[Critique] Spider-Man: Far From Home : un bon film sur l’Araignée

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Jon Watts
  • Avec : Tom Holland, Zendaya, Marisa Tomei, Jon Favreau, Jake Gyllenhaal, J.B Smoove, Numan Acar, Samuel L Jackson et Cobie Smulders
  • Distributeur : Sony Pictures France
  • Genre : Action
  • Nationalité : Américain
  • Durée : 129 minutes
  • Date de sortie : 3 juillet 2019

Le dernier film de la phase 3

Après avoir été introduit dans Captain America: Civil War, puis avoir eu sa première aventure solo avec Spider-Man: Homecoming et participé au grand rassemblement dans Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame, notre amie l’Araignée sympa du quartier revient avec une seconde aventure solo : Spider-Man: Far From Home. Après les événements de Endgame et le retour — au bout de 5 ans — de ceux qui avaient été snappés par Thanos, Peter Parker décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contrecœur d’aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures dans le monde.

Les scénaristes Chris McKenna et Erik Sommers (le duo auquel on doit Homecoming, mais aussi le très décevant Ant-Man et la Guêpe et le sympathique Jumanji : Bienvenue dans la Jungle) doivent gérer plusieurs choses à la fois : montrer les conséquences du retour des personnes qui ont été “éclipsées” (c’est le terme employé dans le film), clore la phase 3 de Marvel et proposer une aventure solo de Spider-Man. Ont-ils réussi ? Pour le premier point, oui, assez.

Grâce à une vidéo introductive assez amusante, on découvre comment les gens normaux sont revenus et comment certains gèrent les conséquences (comme, par exemple, un petit frère qui est maintenant plus vieux que son grand frère). C’est léger et amusant mais, à part ça, la vie reprend son cours. Pour clore la phase 3, prendre Spider-Man comme personnage principal était sûrement la meilleure chose que pouvait faire Marvel. Peter Parker est le plus jeune des super-héros de l’écurie et, à c titre, il incarne le futur du MCU. Mais surtout, il est très affecté par la mort de Tony Stark. Alors que tout le monde le voit comme le successeur d’Iron Man, il se voit d’ailleurs offrir les lunettes de Stark, qui sont évidemment plus que des lunettes normales et constituent le MacGuffin du film. Il rêve aussi surtout de partir en vacances en Europe avec ses amis et dévoiler ses sentiments à MJ. C’est alors qu’apparaît Mysterio, un homme qui semble être ici pour l’aider…

Le thème de la transmission/succession est donc au cœur du film. Peter doit devenir ce que Tony voyait en lui, tout en essayant d’avoir la vie d’adolescent qu’il souhaite. Autant dire que c’est mission impossible. Et pourtant, le film traite bien de ce sujet. D’ailleurs, il s’agit de thèmes qui se rapprochent vraiment de l’univers de Spider-Man. On a encore l’esprit teen movie du premier film en tête. Envoyer notre héros loin de New York est une bonne idée pour montrer qu’on a aussi besoin de lui loin de son quartier et, enfin, le choix de Mysterio en méchant est une très bonne idée par rapport à la thématique du film, mais aussi visuellement.

On notera aussi que les relations entre les divers personnages sont assez bien traitése et que le traitement de Mysterio est bon. On a là l’un des meilleurs méchants du MCU. Alors oui, il y a toujours de l’humour à la Marvel. Si vous êtes réfractaires à celui-ci, cela ne passera pas. D’ailleurs, si certains gags ou lignes de dialogues font mouche, d’autres tombent à l’eau.

 Meilleur que Spider-Man: Homecoming

image tom holland spider man far from home

Visuellement, Jon Watts s’en sort mieux que pour Spider-Man: Homecoming, même si sa réalisation reste inégale. Il a de bonnes idées visuelles lors des combats ou lors des scènes d’action, surtout lors du premier combat entre Mysterio et Spider-Man. On sent qu’il se lâche. Mais cela reste très classique pour le reste, surtout lors des scènes de discussions. Dommage !

La photo de Matthew J. Lloyd (Power Rangers, la série The Defenders) fait quant à elle très comics. On sent qu’il a voulu donner à l’univers de Spidey une atmosphère comics et ça n’est pas plus mal. La musique de Michael Giacchino (Les Indestructibles 2, Jurassic World : Fallen Kingdom) est dans la continuité de ce qu’il avait commencé avec Homecoming, à la différence près qu’il trouve ici un thème intéressant pour Mysterio, qui reflète bien le personnage. Enfin, le film possède un bon rythme, les deux heures et neuf minutes passent bien. Enfin, il faut le dire, mais cette fois-ci, la scène du générique et celle post-générique servent à quelque chose et ne sont pas là pour juste être là. Ce qui est un bon point.

Côté acteur, Tom Holland s’en sort toujours bien dans le rôle de Peter/Spider-Man. Son énergie transperce toujours l’écran. Sa performance est un peu plus subtile et il affine peu à peu son jeu. Zendaya (The Greatest Showman) s’en sort aussi un peu mieux. Son personnage évolue et son alchimie avec Holland est excellente. Jake Gyllenhaal (Nocturnal Animals, Demolition) est surprenant dans le rôle de Mysterio, lui que l’on voit peu dans ce genre de longs-métrages. avec sa bonne performance, il apporte un petit quelque chose d’intéressant, ce qui en fait l’un des meilleurs méchantsdu MCU.

Marisa Tomei et Jon Favreau s’amusent, tandis que Samuel L Jackson, loin de sa performance dans Captain Marvel., apporte toujours son sérieux à Nick Fury. On sent qu’il sera plus présent dans le futur du MCU.

Spider-Man: Far From Home est donc un bon film sur Spidey. Il était dur de passer après le raz de marée de Avengers: Endgame et pourtant, ce mélange entre road trip, teen movie et film de super-héros s’avère agréable et frais. S’il n’est pas dépourvu de défauts, il remplit néanmoins assez bien son contrat, comme son cahier des charges.

7/10

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