[Critique] La Montagne Invisible T1 – Makyo, Richaud, Léomacs

Caractéristiques

  • Titre complet : La Montagne Invisible Tome 1 : Le Disque de Kailash
  • Auteur : Makyo, Frédéric Richaud, Léomacs
  • Editeur : Delcourt
  • Collection : Machination
  • Date de sortie en librairies : 31 octobre 2018
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 56
  • Prix : 14,95€
  • Acheter : Cliquez ici

Une mini-série agréablement rythmée

Une idée magnifique traverse le Talmud : qui sauve une vie, sauve l’humanité. Steven Spielberg, notamment, en a repris le fond avec sa Liste de Schindler. Cela sert aussi de terreau à La Montagne Invisible, une série en deux tomes qui parait aux éditions Delcourt (CyberwarSérum) . Une œuvre attendue, de par la participation de Makyo (Grimion Gant de Cuir, Lumière Froide)  au scénario, lui qui est une figure incontournable de la bande dessinée. Espoirs récompensés ? Cela en prend la route…

La Montagne Invisible s’intéresse à un mystérieux disque d’argile vieux de 3000 ans découvert en Inde. Il semble donner accès à une fabuleuse montagne invisible. La légende prétend que celui qui parvient à apercevoir cette montagne reçoit un don inestimable. C’est pour tenter de la découvrir que Zacharie Kahn, jeune philosophe juif, et Gunther Gruber, informaticien allemand, vont unir leurs efforts.

Léomacs, la révélation

La Montagne Invisible Tome 1 débute par la mise en place de l’idée citée en début d’article. Un nazi reste un nazi, mais même une ordure de la pire espèce peut retrouver son humanité, et être à l’origine de ce qui va sauver le monde. En sauvant la vie de David Kahn, linguiste juif, spécialiste des langues anciennes, Franz Grüber, chef du camp de Mauthausen, va provoquer des répercussions qu’il ne pouvait sûrement pas imaginer, et ce même si l’on apprendra que ses positions nazies ont évolué, avant sa mort. Des années plus tard, les deux hommes ont porté une lignée, et les petit-enfants se retrouvent au centre d’une histoire qui, de prime abord, les dépasse. C’est ici que le scénario signé Makyo et Frédéric Richaud (que nous découvrons à l’occasion) s’avère à la fois malin et captivant : le lecteur va suivre la courbe de progression, au fil des événements. On se retrouve plongé dans l’action, au même niveau de connaissance des protagonistes, ce qui ne fait qu’ajouter plus d’impact.

D’action, La Montagne Invisible Tome 1 n’en manque pas. Mais les relations entre les personnages ne sont pas en reste. Là aussi, il est question d’évolution, entre plusieurs âmes qui, à première vue, ont tout pour se détester au plus haut point. Cela rythme un récit certes assez peu original dans l’objectif des protagonistes, mais assez dense pour tout de même bien nous embarquer. À cela, il faut ajouter le dessin de Léomacs, un véritable coup de cœur. Nous ne connaissions pas cet artiste, passé par la BD italienne, il faudra désormais surveiller sa carrière de près. Son style, précis dans le trait, très appliqué dans les expressions, et surtout hyper fluide dans la mise en scène, nous a scotché. Du coup, c’est avec impatience qu’on attend le second et dernier tome.

7/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *