[Critique] Mass Effect Andromeda : La création d’un univers – Collectif

Caractéristiques

  • Auteur : Collectif
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 8 février 2018
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 186
  • Prix : 29,99€
  • Acheter : Cliquez ici

Un artbook pour mieux savourer l’univers du jeu

Alors que le jeu Mass Effect : Andromeda, sorti en 2017, a autant divisé les joueurs que la critique, il est un sujet sur lequel le débat n’a pas eu lieu. En effet, la réussite qu’est l’univers de ce soft ne souffre pas des mêmes reproches formulés, par exemple et à raison, à l’endroit d’animations défaillantes. Le background (développé dans Mass Effect : Nouveau Monde), et la direction artistique ont échappé à l’ire des gamers mécontents, et c’est bien normal : les équipes de Bioware ont rendu une œuvre fouillée et soignée, comme à leur habitude. Dès lors, quoi de plus normal que de voir débarquer un artbook officiel, destiné au jeu ?

L’artbook officiel de Mass Effect : Andromeda est sous-titré La création d’un monde, et ce n’est pas pour rien. Dès l’avant-propos, signé par Marc Walters (directeur créatif) et Joel MacMillan (directeur artistique), le ton est donné. Au-delà d’un style évidemment très lisse, sans ne jamais rentrer dans les détails d’un développement très compliqué, les deux artistes nous convient dans un voyage sidéral, motivé par les possibilités techniques des nouvelles consoles. Le travail sur les décors est aussi mis en avant, sa force et le danger qui guette à la moindre de ses faiblesses : c’est toute la crédibilité de l’œuvre qui vacille, si le joueur n’adhère pas à un choix esthétique. Cet ouvrage tient, donc, du témoignage de nombreuses personnes, qui ont travaillé dur, des années durant, pour livrer un travail de qualité.

Mass Effect Andromeda : La création d’un monde se divise en quatre chapitres distincts. Le premier est intitulé Les Explorateurs.  Il nous donne à découvrir des personnages de l’Initiative Andromède, comme Liam Kosta et Pelessaria B’Sayle, dans plusieurs poses et vêtements. On remarque de suite que des textes accompagnent les images, et c’est là l’une des réussites de cet artbook. Plusieurs intervenants (signalés par leurs initiales) nous renseignent sur les œuvres observés. Et ce ne sont pas de petits gribouillis sans trop de fond : on apprend réellement à propos de la conception, par le biais d’anecdotes certes attendues mais qui donnent à l’ensemble une véritable personnalité. Des artworks accompagnent cette section, peu-être pas la plus passionnante d’un point de vue spectacle, mais importante pour la cohésion.

Le gros travail sur les décors saute aux yeux

Le deuxième chapitre de Mass Effect Andromeda : La création d’un monde, L’Équipement, rassemble en une vingtaine de pages assez de matière pour rendre fou les fans les plus pointus. Le fusil à pompe de Cora, arme parmi les plus séduisantes du jeu (du moins, visuellement), fait l’objet de jolies représentations. On y voit une certaine continuité avec la première trilogie Mass Effect, notamment dans les lignes des armures, des vaisseaux. Bioware a certes créé un univers, mais n’a surtout pas brisé l’élan artistique qu’a su imposer les précédents jeux. La troisième partie, Andromède, revient sur tout l’écosystème des nouvelles contrées, des monstres aux nouvelles races. Les illustrations sont issues de diverses instants du développement, ce qui permet d’observer les évolutions de certains concept. On pense au quadrupède Kert, qui a indéniablement gagné en puissance au fil du développement.

Enfin, le quatrième chapitre, intitulé Les Mondes, est sans aucun doute le plus passionnant de Mass Effect Andromeda : La création d’un monde. Les autres parties ont évidemment un bel intérêt, mais les illustrations de décors démontrent encore mieux à quel point le travail de Bioware fut acharné, afin de nous proposer des environnements mémorables. L’espace, Aya, Voelo, et d’autres : tous ces lieux font l’objet d’illustrations remarquables, peut-être un peu sombres pour Kadara mais c’est le but recherché. Gigantisme, inventivité architecturale, gros travail sur les couleurs, si l’on se sent effectivement dans un Mass Effect, on peut aussi sentir une volonté de se démarquer, notamment dans l’utilisation des couleurs. Voilà qui met fin à ce bien joli voyage, qui est rendu d’autant plus attrayant que les éditions Mana Books sont toujours aussi soignées.

7/10

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