[Critique] James Bond T3 – Andy Diggle, Luca Casalanguida

Caractéristiques

  • Titre complet : James Bond Tome 3 : Hammerhead
  • Auteur : Andy Diggle, Luca Casalanguida
  • Editeur : Delcourt
  • Collection : Contrebande
  • Date de sortie en librairies : 28 mars 2018
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 152
  • Prix : 16,95€
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Une passation de pouvoir plutôt satisfaisante

Troisième tome pour le comics James Bond, qui parait aux éditions Delcourt (Kill or Be Killed) ! Première constatation, ce volume est l’occasion de faire tourner les artistes en place, et c’est sans aucun doute ce qui attire de suite l’attention. Car ce n’est pas de n’importe quel départ dont on parle, mais celui de Warren Ellis, un des scénaristes de bande dessinée les plus doués de sa génération. Son travail, sur le plus populaire des espions britanniques, avait le mérite de redistribuer les cartes, tout en gardant un certain esprit Ian Fleming. Le voilà remplacé par Andy Diggle, créateur et scénariste de Losers, une histoire qui a tant trouvé son public qu’elle se voit adaptée au cinéma. Rassurant, tandis qu’aux dessins on passe de Jason Masters à Luca Casalanguida, que nous découvrons à cette occasion. Alors, ce duo réussit-il la transition ?

Dans James Bond Tome 3, sous-titré Hammerhead, mission du célèbre espion au service de sa majesté est d’éliminer Kraken, un terroriste anti-capitaliste, qui vise l’arsenal nucléaire britannique. Mais les choses sont loin d’être ce qu’elles semblent. Son enquête l’entraîne à Dubai où se tient un marché aux armes. Il y est aidé par la sulfureuse Victoria Hunt. Bond dispose du permis de tuer, et cette fois-ci, il a bien l’intention d’en faire usage…

Un rythme qui se cherche, mais un sens de l’espionnage indéniable

Première constatation : James Bond Tome 3 s’inscrit en partie dans la continuité de la vision de Warren Ellis, du moins pour la caractérisation de l’agent secret. On retrouve bel et bien cette impression de dur à cuir, qui n’hésite pas une seule seconde dans l’exercice de sa fonction, quitte à mettre à mort de bien des violentes façons. Le pitch en lui-même présente bien des caractéristiques du travail d’Andy Diggle : une grosse part est réservée à l’enquête, plus que dans les précédents tomes, ce qui pourra un peut décontenancer lors de la première approche. Heureusement, l’auteur est plutôt bon dans la manière de créer des situations qui accouchent d’actions remarquables, on pensera de suite à toute la séquence dans l’aquarium, qui ne manque pas de… croquant.

James Bond Tome 3 est tout de même en-dessous de ses prédécesseurs en terme de rythme. Aussi, le retournement de situation, concernant l’identité de Kraken, nous paraît trop évident pour réellement nous étonner. Malgré ces retenues, et en prenant compte de la difficulté de l’exercice de transition, on est satisfait par le fait que le duo en place parvient à trouver sa propre tonalité. C’est aussi le cas du côté des dessins, avec un Luca Casalanguida qui mise beaucoup sur les ombres, et maitrise parfaitement la mise en scène, au sein de cases toujours lisibles. On notera aussi le bon travail de Chris Blythe aux couleurs, ces dernières construisent une ambiance sombre très à-propos. Enfin, sachez que l’édition, signée Delcourt, se termine par des illustrations et des croquis toujours bons à prendre.

Retrouvez aussi notre critique de James Bond Tome 1, et de James Bond Tome 2.

6/10

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