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[Critique] 100 Films d’Animation Japonais – Animeland

Caractéristiques

  • Auteur : Animeland
  • Editeur : Ynnis Editions
  • Date de sortie en librairies : 3 octobre 2018
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 208
  • Prix : 29,90€
  • Acheter : Cliquez ici

Un ouvrage idéal pour bien aborder l’animation japonaise

C’est un bien beau programme que nous propose 100 Films d’Animation Japonais, paru chez la très intéressante maison d’édition Ynnis (Téléportation Japon). Vous connaissez certainement l’expression « c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus ». Ici, elle nous semble d’une pertinence remarquable. La couverture de l’ouvrage est un apéritif, qui nous renvoie directement vers deux piliers bien solides. Le premier, c’est AnimeLand, l’une des revues de référence pour les amateurs de culture nippone. Signalons ici que ce bimensuel, véritable pionnier français dans son domaine, nous a fait découvrir bien des œuvres, de Gumn à La Cité Interdite, à l’époque de la VHS reine. On était bien loin de Princesse Sarah et autres Heidi. Signalons que cette institution continue de nous éclairer, aujourd’hui, alors même que le secteur est devenu assez difficile à suivre. Le deuxième pilier, c’est le titre, qui confine à la mode des listes. De quoi attirer l’œil, surtout des nouveaux venus qui voudraient prendre de la hauteur.

Avec 100 Films d’Animation Japonais, le lecteur sait exactement dans quoi il s’engage, mais il est tout de même bon de s’attarder sur le concept. Celui-ci est parfaitement résumé dans l’introduction, signée Steve Naumann, directeur éditorial d’AnimeLand. Il s’agit de couvrir une période assez vaste, et surtout plusieurs genres, courants, voire thèmes abordés par ces œuvres. Aussi, celles-ci ont toutes profité d’une parution en France, afin de faciliter la démarche des curieux bienheureux. Il n’est nullement question de le cacher : le lecteur pourra se servir de cette ouvrage afin de se construire une base idéale, avant d’enchainer sur des fouilles plus archéologiques. Ainsi, et avant même de nous pencher sur la pertinence du contenu, on peut conseiller tout particulièrement aux novices de se diriger vers cette sortie.

Une maquette qui donne envie de se plonger dans les œuvres abordées

Dans 100 Films d’Animation Japonais, on trouve clairement, et avant toute chose, une matière pédagogique. Cet esprit se retrouve dans l’utilité des pictos (au nombre de trois par dessin animé), lesquels offrent, au premier coup d’œil, une indication sur l’œuvre abordée. Par exemple, L’épée de Kamui ne peut cacher son mélange d’action, de contexte historique, et de thriller. C’est une attention certes à dépasser, puisque nous est avis que tous ces métrages doivent faire l’objet d’une certaine concentration de la part du lecteur, mais cela donne une idée du soin formel dont a fait l’objet cet ouvrage. Cette volonté d’éclaircir se répercute dans la maquette, nette et sans bavure : elle parvient à bien assembler toutes les informations nécessaires à une meilleure compréhension du sujet. Fiche technique, résumé, affiche originale, petite analyse, et quelques informations complémentaires s’étalent avec bonheur. À cela s’ajoutent trois images, histoire de bien présenter la direction artistique de l’œuvre. En quelques minutes, le lecteur se voit informé de manière assez complète pour transmettre l’envie de découvrir. Complétons ce tour d’horizon en précisant que les textes sont signés par les plumes du magazine, de Pa-Ming-Chiu à Victor Lopez.

On le voit, 100 Films d’Animation Japonais est un beau livre qui soigne son intention. Et faites confiance à AnimeLand : la sélection couvre effectivement un panorama large, varié, et assez représentatif pour que l’envie de découvrir soit récompensée. Du Serpent Blanc (1958) à Okko et les Fantômes (2018), vous allez traverser les époque, et les évolutions aussi bien thématiques qu’artistiques. Vous y dénicherez du chef-d’œuvre absolu, comme Mon Voisin Totoro ou Jin-Roh, mais aussi de très grandes œuvres un peu méconnues. Et là, on ne peut que féliciter AnimeLand pour, par exemple, la présence du somptueux Train de nuit dans la voie lactée. Autre satisfaction, du moins pour votre humble serviteur, la citation de Dragon Ball Z : Broly le Super Guerrier, qui s’avère sans doute la meilleure OAV de Goku et ses amis. La sélection est aussi pertinente au sujet des œuvres les plus récentes. Car, et ce même si l’on ne peut que déceler une baisse de régime depuis quelques années dans le secteur de l’animation japonaise, il reste assez de pépites pour se régaler. Et ce n’est pas le très mémorable Silent Voice qui nous fera écrire le contraire. Voilà qui termine de faire de ce 100 Films d’Animation Japonais un  ouvrage parfaitement étudié pour les pieds de sapin.

8/10

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