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[Critique] Sekiro Shadows Die Twice : Official Artworks – Mana Books

Caractéristiques

  • Auteur : Collectif
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie en librairies : 17 septembre 2020
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 302
  • Prix : 29,90€
  • Acheter : Cliquez ici

Sekiro : Shadows Die Twice au centre d’un artbook impressionnant

image extrait sekiro artworks

Paru en mars 2019, Sekiro : Shadows Die Twice s’est imposé non seulement comme l’un des meilleurs jeux signés FromSoftware (et plus précisément par le génial Hidetaka Miyazaki), mais aussi de cette génération de consoles. Quand viendra l’heure des bilans pour nos machines, ce titre occupera une place très élevée, à n’en point douter. Les raisons sont évidemment vidéoludiques : la formule du studio japonais atteint ici un stade paroxystique, faisant rager comme jamais les joueurs les moins patients de par une difficulté effectivement monstrueuse. Aussi, et comme d’habitude chez FromSoftware, la direction artistique a marqué tout le monde. De l’univers incroyablement sec et désespéré de Demon’s Souls, à celui bien plus gothico-lovecraftien de Bloodborne, que de chemin parcouru. Ici, c’est un Japon aussi féodal que légendaire qui a séduit les joueurs, et le (très) beau livre Sekiro : Shadows Die Twice – Official Artbook, paru chez la toujours aussi précieuse maisons d’édition Mana Books, lui rend idéalement hommage.

« Durant l’ère Sengoku, le Loup à un bras s’infiltre ». Cette phrase qui ouvre Sekiro : Shadows Die Twice – Official Artbook a le mérite de bien replacer le contexte, aussi bien historique que narratif. Sekiro, c’est un Japon en proie à la guerre, aux batailles sanglantes, aux démons les plus retors. C’est aussi de l’infiltration que certains ont pu comparer à celle de Tenchu (on a quelques réticences, mais au moins ça a le mérite de préciser qu’on ne faisait pas face à un jeu simpliste). On se doit tout d’abord d’insister sur un point : la direction artistique du jeu ne pouvait que s’appuyer sur des illustrations de très grandes qualités. Dès lors, on n’est pas étonné par l’émerveillement que l’on ressent face à la quasi-totalité des artworks, lesquels peignent des environnements aux luminosités fines, en paradoxe malin avec des situations dramatiques, comme la Salle d’audience en proie aux flammes. Soyez prévenus : on se trouve là face à ce qui se fait de mieux, à nos yeux, en terme de concepts.

Sekiro : Shadows Die Twice – Official Artbook vous permettra d’avancer de manière ordonnée dans l’univers de ce grand jeu. L’ouvrage se divise en trois parties : Galerie d’illustrations (clairement le plus gros morceau de l’œuvre), Personnages & outils de Shinobi, et Objets & informations. Les titres parlent d’eux-mêmes, et l’organisation intra-chapitres nous permet de de suite comprendre où l’on va. D’ailleurs, la table des matières est évidemment très précise en terme de signalisation des pages, et rend le tout clair au possible. Il le fallait, car ce beau livre respecte l’esprit des jeux de Hidetaka Miyazaki en terme de minimalisme de l’écriture. Mis à part à l’occasion de croquis, et pas tous, il ne faut pas attendre le moindre commentaire. Pareillement, point d’interviews à l’horizon. L’univers de ce jeu, tout comme celui de Bloodborne ou de Dark Souls, se vit par la contemplation, par la mise en relation de différents éléments qui forment un grand tout. On retrouve ce caractère dans cet artbook. Signalons tout de même que la traduction française, assurée par Sayaka Okada, est excellente.

Sekiro : Shadows Die Twice – Official Artbook peut compter sur un contenu de très haute qualité, encore fallait-il qu’il soit bien mis en valeur. Bon, autant vous signifier que nous n’éprouvions que peu de doutes quant à la forme, tant ce beau livre impose de suite une stature solide. Les dimensions sont de 22 x 30 (pour 302 pages, beau bébé !), de quoi proposer à la fois un vrai confort de lecture, mais aussi la possibilité pour les œuvres de s’exprimer pleinement. Précisons ici que l’univers du jeu se fait parfois très sombre, il faut donc s’attendre à de rares fois plisser les yeux. Mais cela reste très largement lisible, ne vous en faites pas. Enfin, qui dit Mana Books dit sérieux d’édition dans tous les domaines : la (magnifique) couverture se fait luxueuse, la reliure est faite pour survivre aux affres du temps, et le papier permet une belle qualité d’impression. Aller hop, dans la collection, juste à côté du manga one-shot précédemment paru.

9/10

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