[Critique] La Trilogie Morgenstern – Hervé Jubert

Caractéristiques

  • Auteur : Hervé Jubert
  • Editeur : Bragelonne
  • Date de sortie en librairies : 14 février 2018
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 768
  • Prix : 28€
  • Acheter : Cliquez ici

Une lecture fun et rythmée

Le mois de février 2018 fut celui du cuivre, pour les éditions Bragelonne. Trente jours pendant lesquels l’éditeur, parmi les préférés des fans de littérature de l’imaginaire, a sorti quelques œuvres typées Steampunk (Confessions d’un Automate mangeur d’opium, Les Voies d’Anubis), pour le plus grand plaisir des lecteurs. Cette fois-ci, nous nous intéressons à La Trilogie Morgenstern, recueil de trois romans signés Hervé Jubert. C’est une totale découverte pour votre humble serviteur, qui est jusqu’ici passé à côté de cet auteur (personne n’est parfait !), et l’on peut écrire qu’il s’agit d’un bien bon premier contact.

La Trilogie Morgenstern prend place dans une ville-décors à l’image de Londres au 19ème siècle, alors qu’une jeune femme est sauvagement assassinée. Une sorcière enquêtrice, Roberta Morgenstern et son assistant, Clément Martineau, sont chargés de trouver le meurtrier. Cette traque les entraîne en un tourbillon de lieux et d’époques reconstitués, du Paris médiéval au Mexique des Aztèques. Tous les indices convergent vers le machiavélique comte Palladio, qui a ressuscité un quadrille de grands criminels pour renégocier avec le Diable son pacte d’immortalité…

La Trilogie Morgenstern est, bien entendu, composé des trois romans qui forment la série complète : Le quadrille des assassins, Un tango du Diable et Sabbat Samba. Le point commun ? Tout d’abord, cette ambiance Steampunk, affirmée et délicieusement travaillée. Et l’héroïne, Roberta Morgenstern, enquêtrice à qui on ne la fait pas, rouquine et magicienne. Le succès de ces ouvrages, traduits dans plusieurs langues, n’est pas usurpé. En très peu de pages, on rentre dans cet univers, à la fois bien décrit et aisé à aborder, loin de l’idée reçue qui ferait du Steampunk un genre difficile d’accès. Ici, on retrouve des ficelles certes assez larges, mais utiles pour qu’on puisse bien se fondre dans le récit. Car l’une des plus grandes forces de ce bouquin, c’est son caractère immersif.

Un second volume un tout petit peu en retrait

La Trilogie Morgenstern nous plonge dans des histoires que nous qualifierons de feuilletonesques. L’ambiance fait très serial, tandis que le fantastique nous émerveille de page en page. Les appareils volants, les antagonistes très réussis (avec une préférence pour celui du premier tome), et le duo formé par Roberta et Clément nous entraine sur un rythme élevé. Si cette relation connaît un petit creux à l’occasion du second tome, elle reste tout à fait stimulante. On apprécie la légèreté de l’ensemble, qui s’autorise quelques poussées comiques pas du tout contre-productives, alors que l’action peut parfois devenir très prenante.

Le second tome est sans doute celui qui nous aura le moins plu, et ce même s’il reste tout à fait sympathique. Écrivons que sa façon de mettre de côté certains éléments qui, pourtant, ont fait mouche dans le volume précédent, a de quoi laisser un ou deux regrets Mais qu’importe, cela n’affecte pas l’impression globale qui domine en fin de lecture de cette Trilogie Morgenstern. On pourra aussi regretter un certain refus de trop appuyer le côté sombre de certaines situations, bien présent mais pas vraiment prioritaire pour l’auteur. Ce qui l’est, et on le comprend, c’est la pertinence de l’ensemble, et elle ne fait aucun doute. Une lecture bien plaisante, parfaite pour vous accompagner lors de vos escapades vers vers un coin d’ombre.

8/10

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