image logo kuropop éditions kurokawaA l’occasion du lancement de Kuropop, la nouvelle collection des éditions Kurokawa, le 8 mars prochain, nous avons posé quelques questions à son équipe éditoriale, afin de savoir à quoi les amateurs de mangas et de pop culture japonaise peuvent s’attendre. Rencontre avec François Laurent (directeur général adjoint Univers Poche), Adeline Laborie (responsable éditoriale des éditions Kurokawa) et Grégoire Hellot (Directeur de collection des éditions Kurokawa)…

Culturellement Vôtre : KuroPop met en avant le point de rencontre entre la culture française et la pop culture japonaise. Qu’est-ce qui vous a fait penser que l’art de vivre à la japonaise connaissait une percée en France ?

François Laurent  : La France est le 2ème marché du manga après le Japon, signe d’une forte appétence pour cette pop culture. Cela est souligné par l’engouement pour l’animation japonaise et les records d’affluence sur des manifestations telles que Japan Expo.

Cuturellement Vôtre : Les 2 premiers titres de la collection sont très différents l’un de l’autre, et privilégient une approche transversale (lifestyle & manga, artwork & famille). Cela sera-t-il le cas de l’ensemble de la collection ?

François Laurent  : Nous ne nous interdisons rien. L’idée est d’aborder la pop culture japonaise dans toute sa diversité de thématiques et de formes.

image couverture la magie du rangement illustrée marie kondo kuropopCulturellement Vôtre : En ce qui concerne La magie du rangement, le livre de Marie Kondo a fait l’objet de plusieurs publications en France. Souhaitez-vous davantage atteindre les adolescents et les 18-24 ans avec cette version manga ?

Adeline Laborie  : Le format manga peut être une porte d’entrée à la méthode de Marie Kondo. Nous souhaitons toucher tous ceux qui ont des soucis avec le rangement.

Culturellement Vôtre : Des changements ont-ils été opérés sur le texte ?

Adeline Laborie : La Magie du Rangement Illustrée est une adaptation scénarisée de la méthode de Marie Kondo. On suit l’histoire fictive de Chiaki, une jeune Tokyoïte qui lutte contre un appartement désordonné, une vie amoureuse chaotique et un manque de perspective dans sa vie. On retrouve les grands principes de la méthode avec des schémas et des mises en application qui ne sont qu’expliqués dans le livre.

Culturellement Vôtre : Pouvez-vous nous parler plus amplement de Traits de famille, dans lequel le designer Thomas Romain réinterprète les dessins de ses fils ? Comment s’est imposée l’idée de l’ouvrage ?

Grégoire Hellot : J’ai la chance dans ma vie personnelle de connaître Thomas Romain. Aussi, lorsqu’il a commencé à lancer son projet sur le réseau social Twitter, au bout du second ou troisième dessin posté je lui ai demandé en privé s’il comptait en faire une série, et si oui, qu’il faudrait en faire un recueil. Ce qui avait commencé par une boutade s’avérera finalement être un magnifique projet éditorial.

image couverture traits de famille thomas romain kuropopCulturellement Vôtre : C’est une idée que l’on aurait tout à fait pu trouver en ligne sur un blog de Papa. Toucher une audience contemporaine adepte des supports numériques est-il important pour vous ?

Grégoire Hellot : Le plus important c’est vraiment de mettre en avant le travail de Thomas. L’universalité même du propos fait que la première fois que je propose ce concept en réunion édito, tout le monde s’en empare. Il suffit d’aligner les deux dessins, celui de l’enfant et du papa, pour que le coté ludique du projet saute aux yeux. Et machinalement, on commence à analyser l’image pour comprendre la démarche artistique de Thomas. C’est le coté complicité parent-enfant d’une part, mais aussi et surtout une véritable déconstruction du processus de design qu’il était le plus important de présenter ici.

Culturellement Vôtre : Justement, y aura-t-il des titres consacrés à la culture numérique ?

François Laurent : Certainement.

Culturellement Vôtre : NieR Automata sera visiblement mise en valeur par KuroPop en 2018. Peut-on s’attendre à un artbook ? Ou à une version française du roman écrit par Emi Nagashima sorti au Japon en août 2017 ?

Grégoire Hellot : Je ne peux malheureusement pas encore vous répondre précisément sur ce sujet car NieR Automata profitera d’une grosse annonce particulière concernant nos activités éditoriales autour de cette licence. Mais je peux vous dire que les fans français de l’univers du jeu seront ravis de ce que nous allons leur proposer.

Culturellement Vôtre : Goblin Slayer, qui connaît un beau succès au Japon, va également arriver en France chez KuroPop. Avez-vous l’intention de publier le light novel et le manga ?

Grégoire Hellot : Là encore, il est malheureusement un peu tôt pour rentrer dans les détails de la stratégie éditoriale entourant cette série à succès. Le dessin animé vient à peine d’être annoncé au Japon, et comme vous le savez, ces grands projets multimédias fonctionnent aussi parce qu’ils ont un plan de communication millimétré. Faisant partie de ce grand plan, nous avons aussi la responsabilité d’agir en coordination avec les autres médias rattachés à l’univers de Goblin Slayer.

Culturellement Vôtre : Pouvez-vous parler un peu de la licence  Goblin Slayer  à nos lecteurs, qui ne la connaissent pas encore du tout en France ?

Grégoire Hellot : Goblin Slayer est à la base une fan-fiction repérée sur internet par l’éditeur japonais SB Create, qui prend le parti extrêmement original de se concentrer sur la partie prolétarienne de l’heroic-fantasy. Alors qu’un récit classique dans ces univers parlera d’un groupe d’aventuriers partis sauver le monde ou leur nation dans une quête aux proportions épique, Goblin Slayer narre les aventures d’un guerrier spécialisé dans le gobelin. Il est donc fortement apprécié du peuple, qui subit quotidiennement les assauts et pillages de ces monstres certes de seconde zone, mais ô combien nombreux et nuisibles.

Propos recueillis par Cécile Desbrun et Mickaël Barbato. 

Nous remercions l’équipe éditoriale des éditions Kurokawa pour leur disponibilité.

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