[Critique] Final Fantasy 7 On the Way to a Smile – Kazushige Nojima

Caractéristiques

  • Auteur : Kazushige Nojima
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 28 mai 2020
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 290
  • Prix : 8,90€
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Prolongez l’univers Final Fantasy avec ce recueil

Si vous lisez ces lignes, vous connaissez obligatoirement Final Fantasy 7. Ce n’est pas forcément le cas ? Vous ne savez pas qu’il s’agit de l’opus le plus populaire de l’une des deux ou trois séries JRPG les plus appréciées au monde ? Bon, maintenant vous le savez. C’est si vrai que l’histoire de Cloud est encore sur toutes les lèvres, plus de vingt ans après sa sortie initiale sur PlayStation. Mieux, les fans ont tellement fait du bruit, pendant de longues années, qu’ils ont bel et bien obtenu un remake épisodique, sobrement intitulé Final Fantasy 7 Remake, paru tout récemment sur PlayStation 4. La passion ne s’estompe donc pas, et l’excellente maison Mana Books accompagne cet engouement en sortant une édition poche du recueil On the Way to a Smile.

Final Fantasy 7 : On the Way to a Smile est donc un recueil de sept histoires (six nouvelles et une série d’interludes qui forment un récit), toutes centrées sur l’un des personnages de cet univers hors du commun. Comment Denzel a-t-il perdu ses parents ? Pourquoi Cloud s’éloigne-t-il de Tifa après l’ouverture du Septième Ciel ? Dans quelle quête Barret s’embarque-t-il en compagnie de Cid ? Yuffie parviendra-t-elle à combattre la maladie qu’on appelle désormais géostigmates ? Rouge Xiii trouvera-t-il sa place parmi les hommes ou parmi les bêtes ? Les fans attentifs se rendront ici compte que Denzel est présent, lui qui ne figurait pas dans le jeu mais dans le film Advent Children. On peut donc parler de bouquin qui s’inscrit dans une vision vaste, et certaines des nouvelles se déroulent bien après le combat homérique contre Sephiroth.

La Shinra particulièrement sous les feux des projecteurs

Oui, pour profiter pleinement de l’ambiance dégagée par Final Fantasy 7 : On the Way to a Smile, il faut connaître le contexte du jeu, et même son univers étendu. Ces nouvelles visent clairement à donner aux fans non pas des réponses (encore que, les interludes pourront réellement éclairer les fans sur quelques éléments d’Advent Children), mais plutôt des informations. Chacune des histoires est donc centrée sur un personnage, et l’auteur Kazushige Nojima (scénariste de Final Fantasy 7, Final Fantasy 8 ou encore Final Fantasy 10) s’applique à rentrer dans les détails. L’exemple le plus frappant est la dernière nouvelle, qui aborde la Shinra, l’odieuse corporation dont, finalement, on ne connait qu’assez peu le passé pendant la trame du soft. Ici, on découvre bien mieux Rufus, ses motivations et les objectifs parfois troubles des Turks. Ce chapitre, hanté par un antagoniste très réussit, pourra même parfois s’avérer cruel, assez surprenant tant ça peut aller loin pour ce genre d’ouvrage.

Final Fantasy 7 : On the Way to a Smile est un régal quasi-total pour les fans, lesquels pourront aussi mieux découvrir cette étrange maladie qu’est la géostigmate, élément qui devrait revenir dans la suite de Final Fantasy 7 Remake (on n’en dit pas plus). Surtout, la tonalité dark du jeu est bel et bien respectée, et ce dès la première histoire qui suit le quotidien peu reluisant de Denzel. Plus croustillant, même si parfois assez émouvant, le second chapitre, est centré sur Tifa et surtout le bar Septième Ciel. Là encore, il se dégage l’envie de donner dans la droite lignée, d’imaginer ce que deviennent nos héros tant appréciés. On découvre tout ce beau monde, dont Yuffie, sous un jour différent, mais pas en contrepied : cela reste évidemment en adéquation avec Final Fantasy 7. Alors certes, on ne fait pas face à de la grande littérature. Et le chapitre de Barret nous a paru moins bien rythmé que les autres. Seulement, la traductrice Cécile Sénaux s’est appliqué, ont sent bien une véritable connaissance de l’univers de sa part. Mais on évite tout de même le côté fanfiction que peuvent avoir certaines de ces œuvres. Du coup, le plaisir s’avère un peu coupable, mais il reste bien présent.

7/10

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