[Critique] Assassin’s Creed Blade of Shao Jun T1 – Minoji Kurata

Caractéristiques

  • Auteur : Minoji Kurata
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 11 juin 2020
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 160
  • Prix : 7,90€
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Assassin’s Creed prend la direction de la Chine

Que de chemin parcouru pour Assassin’s Creed ! Qui se souvient de sa toute première apparition, à l’époque au Tokyo Game Show 2005, alors que le jeu était annoncé comme exclusif à la PlayStation 3 ? De telles résurgences peuvent faire sourire, quand on connait la destinée très ouverte de la licence d’Ubisoft. Alors qu’un nouvel opus vient d’être dévoilé, Assassin’s Creed Valhalla, lequel nous plongera en pleine épopée Viking, Mana Books (Art of ManaPersona 5 : Artbook Officiel) confirme son rôle d’excellent compagnon de l’actualité jeu vidéo. C’est ainsi avec joie, et non sans hype, que l’on a découvert le premier tome d’Assassin’s Creed : Blade of Shao Jun.

L’histoire d’Assassin’s Creed : Blade of Shao Jun prend place en 1526, alors la dynastie Ming règne depuis près de 200 ans. La Chine, jusque-là prospère, est entrain de sombrer dans le chaos. Zhang Yong, chef des Huit Tigres, un groupe de Templiers, en profite pour faire éliminer tous les opposants qui pourraient se dresser entre lui et le pouvoir. Afin d’échapper à une mort certaine, Shao Jun, la dernière Assassin de la Confrérie chinoise, a fui en Europe auprès d’un mystérieux mentor italien. De retour dans son pays, elle est déterminée à prendre sa revanche contre ceux qui ont massacré son clan…

Traitons de suite de l’un des sujets qui reviennent le plus chez les fans d’Assassin’s Creed, ceux de la première heure : l’Animus est-il aussi de la partie côté scénario ? La réponse est positive, d’ailleurs c’est une qualité que l’on se doit de reconnaitre à ce premier tome : le mangaka Minoji Kurata respecte les codes d’une licence qui, paradoxalement, n’a pas toujours tout fait ces derniers temps pour bien les installer. On a donc une histoire contemporaine en parallèle, laquelle apporte un soupçon de science-fiction avec le rapport à l’ADN que les fidèles connaissent bien. Il faut d’ailleurs souligner que le découpage est réussit, nous faisant passer d’une époque à l’autre sans nous perdre au passage.

Les codes sont respectés, et complétés

Assassin’s Creed : Blade of Shao Jun nous satisfait à plus d’un titre. Les codes sont certes respectés, mais l’auteur apporte aussi des éléments plus en rapport avec la culture manga. N’ayez crainte, le mariage prend bien, on ne fait pas face à une catastrophe comme le film Assassin’s Creed. Ici, l’histoire se fonde sur le concept de vengeance, ce qui apporte clairement un petit vent de fraicheur. On émettra tout de même un léger regret concernant le commencement : on aurait aimé une phase d’apprentissage plus longue, afin de mieux savourer le retour de Shao Jun en Chine. On chipote ici, et l’on préférera se régaler des quelques références historiques réelles, lesquelles ne font que donner de la puissance à un récit fun et limpide. Les 160 pages défilent, c’est bon signe.

Côté dessin, Assassin’s Creed : Blade of Shao Jun étonne. On sent bien que Minoji Kurata ne vient pas forcément du manga d’action, et ce n’est pas son précédent travail, le plus porté sur le romantisme Shosei Katsuragi Shinjirou no Nichijou, qui nous indiquera le contraire. Et pourtant, cela fonctionne bien au final. Le character design nous a même carrément emballé, jouant sur les traits fins et la séduction. On a tout de même eu un peu plus de mal avec la mise en scène des séquences d’action, parfois un peu confuses, mais globalement on reste dans le lisible. Signalons enfin que, comme d’habitude avec Mana Books, l’édition s’avère très soignée. Et cela va de la traduction nickelle signée Jean-Benoit Silvestre, jusqu’à la couverture réversible.

7/10

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