[Test] Clea : un gentil petit survival pour Halloween

Caractéristiques

    • Nintendo Switch
    • Xbox One
    • PC
  • Développeur : InvertMouse
  • Editeur : Sekai Games
  • Date de sortie : 30 octobre 2020
  • Acheter : Cliquez ici

Clea arrive sur Switch pour une bonne petite aventure horrifique

image gameplay clea
Clea est parfois en compagnie de son frère.

Bon, on ne va pas se mentir : le Halloween édition 2020 ce n’est pas la grande joie sous nos latitudes. Le pays est désormais reconfiné, on ne sait pas trop pour combien de temps, et la vie va ressembler à un métro-boulot-dodo déprimant. Comme pour la première phase de cette épidémie pour le moins durablement installée, le jeu vidéo va tenir un rôle central, nous permettant une petite dose d’évasion certes factice mais louable. Paru pile pour la fête des Morts, Clea se donne comme objectif de vous satisfaire au moins le temps d’une bonne soirée. Le jeu développé chez InvertMouse et édité par Sekai Games peut-il se targuer de tenir parole ? Oui, en partie.

Clea nous plonge dans un univers qui, de notre point de vue, constitue l’un des bons points de cette expérience. On incarne donc le personnage qui donne son prénom au titre, une fillette dont le character design ne peut cacher un style japonisant plutôt plaisant. Tout débute lors de l’anniversaire de l’avatar, lequel se déroule dans une bâtisse aussi imposante que lugubre. Après avoir émis un vœu en soufflant sa bougie, Clea va se retrouver presque seule dans les lieux, puisque les adultes semblent en avoir été soudainement expulsés. « Presque seule », car la jeune fille peut tout de même compter sur son frère. Tous deux vont devoir se frayer un chemin dans une maison hantée par de mortels disciples du démon, tout en enquêtant sur leurs propres origines. Le tout traduit en français, non sans quelques approximations mais tout de même important pour la bonne compréhension.

Pour décrire le principe de Clea, on va faire simple : on se trouve à mi-chemin entre The Coma et White Day : A Labyrinth Named School. Du premier, c’est la forme qui est invoquée. Le jeu s’inscrit sur un plan en 2D, avec une grosse emphase sur le concept du chat et de la souris. On se cache, on résout des énigmes plutôt simples, on recherche différents objets importants afin d’avancer dans les dédales. Le second jeu est cité pour le rapport qu’entretient le joueur avec l’ennemi qui hante le jeu : le gardien d’école. Ici aussi, il sera question d’avant tout passer inaperçu, notamment en provoquant le moins de bruit possible. Ceci est possible en ralentissant drastiquement la cadence, ce qui pourra aussi être piégeux. Surtout, la némésis de Clea est du genre ordonnée : les disciples réagissent, vous recherchent, ouvrent les portes. Et s’ils vous trouvent, c’est game over suivi d’un retour à la précédente sauvegarde !

Un survival horror 2D court mais plutôt efficace

image test clea
Attention aux bruits émis par Clea !

Certes, on sent une certaine lourdeur dans le contrôle de l’avatar. Et l’on ne peut que regretter une trop grande approximation en terme d’impact avec l’ennemi. Clea se fait parfois avoir sans trop que l’on sache pourquoi, et plusieurs fois on s’est senti un peu berné. Mais tout de même, l’aventure se vit sans trop d’encombres dans le cheminement. La difficulté, elle, est plutôt satisfaisante. Le mode le plus facile d’accès propose déjà un certain challenge, mais tenter de se frotter aux autres, qui réduisent vos possibilités de sauvegarder la partie, est carrément difficile. Pourtant, le titre se boucle en assez peu de temps, il nous a fallu un peu plus de deux heures pour en voir le bout. On tout de même bien envie d’y revenir en quête des objets loupés, donc cela sauve un peu la durée de vie.

Techniquement, on est évidemment pas sur de la grosse production mais Clea s’avère tout de même plutôt séduisant. On apprécie beaucoup la direction artistique, qui joue avec la raideur des membres comme pour nous faire croire à un spectacle animé devant nos yeux. Les quelques jeux de lumière font aussi leur effet, et la fluidité se fait constante. Préférez tout de même le mode nomade, car le résultat bave un peu en docké. Enfin, l’ambiance sonore se révèle soignée, un peu impersonnelle sur certains bruitages mais tout de même efficace. On vous conseille d’ailleurs d’y jouer au casque, pour un meilleur confort.

Note : 13/20

Clea est ce genre de bon petit jeu que l’on peut se lancer à l’occasion d’une soirée. Et comme ce survival sort en plein Halloween, que demander de plus ! Bon, on regrettera tout de même une aventure courte, et quelques approximations quand les ennemis nous perçoivent. Mais globalement on peut tout de même écrire qu’InvertMouse est parvenu à nous amuser, à nous stresser aussi, ce qui reste l’essentiel.

6/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *