[Critique] The Legend Of Zelda : Twilight Princess T1 – Akira Himekawa

image manga zelda twilight princessEncore une adaptation de qualité signée Akira Himekawa

Après vous avoir récemment abordé l’intégrale de The Legend Of Zelda : Ocarina Of Time, nous revenons vers celle qui est l’une des licences les plus cultes de l’univers Nintendo. Et, cette fois-ci, cette adaptation en manga est celle de Twilight Princess, l’itération sortie sur Wii (et Gamecube, signaleront les puristes) vendue à plus de huit millions d’exemplaires. Série débutée dix ans après la sortie du jeu, et prévue en quatre tomes, The Legend Of Zelda : Twilight Princess se devait de confirmer le talent du duo aux commandes, deux femmes (S. Nagato et A. Honda) réunies sous le pseudo Akira Himekawa.

L’histoire ce premier tome de The Legend Of Zelda : Twilight Princess côté manga suit la situation initiale du jeu dans les grandes lignes. Bien évidemment, Akira Himekawa prend quelques libertés, comme le fait de faire parler Link, ou encore la caractérisation de certains personnages plus marquée sur papier, mais tout est toujours fait dans le seul but de proposer une cohérence indispensable à la narration. Cette fois-ci, le récit ne débute pas dans le village Kokiri comme dans Ocarina Of Time mais à Toal, dans une bourgade au sein de laquelle Link vient de s’installer afin d’y être fermier. alors que le quotidien du jeune homme est plutôt paisible le jour, la nuit il est assailli de cauchemars qui nous procurent quelques indices sur le passé trouble du personnage. Un jour, alors qu’il est de plus en plus apeuré par l’éventualité que les villageois percent son secret, Link doit faire face à un événement qui va chambouler le calme de Toal : sa meilleure amie Iria est enlevée par un monstre aux ordres du terrible Xanto, le Roi des Ombres…

Ce premier tome de The Legend Of Zelda : Twilight Princess est clairement dans la lignée de ce qu’Akira Himekawa a pu livrer avec cette licence. C’est à la fois original sur certains éléments, mais aussi fidèle et, de plus, cela ne rechigne pas à effectuer certains clins d’œil aux joueurs. Sur le premier point, c’est surtout l’écriture des personnages qui apportent cette légère sensation de nouveauté, avec des émotions qui n’apparaissaient pas spécialement dans le jeu. Link est plus mélancolique, et les villageois plus espiègles. Ensuite, on ne peut nier que le cheminement est fidèle au soft : les grandes lignes sont respectées, ce qui provoque l’agréable impression que l’auteur maîtrise totalement son sujet. Une impression qui se confirme totalement avec les différentes références faites à la saga The Legend Of Zelda, on pense notamment à Link qui, au détour d’une case, lance une petite réplique sur son habilité à être gaucher ou droitier. On se souvient à quelle point le débat avait fait rage lors de la sortie du jeu Wii, le héros devenant tout à coup droitier alors qu’il était sensément gaucher dans les précédents jeux. Ou encore les quelques passage à propos de la pèche, activité qui a quelque peu décontenancé les joueur. Le genre de clin d’œil qui fait plaisir, donc.

Une série Zelda plus sombre

Il faut aussi noter que ce premier tome de The Legend Of Zelda : Twilight Princess nous a semblé plus sombre que les précédents travaux d’Akira Himekawa. Une tendance évidemment due au matériel d’origine, le jeu étant plus dark que la plupart de ses prédécesseurs (excepté Majora’s Mask), et il fallait que les deux auteures suivent les traces dessinées par le modèle. C’est une tâche couronnée de réussite, tant on a trouvé le dessin plus percutant, et même quelques cases que l’on qualifiera de plus incisives. Cela reste évidemment tout à fait pour tous publics, mais incontestablement la couleur de The Legend Of Zelda : Twilight Princess est plus ténébreuse.

Ce premier tome de The Legend Of Zelda : Twilight Princess se termine sur un sacré cliffangher, et il va falloir s’armer de patience afin de découvrir la suite. Un désir que nous éprouvons sans mal, ce qui prouve à quel point ce début de série est une réussite. On pourra peut-être trouver un ou deux passages un peu trop bavards, passant trop par le dialogue alors que la narration par l’image aurait été suffisante, mais le sentiment qui domine très largement en fin de lecture est celui d’une découverte d’une belle qualité. Décidément, ces adaptations en manga de l’univers The Legend Of Zelda sont tout à fait conseillées.

The Legend Of Zelda : Twilight Princess T1, un manga écrit et illustré par Akira Himekawa. Aux éditions Soleil Manga, 192 pages, 7.99 euros. Sortie le 25 janvier 2017.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
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