[Critique] Dragon Age – Gaider, Freed, Hardin

Caractéristiques

  • Auteur : David Gaider, Alexander Freed, Chad Hardin
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 8 mars 2018
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 224
  • Prix : 17€
  • Acheter : Cliquez ici

Pour les fans de la licence vidéoludique

Dragon Age est décidément un univers qui aime se développer du côté du transmédia, avec notamment des romans (dont deux sortis chez Milady) et un dessin animé. L’excellente maison d’édition Mana Books (Metal Gear Solid : Projet RexBloodborne : Artbook officiel) continue son gros travail de parutions de livres issus de la culture vidéoludique. Cette fois-ci, l’ouvrage abordé est un comics : Dragon Age. Vous vous rappelez sûrement de cette licence, signée par Bioware (Mass Effect), ancrée dans le genre du RPG à l’occidentale, et qui a su mettre d’accord bon nombre de fans ? Voici venu l’occasion de découvrir trois histoires, inédites en France jusqu’ici, intitulées Le bosquet secret, Ceux qui savent et Le dernier repos.

Sur les traces de son père, porté disparu, le nouveau roi de Férelden, Alistair Theirin, parcourt le monde. À ses côtés, d’insolites compagnons de voyage : le marchand roublard Varric et la fougueuse pirate, Isabela. Mais dans leur quête semée d’embûches, et au gré des rencontres avec de nouveaux ennemis comme d’anciens alliés, le trio va rapidement lever le voile sur une réalité bien plus inquiétante… Embarqués dans une conspiration pour réveiller les dragons d’antan, les trois camarades devront rivaliser d’audace et d’ingéniosité afin d’endiguer un complot aux proportions dantesques. Et il leur faudra alors être prêts à affronter les conséquences de leurs choix passés…

Dragon Age se situe entre le deuxième et le troisième opus vidéoludique. Autant vous le signaler de suite : la plupart des éléments scénaristiques importants prennent un véritable relief si vous connaissez bien la licence, donc le jeu. Le fait de suivre Alistair est clairement un choix qui ne pourra qu’être savouré par les amateurs de la série, tout comme le fait de le voir partir à la recherche de son père, le roi Maric, dont on a perdu la trace. Si l’ensemble de l’intrigue pourra sembler très pointue, pour les non-initiés, les autres auront tout le loisir de retrouver des composants bien typiques de cet univers, comme les Qunari et les magistères.

Un récit parfois touffu, mais précis

De quoi être satisfait ? Pas complètement, tant le récit se fait parfois trop textuel. Des bulles qui, parfois, se font trop présentes, même si la volonté, de la part des auteurs, Alexander Freed (Mass Effect Andromeda) et David Gaider (scénariste principal des softs, aussi au travail sur Baldur’s Gate 2), est plutôt bienveillante : il faut passer par des répliques précises pour bien développer un monde aussi vaste que celui de Dragon Age. On y croisera aussi des personnages bien connus, comme Sten (personnage jouable de Dragon Age : Origins), que l’on retrouve dans des dispositions pour le moins différentes. Cela apportera, là encore de l’eau au moulin des fans, qui trouveront ici l’occasion de prolonger leur expérience de jeu, avec un récit utile à la cohésion de l’ensemble.

Quant aux dessins de Dragon Age, ils sont assurés par Chad Hardin, que l’on connaît pour ses travaux du côté de DC Comics (Justice League Of America, Harley Quinn). Même si le rendu du mouvement n’est pas le fort de l’artiste, on doit souligner la qualité de l’ensemble, largement au niveau d’une telle entreprise. On apprécie particulièrement ses représentations de dragons, au point que l’on regrette qu’il n’y en ait pas un peu plus. Les combats sont juste assez violents, dans leur représentations, pour ne pas tomber dans le grand n’importe quoi, tout en n’oubliant pas que des armes blanches, ça fait des dégâts. Une bonne petite sucrerie, en somme.

6/10

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