article coup de coeur

[Critique] Danganronpa 2 T1 – Kuroki Q

Caractéristiques

  • Auteur : Kuroki Q
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 19 mars 2020
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 187
  • Prix : 7,90€
  • Acheter : Cliquez ici

Danganronpa 2 aussi bon que la précédente série

image critique danganronpa 2

Après une très bone première série en quatre opus dédiée au premier jeu, voilà que la très sympathique maison d’édition Mana Books lance en France l’adaptation de Danganronpa 2, cette fois-ci en trois volumes. On prend les mêmes et l’on recommence ? Non, car c’est un autre mangaka qui prend les rênes du projet : Kuroki Q, lequel est une totale découverte pour nous. Beaucoup de pression sur ses épaules donc, mais cela ne se sent pas outre mesure…

Rappelons tout d’abord que Danganronpa est une licence de jeux vidéo signée Spike Chunsoft. Pour être plus précis, c’est aussi l’une des meilleures série de Visual Novel : on la place dans le haut du panier du genre, avec Steins;Gate (lui aussi adapté en manga, toujours chez Mana Books). L’univers se démarque des autres de par un propos à la fois cruel et intelligent, sorte de Battle Royal narratif où chaque mort est l’occasion d’une enquête. C’est aussi l’occasion d’aborder le sujet du milieu scolaire au Japon, sous un angle assez critique. Si vous êtes l’heureux possesseur d’une PlayStation 4, nous ne pouvons que vous conseiller de vous procurer Danganronpa Trilogy, édité en physique par NIS America, qui contient les trois épisodes canoniques.

L’adaptation en manga du premier jeu suivait les événements du jeu, et c’est aussi le cas avec Danganronpa 2, qui s’attaque à sa suite. À Kibôgamine, l’école réservée à l’élite des lycéens, l’heure est au voyage scolaire. Sur l’île paradisiaque de Jabberwock, Hajime Hinata et ses camarades profitent de la plage et du beau temps… Mais voilà que Monokuma, la peluche psychopathe, est de retour et met en place un nouveau jeu de la mort : quiconque voudra quitter l’île devra commettre un meurtre ! Qui parmi les élèves sera le premier à mourir ? L’environnement claustrophobique de la première série semble donc être abandonné, mais vous vous rendrez compte la chaleur de cet endroit apporte une ambiance particulièrement vicieuse.

Monokuma toujours aussi cinglé

La problématique ne change pourtant pas : dans Danganronpa 2, il est question de s’échapper de cette prison à ciel ouvert, mais uniquement si un élève parvient à en tuer un autre sans se faire prendre. Un procès est donc organisé dès qu’un cadavre est retrouvé, et les autres camarades doivent mener une enquête afin de désigner le coupable. S’il s’avère que les investigations débouchent sur la bonne identité de l’assassin, celui-ci se fait exécuter sur-le-champ. Si les élèves-détectives se trompent, alors la sentence les emportera tous. Pour relever la formule, le scénario fait en sorte de rassembler des personnages pensés pour être les meilleurs dans leur domaine : ils sont tous « ultimes ». Le yakuza ultime, l’infirmière ultime, la gameuse ultime, le manager ultime, etc. L’auteur s’approprie ces archétypes et leur donne du corps. On ne parlera pas d’une grande cohérence dans les réactions, ce n’est pas ce qui est recherché, mais plutôt d’une certaine intelligence à utiliser ce beau monde pour le propulser vers leurs limites. C’est bien maitrisé, tout comme dans le jeu.

On note tout de même une petite différence avec la précédente série : Danganronpa 2 va plus vite dans sa phase d’exposition, et de présentation des personnages. Ce qui se justifie non seulement par le fait que les lecteurs ont désormais tous les codes de la licence en tête, mais aussi le nombre de volume plus ramassé. Pour le moment, on ne perd pas au change : la tension monte toujours aussi bien, et l’ambiance reste finement travaillée. Ici, le tribunal semble devoir plus occuper d’espace, ce qui n’est pas une mauvaise chose tant ces phases sont les plus appréciées par les fans. Gageons que la suite continue sur cette lancée, d’autant plus que le mangaka fait preuve d’un talent marqué pour le character design. Même si la licence a un cahier des charges à respecter, on sent bien que l’auteur prend plaisir à dessiner l’odieux (mais toujours aussi mignon) Monokuma, toujours aussi créatif quand il s’agit d’appliquer son verdict. Une nouvelle série qui démarre donc sur des chapeaux de roues.

8/10

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