mons T3 – Christophe Bec, Stefano Raffaele

Caractéristiques

  • Titre complet : Olympus Mons T3 : Hangar 754
  • Auteur : Christophe Bec, Stefano Raffaele
  • Editeur : Soleil
  • Date de sortie en librairies : 10 janvier 2018
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 48
  • Prix : 14,50€
  • Acheter : Cliquez ici

La tension s’intensifie

On ne cessera de l’écrire : l’œuvre de Christophe Bec nous est éminemment sympathique, au point de faire de l’auteur l’un de nos favoris de la bande dessinée francophone. Voilà une phrase d’accroche bien frontale, et qui a le mérite de bien situer notre envie de découverte, pour chacun de ses travaux. Bikini Atoll, Le Fulgur, Blood Red Lake, pour ne citer que celles que nous avons traité sur notre site, voilà de la bande dessinée qui suinte l’amour du genre, de ses codes. La science fiction fait aussi partie des genres abordés par le scénariste, avec la série en cours Olympus Mons, et le troisième tome est au centre de notre intérêt.

Oui, le troisième volume. Et autant être très clair : vous ne pourrez pas comprendre le moindre détail sans avoir lu les deux précédents, dont les critiques se trouvent ici et . Olympus Mons Tome 3 a la lourde tache de devoir commencer à bien mettre en relation les différents points de vue. Rappelons que l’action principale de déroule en 2016, alors que les russes sont les premiers à marcher sur la Lune. Là, les cosmonautes font une découverte imposante : la carcasse d’un engin, qui a tout d’extraterrestre. Cela fait écho aux anomalies rencontrées sur Terre, au sommet du Mont Ararat et au fond de la mer de Barents. Des enjeux politiques se développent, surtout qu’un mystérieux compte à rebours menace de laisser place à une véritable apocalypse. L’unique solution se trouve sur Mars, là où seul Elena Chevtchenko a pu survivre…

Une menace grandissante

Après deux volumes qui s’attachaient à bien exposer les différentes problématiques, Olympus Mons Tome 3 peut se permettre de jouer avec la tension soigneusement créée. Il ne fait plus aucun doute que les carcasses de vaisseaux sont d’origine extraterrestre, par contre on ne peut encore se prononcer sur le caractère belliqueux de ces êtres venus d’ailleurs. Pour être plus précis, Christophe Bec s’évertue même à laisser planer le doute quand à la possibilité que les bipèdes, que nous observons sur la magnifique couverture (signée Pierre Loyvet), sont vivants. Il est cependant acquis qu’ils ont les moyens de se défendre. Et pas qu’un peu. En accentuant l’action, l’auteur en profite pour délivrer quelques indices pour le développement à venir, sans oublier d’épaissir le mystère. Un véritable travail de conteur.

Olympus Mons Tome 3 est aussi l’occasion de se rappeler à quel point l’auteur apprécie les débordements graphiques. La carlingue venue d’ailleurs est hyper radioactive, ce qui provoque des réactions physiques très violentes. Le rendu de la maladie, et ses effets très explosifs, se révèle agréablement surprenant. Surtout après deux volumes bien calmes de ce côté. On perçoit aussi une certaine évolution chez Aaron, le mentaliste qui perçoit des images de plus en plus alarmantes. Par contre, les autres personnages font un peu du surplace, s’effaçant devant l’intrigue principale assez colossale, qui part dans la direction d’un conflit à très grande échelle. Le tout toujours efficacement soutenu par le dessinateur, Stefano Raffaele (et les coloristes de chez Digikore Studios). On apprécie toujours autant ses doubles-pages impressionnantes, utilisées pour bien rendre compte de l’échelle de grandeur. Et ce n’est pas du surplus : il est évident que le récit aura bientôt besoin que le lecteur ait en tête l’aspect démesuré de ces bien inquiétantes anomalies…

7/10

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