[Critique] In One’s Last Moment – Kentaro Fukuda

Caractéristiques

  • Auteur : Kentaro Fukuda
  • Editeur : Soleil Manga
  • Date de sortie en librairies : 28 novembre 2018
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 192
  • Prix : 7,99€
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De l’idée, mais un peu à l’étroit dans un one shot

La vie, la mort, voilà deux sujets très larges et très appréciés dans le domaine du manga, comme dans la plupart des arts par ailleurs. Bien entendu, le premier exemple qui nous vient en tête n’est autre qu’une œuvre récente : Death Note. Si ce dernier ne manquait pas de petites lacunes, après de premiers arcs fantastiques, on ne peut que noter l’ingéniosité du concept. In One’s Last Moment, que l’on aborde dans cette critique, est tout aussi attaché à notre rapporte aux décès. Le résultat est-il, pour autant, tout à fait intéressant ?

L’accroche d’In One’s Last Moment a le mérite d’être assez efficace : « il y a autant de façons de mourir que d’êtres humains en ce monde ». D’ailleurs, le socle du scénario se veut solide, sans aucun doute. On s’intéresse à Mamoru Kaname, un garçon de 16 ans qui peut voir la mort de ceux qu’il touche. Ce don, capté par ses camarades de classe après un véritable drame, lui vaut le surnom de « dieu de la mort ». Un jour, il découvre comment Kana Shiraishi, qu’il semble être enclin à apprécié un peu plus que pour une simple amitié, doit mourir. Il s’engage alors dans une lutte sans fin pour changer le destin de celle qu’il aime.

Des fondements solides

Seulement, Mamoru va vite se rendre compte que son don est tout autant une malédiction. En effet, chaque mort évitée se répercute sur un autre. Dès lors, intervient un véritable dilemme : est-il sur le bon chemin moral, ou entrain de devenir un véritable tueur ? Vous l’aurez remarqué, il y a dans In One’s Last Moment un peu de Destination Finale. Mais sans le côté fun (le cinquième opus l’était particulièrement, rappelez-vous), slasher. Pourquoi pas, traiter ce concept avec sérieux pouvait provoquer une véritable analyse de notre rapport à la mort, mais aussi à l’autre. Malheureusement, on sent que Kentaro Fukuda, mangaka que nous découvrons à cette occasion, est un peu à l’étroit.

Pas qu’In One’s Last Moment soit mauvais, loin de là : on a droit à de bons moments de suspens, des personnages plutôt bien écrits, et une mise en scène énergique. Simplement, on sent un potentiel pour plus qu’un one shot, en ce sens que certaines pistes pouvaient accoucher d’un fond encore plus développé. C’est dommage, mais aussi très encourageant pour l’auteur, dont on surveillera la suite de la carrière, assurément. Signalons ici que ce manga signe le début d’une collaboration prometteuse, entre Soleil Manga (The Art of SplatoonDiver) et le Shonen Jump. On ne peut que comprendre l’intérêt de cet accord, tant ces deux acteurs figurent parmi les plus sérieux du marché.

6/10

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