[Critique] The Legend Of Zelda : The Minish Cap et Phantom Hourglass – Akira Himekawa

Caractéristiques

  • Auteur : Akira Himekawa
  • Editeur : Soleil Manga
  • Date de sortie en librairies : 27 septembre 2017
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 380
  • Prix : 19,99€
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Une édition luxueuse pour deux histoires venues des consoles portables de Nintendo

Les éditions Soleil Manga continuent leur gros travail de fond sur la licence The Legend Of Zelda. Alors que paraissent des beaux livres (Hyrule Historia, Art & Artifacts), des mangas en éditions simples (Twilight Princess Tome 1 et Tome 2), d’autres œuvres du duo Akira Himekawa (composé de deux femmes : Honda A. et Nagano S.) débarquent, en Perfect Edition. Cette fois-ci, ce sont deux adaptations de jeux portables qui figurent dans un écrin absolument somptueux : The Minish Cap et Phantom Hourglass. Des aventure faites, à la base, pour une expérience nomades, peuvent-elles être d’importance, côté scénario ?

L’histoire de The Minish Cap est rafraîchissante, et ce pour une bonne raison : le jeu original, sorti en 2004 sur Game Boy Advanve, n’est clairement pas parmi les plus connus de la licence. Développé par Capcom (Resident Evil 7), le soft est pourtant un véritable hit, qu’il faut redécouvrir à l’occasion. Si le gameplay ne nous intéresse pas ici, sachez que l’histoire se retrouve dans les grandes largeurs dans le manga. Tous les cent ans, la porte vers le monde des Minish s’ouvrent, créant une entrée pour ces adorables et minuscules créatures qui rappellent un peu les Minipouss. Sauf que cette fois, rien ne se passe comme prévu : le mystérieux Vaati profite de l’occasion pour transformer la Princesse Zelda en pierre, alors que des festivités se déroulaient. Link, qui assiste à ce drame, se met alors en quête d’une solution. Il n’y arrivera qu’avec l’aide des Minish, et du mystérieux chapeau Exelo, qu’il rencontre au début de son périple.

À la lecture de The Legend Of Zelda : The Minish Cap, on ne peut que constater que l’objectif d’Akira Himekawa est atteint : on a l’impression d’assister à un conte. Link ne doit pas seulement faire preuve de force et de courage, il doit aussi découvrir tout un monde qui va le mettre à l’épreuve. Pour y survivre, il va devoir faire confiance à un inconnu, lequel s’impose à lui : Vaati. Son identité exacte fait l’objet d’un petit suspens, du moins si vous n’avez pas terminé le jeu ici adapté. Dès lors, l’ambiance gagne en mystère, alors que la tonalité globale reste délicieusement naïve. Sachez, aussi, que ces aventures font parler Link. C’est une évidence, d’ailleurs c’est aussi le cas dans les autres adaptations, mais cela pourra surprendre les fans de la licence, habitués qu’ils sont à ce que le héros, tout de vert vêtu, ne prononce pas un seul mot. Globalement, l’aventure est pleine d’entrain, et même si l’antagoniste n’a pas le charisme de Ganondorf, on est très vite embarqué jusqu’à une fin assez émouvante.

Akira Himekawa fait face à un difficile travail d’adaptation

Phantom Hourglass est, à la base, un jeu bien plus populaire. Reconnu comme un hit de la Nintendo DS, cet opus de The Legend Of Zelda n’a pourtant pas réellement charmé, au sein de la rédaction de Culturellement Vôtre. La faute à un concept du sablier assez pénible, et un gameplay pas tout à fait satisfaisant, même si la jouabilité au stylet fonctionnait miraculeusement bien. Rappelez-vous, à quel point la roulade était peu intuitive, par exemple. Suite de Wind Waker, un épisode autrement plus intéressant (mais moins abouti, notamment dans sa deuxième partie), le soft n’était pas spécialement accompagné d’une histoire séduisante. Quelques mois après avoir vaincu l’ignoble Ganondorf, Link et Tetra, la descendante de Zelda, vogue sur les flots. Mais un épais brouillard va sonner le début de nouvelles aventures. En effet, ce dernier protège un bateau fantôme, qui renferme aussi bien un trésor qu’une effrayante malédiction. Tetra se retrouve changée en pierre, et Link se noie. À son réveil, le héros rencontre la fée Ciela, ainsi que le mystérieux Siwan, qui recommande au jeune homme de s’attirer l’amitié de Linebeck, un chasseur de pirate en qui on ne peut faire confiance, du moins en apparence. Ensemble, ils vont chercher le nécessaire pour pénétrer le bateau fantôme, et vaincre le puissant Bellum.

Si vous connaissez les précédents travaux du duo Akira Himekawa, alors vous saurez que ces adaptations en manga sont un mélange de culot et de fidélité. Il a surtout fallu du premier, pour ce Phantom Hourglass, clairement pas aisé à adapter. Le résultat est convenable, même si l’on sent les auteures parfois un peu en manque d’éléments narratifs. La tonalité est plus à la comédie, ce qui fonctionne plutôt bien par ailleurs. Le personnage de Linebeck est l’occasion d’un humour léger, mais qui fait mouche. Cependant, les différentes situations ont du mal à créer de la tension. L’appel de l’aventure prend, mais de manière hachée, parfois mis à mal par une problématique qui a du mal à se faire claire. La quête du sablier, celle de Bellum, tout cela manque de fluidité, ce qui apparaît assez nettement lors du final. Reste une œuvre qui saura charmer les fans, sans aucun doute.

Enfin, il faut aborder la qualité de l’écrin, véritable objet de collection qui gâte les amateurs de beaux objets. Cette Perfect Edition, signée Soleil Manga, porte très bien son nom. Le bleu nuit de sa jaquette, aux couleurs dorées rappelant les package des premiers jeux The Legend Of Zelda, séduit au plus haut point. Les premières pages ont droit à une colorisation, avant que les pages ne retrouvent leur noir et blanc d’origine. En fin de volume, on trouve un bonus, lequel nous présente le studio dans lequel travaille le duo Akira Himekawa. Le tout étant traduit par le toujours très juste Florent Gorges. Enfin, on a droit à un signet, et une carte collector. De quoi se faire un gros plaisir.

8/10

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