[Critique] Mes premier airs d’opéra – Émilie Collet et Séverine Cordier

image mes premiers airs d'opéraFaire découvrir le bel canto aux jeunes enfants

Les parents le savent mieux que quiconque : les enfants sont, jusqu’à 5 ans, particulièrement friands de découvertes auditives en tous genres. Dès lors, les livres jeunesse à base de puces sonores sont parfaitement étudiés pour favoriser l’éveil de ce tout jeune public, dont les sens en éveil ont besoin d’être finement chouchoutés. Dès lors, Mes premiers airs d’opéra est le genre d’œuvre à ne surtout pas négliger.

Mes premiers airs d’opéra est l’occasion rêvée pour faire découvrir cette musique si travaillée. Il faut bien dire que cela change du R’n’B de (très) mauvaise qualité dans lequel baignent les enfants de nos jours. Les parents qui voudront faire découvrir à leur bambin une autre musicalité, plus qualitative, pourront s’amuser à les voir se concentrer sur quelques notes savamment choisies au sein des morceaux les plus reconnus de l’opéra.

Chaque page de Mes premiers airs d’opéra est l’occasion, pour l’enfant, d’allier plusieurs niveaux de découverte. Trois, pour être plus précise : visuelle, gestuelle et auditive. En effet, les pages sont tout autant à regarder, à lire, à parcourir qu’à écouter. Les illustrations signées par Séverine Cordier mettent en scène de petites scénettes dont les personnages, clairement identifiables grâce à un trait efficace, ont tout pour faire pétiller les yeux des bambins. Ces dessins sont tous issus de l’opéra abordé et, petit détail pour bien démontrer que l’ensemble est cohérent, certains instruments utilisés dans l’extrait audio se retrouvent au sein des pages.

Ces illustrations de Mes premiers airs d’opéra sont accompagnées de petits textes d’accompagnement signés Émilie Collet, histoire de favoriser un petit côté lecture partagée mais, et ce malgré un sérieux formel indéniable, plus de l’ordre de l’anecdotique qu’autre chose. L’enfant, lui, a plus envie de s’emparer de l’ouvrage des yeux et des oreilles et, dès qu’il comprend que le son se déclenche en passant le doigt un petit bouton au sein de l’illustration, soyez sûrs qu’il voudra découvrir les autres petites puces par lui-même.

Les extraits sonores de Mes premiers airs d’opéra sont choisis en toute simplicité : les passages les plus connus des airs sont sélectionnés. Au programme : La Traviata de Verdi, La Flûte Enchanté de Mozart, Carmen de Bizet, La Belle Hélène d’Offenbach, Le Duo des Chats et Les Noces de Figaro de Mozart. On pourra peut-être regretter la durée un peu légère d’un ou deux extraits, mais dans l’ensemble la qualité du rendu est bel et bien au rendez-vous.

Impossible de ne pas aborder la qualité éditoriale de Mes premiers airs d’opéra, tant la qualité de l’objet est importante pour un livre sonore. Gründ assure une finition irréprochable, tant dans la solidité des pages que dans la qualité des boutons, ainsi que la longévité des piles internes. Le « coffre » qui renferme les puces, quant à lui, minimise son épaisseur assez pour ne pas se retrouver avec un véritable pavé. Du tout bon, donc.

Mes premiers airs d’opéra, par Émilie Collet et Séverine Cordier. Aux éditions Gründ, 12 pages, 9.95 euros. Jusqu’à 5 ans. Parution le 25 août 2016.

Natacha Fleurot

Natacha Fleurot

Diplômée en Lettres Modernes, Natacha Fleurot rejoint la rédaction de Culturellement Vôtre fin 2015. Spécialisée dans les oeuvres jeunesse, young adult ainsi que la fantasy, elle réalise de nombreux articles dans les rubriques Livres et Cinéma. Passionnée de cuisine, elle teste aussi régulièrement des livres de cuisine et écrit dans la catégorie Food de la rubrique Lifestyle.
Natacha Fleurot
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