[Critique] Persona 3 Tome 1 – Shuji Sogabe

Caractéristiques

  • Auteur : Shuji Sogabe
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 21 mars 2019
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 158
  • Prix : 7,90€
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L’adaptation fidèle d’un jeu culte

L’excellente maison d’édition Mana Books (Dragon Quest : les héritiers de l’emblèmeArt of Mana), qui régale les amateurs de pop culture avec une grande application, continue sur sa lancée. Après nous avoir étonné avec la parution du manga Danganronpa, voilà que nous est proposé un autre titre prestigieux : Persona 3. Prestigieux de par le matériau sur lequel s’appuie cette bande dessinée nipponne : ce que l’on considère, chez Culturellement Vôtre, comme le meilleur opus de l’une des plus belles licences du RPG japonais. Oui, devant la cinquième itération, on assume. Sorti en 2008 sous nos latitudes, sur PlayStation 2 (plus de dix ans, déjà, comme le temps passe), le jeu est resté dans nos esprits pour ses immenses qualités d’écriture, brassant tout autant la psychologie analytique que des sujets sociaux. Dès lors, cette sortie papier ne pouvait que nous faire saliver.

Cette adaptation en manga de Persona 3 est d’une fidélité scénaristique à toute épreuve, du moins pour le moment. Dix ans après la mort de ses parents, Minato Arisato retourne dans la ville de son enfance, où il intègre le lycée Gekkoukan. Dès son arrivée, il est témoin de phénomènes pour le moins étranges : le jeune homme va s’apercevoir que les occupants du dortoir, auquel on l’a assigné, n’ont rien d’ordinaire ! Et quand sonne la 25e heure, l’heure des ombres, des créatures effrayantes rôdent… mais seuls quelques élus en ont conscience. Pour mieux les combattre.

Une série qui s’adresse aux amateurs de la licence

Le premier tome de la série Persona 3 doit supporter un poids immense : celui d’un univers d’une richesse poussée. Dès lors, on ne sera que peu étonné que, pour le moment, l’auteur Shuji Sogabe (qui s’est aussi occupé de Persona 4) ne fasse qu’effleurer la profondeur du titre. Cependant, on perçoit déjà une envie de s’arrêter sur le caractère des personnages, de ne pas que mettre en scène des combats. On retrouve évidemment le casting du jeu, mais dans les conditions de découverte de ce dernier. L’intrigue respecte, donc, le fait que Minato (plus connu sous le nom du Protagoniste) rencontre tout d’abord Yukari, puis Junpei. Aussi, on ne brûle pas les étapes : la Velvet Room intervient, mais garde pour le moment une véritable aura de mystère. Pas de doute : on fait face à une adaptation respectueuse, certainement surveillée de près par Atlus, le studio responsable du jeu.

Le manga Persona 3 est conçu pour les fans de la licence. Il est vrai qu’un nouveau-venu sera peut-être un peu paumé, même si Shuji Sogabe parvient tout de même à faire la lumière sur certains des éléments les plus obscurs. La Dark Hour est, bien évidemment, au centre de notre pensées : elle est primordiale pour ne passe sentir totalement largué. L’intrigue ne cherche aucunement à s’adapter au lecteur, ce qui est une bonne chose. Plus problématique, la mise en scène des combats nous a semblé trop peu lisible. Alors même que les dessins sont de haut niveau. Espérons que cela s’arrange un peu par la suite, même si, en l’état, cela n’a que peu d’impact sur la bonne impression globale.

7/10

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