[Test] Chimparty : un party-game léger mais pas désagréable

Caractéristiques

    • PlayStation 4
  • Développeur : NapNok Games
  • Editeur : Sony Interactive Entertainment
  • Date de sortie : 14 novembre 2018
  • Acheter : Cliquez ici

Pour des soirées pleines de singeries

image chimparty
Des chimpanzés bien énergiques…

Il existe plusieurs façons d’animer une bonne soirée autour d’une console. Entre amateurs de foot, une bonne partie de FIFA (ou de PES, là n’est pas le débat) fera toujours son effet. Si vous êtes plus du genre casual gamer, et en recherche de concepts simples, un jeu de chant comme Let’s Sing pourra faire l’affaire. Votre truc, ce sont les expériences plus fédératrices ? Alors là, on ne peut que vous conseiller un bon party game. L’Histoire du jeu vidéo regorge de licences qui se sont illustrées dans le genre, comme Mario Party, les Lapins Crétins, ou encore Sonic Shuffle. Sony Interactive Entertainment n’a cessé d’ajouter des softs à cette liste, depuis quelques années. Et Chimparty, développé par NapNok Games, en est une nouvelle preuve.

Signalons d’emblée que Chimparty s’inscrit dans la gamme Playlink. Afin de mieux en comprendre le concept, nous vous dirigeons vers les tests que nous avons rédigé, concernant cette manière de jouer : Frantics, Hidden Agenda, ou encore La Planète des Singes – Last Frontier. Rappelons tout de même, succinctement, que l’idée est ici de remplacer la manette par nos smarthones, par le biais d’une application dédiée aux systèmes Android ou iOS. La magie opère encore : c’est avec une simplicité confondante que tout s’installe, et que le lien avec la console s’effectue.

Vous l’aurez compris, Chimparty se veut un moyen de s’amuser en groupe. Dès lors, il ne faut pas attendre un quelconque récit : tout pour le fun ! Celui-ci s’exprime bien évidemment par le biais des minis-jeux, mais il nous faut tout d’abord aborder les différents modes. Ils se concentrent sur une certaine simplicité : Plateau, Défi solo et Partie personnalisée. Un classicisme assumé, afin d’aller droit au but. C’est très certainement le premier cité qui retient le plus notre attention. Comme son nom l’indique, il est question de se déplacer comme dans un jeu de plateau, avec choix d’avatar et jet de dés. Chaque tour est l’occasion de voir se lancer un mini-jeu. Le but étant d’atteindre l’arrivée, représentée par un canapé. Ne pensez pas que le chemin se fera sans une certaines dose de surprise : certaines règles pourront renverser l’ordre établi, et certaines cases provoqueront des bonus, ou des malus. Une bonne chose dans le but de garder les retardataires dans le trip.

Des parties pas trop longues, sous peine d’un sentiment de répétitivité

image gameplay chimparty
La direction artistique manque d’un peu de folie.

Défi solo se calque sur ce principe, mais remplace les autres joueurs par de l’intelligence artificielle. Petit bonus : un adversaire simiesque tentera de vous retarder, au gré de ses pérégrinations sur le plateau. L’IA a tendance a un peu dominer les débats, ce qui provoque une petite difficulté, et l’occasion de bien s’entraîner pour maitriser les coups vaches qu’on prend plaisir à administrer aux adversaires bien réels. C’est ici qu’il nous faut débuter le tour d’horizon des différents mini-jeux embarqués dans Chimparty. Au nombre de dix-huit, ils font appel à différents gameplay. On aura ces épreuves qui demandent un certaine science du dosage, d’autres de récupérer des objets, ou encore de faire appel à la coopération pour marquer des points. Globalement, ces activités s’avèrent très simples à prendre en mains, dans le but de proposer une expérience immédiatement divertissante.

Ce fait fera penser aux joueurs les plus pointus que le gameplay de Chimparty ne propose pas vraiment de profondeur. Dans les faits, c’est une vérité, même si nous rétorquons que la cible visée n’est pas celle qui jouera des dizaines et des dizaines d’heures à God of War ou Spider-Man. Ici, l’intention est le simple amusement, les quelques coups bas qui pourront créer bien des éclats de rire (plus ou moins jaunes) quand s’affiche le tableau des scores. Seul véritable regret : certains mini-jeux peinent à se démarquer, et offrent finalement des sensations trop similaires. Dès lors, nous conseillons des parties pas trop longues, dans le but de ne pas provoquer une certaine lassitude.

Enfin, Chimparty déploie un univers assez sympathique, sans qu’il ne soit mémorable. Les petits singes, sur lesquels il est possible d’apposer nos tronches via l’appareil photo du smartphone, apportent une certaine gaité. Par contre, la direction artistique se révèle peut-être un poil terne, malgré une ambiance assez cartoonesque. Enfin, signalons la plutôt bonne tenue de la bande originale, pas spécialement très variée mais dont les thèmes accrochent bien l’oreille. Du moins, si vous ne coupez pas le son dans le but de bien savourer les hurlements de vos adversaires terrassés…

Note : 13/20

Chimparty trouve toute sa place au sein de la gamme Playlink. Si le peu de profondeur du gameplay chagrinera les acharnés du pad, les joueurs plus casuals trouveront l’occasion, ici, de s’amuser le temps de quelques parties. La durée de vie de l’ensemble reste assez limitée, certes, mais le mode Plateau propose assez de fun immédiat pour contrebalancer ce fait. Voilà qui assurera le public visé de passer un bon moment.

6/10

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