[Critique] Un chat dans le cœur – Denis O’Connor

Caractéristiques

  • Titre complet : Un chat dans le coeur : l'histoire de Toby Jug, un chat presque humain
  • Traducteur : Frédéric Le Berre
  • Auteur : Denis O'Connor
  • Editeur : Hauteville
  • Date de sortie en librairies : 16 août 2017
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 218 pages
  • Prix : 12,90€
  • Acheter : Cliquez ici

L’ami aux pattes de velours

Après un premier livre que l’on a beaucoup apprécié, À pas de velours, voilà que les éditions Hauteville publient un deuxième roman signé Denis O’Connor, qui fait suite à celui précédemment cité. Intitulé Un chat dans le cœur, et sous-titré L’histoire de Toby Jug, un chat presque humain, ce véritable second tome reprend ce qui a fait le succès du premier. Tel les élèves à la rentrée, on retrouve le superbe Maine Coon pour une nouvelle année, et sachez qu’elle fut remplie d’épreuves qui servent un récit naturaliste et addictif.

On retrouve Toby Jug, adorable chat de race Maine Coon (mais si, ces chats à fière crinière), dorénavant âgé de trois ans. On est donc en pleine année 1969, même si le tout début se situe en plein Noël 1968. Le duo, formé par le félin et son humain de compagnie, auteur d’Un chat dans le cœur, se remet sous les feux des projecteurs, avec une année que l’on pourrait qualifier de la confirmation. Alors que le précédent tome était centré sur la naissance d’une relation d’amitié profonde, le second aborde l’affirmation, et tout de même quelques doutes ressentis, au fil de situations qui renouvellent l’intérêt.

Un chat dans le cœur provoque une tonalité qui sait se faire parfois plus grave qu’auparavant. On prend en exemple le passage à l’hôpital de Denis O’Connor, et sa phase de soins, au cours de laquelle Toby Jug jouera véritablement le rôle d’un ami. Si l’on retrouve le cottage, et son ambiance qui ne pourra que faire naître des envies de retour à la nature, on ressent un peu moins l’aspect un peu appuyé qui, parfois, ralentissait un peu trop le rythme du précédent volume. Sans doute que l’auteur sait pertinemment qu’il n’a plus trop à convaincre des bienfaits d’une vie à la campagne. Cela ne signifie pas, pour autant, qu’aucun passage n’est réservé pour étayer la beauté du monde qui entoure les deux protagonistes.

Une suite qui multiplie les émotions

Un chat dans le cœur n’est pas sous-titré L’histoire de Toby Jug, un chat presque humain pour rien. Il y a effectivement quelque chose de quasiment humain dans ce félin, et c’est l’un des sujets qui traverse ce roman. La relation d’amitié provoque un tel degré de compréhension, que l’on se prend parfois à se demander si les compères pourraient ne pas être tous les deux des chats, ou des humains. L’osmose est bien rendue, et s’ajoute à cela un animal qui aura une importance capitale : Lady May, un cheval qui a connu d’odieuses maltraitances. Sans ne rien spoiler, on assistera, au premières loges, à un moment d’une émotion infinie. Avant cela, le parcours de cet animal aura su nous rappeler que chaque sévice est un véritable crime, qu’il soit commis contre un humain ou une bête. Un message important, de nos jours.

Un chat dans le cœur nous est paru toujours aussi relaxant, une lecture calme et champêtre, menée d’une main assurée par un Denis O’Connor en confiance. Son style s’est épuré, on note moins de longueurs, même si le milieu de l’ouvrage le premier tiers a un peu de mal à se trouver un rythme de croisière. On remarque aussi une meilleure maîtrise des tonalités, et une sensibilité parfois à fleur de peau. D’ailleurs, signalons une « Mise en perspective », en toute fin d’ouvrage, dans laquelle l’auteur se confie sur ce qu’il ressent, depuis la mort de Toby Jug, à la fin des années 1970. Quelques mots bouleversants, qui mettent un terme à un livre que l’on a pris plaisir à parcourir.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
7/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *