[Critique] The Division : Broken Dawn – Alex Irvine

Caractéristiques

  • Titre complet : Tom Clancy's The Division : Broken Dawn
  • Auteur : Alex Irvine
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 14 mars 2019
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 411
  • Prix : 12,50€
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Une novélisation plaisante

La première pensée, quand nous avons reçu The Division Broken Dawn, était du genre : « tiens, deux auteurs sur la même œuvre ? ». Rappelons que le titre exact de la licence est Tom Clancy’s The Division, et ce n’est pas un détail, vous en conviendrez. L’écrivain, décédé en 2013, a livré quelques ouvrages cultes, comme Octobre Rouge ou Danger Immédiat. Sa spécialité ? Le roman d’espionnage, toujours très documentés sur les nouvelles technologies, et jamais bien loin du réel côté politique. Ces qualités forment l’un des piliers qui ont assuré la qualité du jeu vidéo d’Ubisoft, et voici qu’un certain Alex Irvine tente d’étendre cette réussite vers le papier, avec une novélisation parue chez Mana Books (Akira Toriyamma Dragon Quest IllustrationsFallout 4 : imaginer l’apocalypse) Une tâche loin d’être aisée, tant l’univers se veut complexe. Et pourtant, le résultat s’avère bien sympathique.

Il faut de suite ne laisser aucun doute : The Division Broken Dawn s’inscrit effectivement dans le même univers que le jeu, mais il prend une toute autre direction narrative. Ici, on retrouve un personnage principal, Aurelio Diaz, à l’écriture fouillée, au caractère qui lui donne une dimension autre qu’un simple avatar. Si cela fait toute la différence, la situation reste, elle, inchangée dans les grandes lignes. Le récit se déroule plusieurs mois après l’action dévastatrice d’un virus mortel, propagé au beau milieu de New York, alors que les gens se massaient en plein Black Friday. Le pays de l’Oncle Sam est en ruine, ne peut plus compter sur un gouvernement pour protéger les quelques survivants. Pourtant, l’heure est à la reconstruction, car la nature a horreur du vide, et de véritables oppresseurs pourraient bien s’emparer du pouvoir. C’est dans ce contexte plus que tendu qu’intervient la Division, groupe autonome d’agents dormants, sur les épaules desquels reposent les derniers espoirs.

Des personnages bien fouillés

The Division : Broken Dawn fait le choix, assez malin, de ne pas utiliser le jeu comme base dramatique immuable. Du coup, tout le monde est content : si vous aviez peur d’un quelconque spoiler, vous pouvez vous rassurer immédiatement. Cela a un autre impact, qui plaira particulièrement aux fans de la licence : remuer un peu l’univers, et lui donner une certaine humanité. Alex Irvine, connu pour d’autres novélisations (Halo : Collateral Damage, Pacific Rim), mais aussi pour le méta-roman transmédia The Division : New York Collapse, semble très à l’aise dans cette ambiance très anxiogène, et multiplie les bonnes idées. Celle qui nous paraît la plus importante, pour le scénario, est évidemment la rencontre avec April Kelleher. Sa caractérisation colle parfaitement avec le principe de courbe de progression, très salvatrice dans les jeux vidéo. Quand Aurelio Diaz croise son chemin, elle est une civile en détresse, mais son potentiel va évoluer, en même temps que nos découvertes concernant ses motivations loin d’êtres gaies.

Si The Division : Broken Dawn reste à distance des rebondissements scénaristiques du jeu, il n’oublie pas de développer l’univers pour autant. C’est surtout le fameux Poison Vert qui est au centre de certaines révélations, que l’on ne peut aborder, sous peine de spoiler quelques surprises bien emmenées. Aussi, on sent quelques petites hésitations concernant des éléments qui, toujours sans ne rien dévoiler, seront présents dans le jeu The Division 2. Par exemple, il nous semble bien avoir croisé une faction ennemie qu’Ubisoft a dévoilé… Cette volonté de ne surtout pas heurter les joueurs potentiels est-elle un frein à l’action ? Aucunement : soyez assurés que l’auteur s’arrange pour faire monter un bon suspens, même si tout n’est pas toujours très original, notamment dans les échanges de tirs. Voilà qui assure une lecture plaisante, assez divertissante pour être conseillée.

7/10

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