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[Critique] Générations Mario – Alexis Bross, Loup-Lassinat Foubert

Caractéristiques

  • Titre complet : Générations Mario : C'est l'histoire d'un plombier
  • Auteur : Alexis Bross, Loup-Lassinat Foubert
  • Editeur : Third Editions
  • Collection : Sagas
  • Date de sortie en librairies : 20 septembre 2018
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 191
  • Prix : 24,0€
  • Acheter : Cliquez ici

Retour sur un destin hors du commun

Après avoir abordé Générations Sonic, intéressons-nous à Générations Mario : C’est l’histoire d’un plombier, paru chez Third Editions (L’oeuvre Etrange de Taro YokoBaldur’s Gate : L’héritage du jeu de rôle). Le sujet de la mascotte de Nintendo peut paraître plus qu’usité, pas spécialement par le biais de livres centrés sur le plombier le plus mignon du monde, mais celui d’autres ouvrages concentrés sur le constructeur japonais, ou Shigeru Miyamoto. De là à penser que le grand public, et même les spécialistes, savent tout sur le sujet, il ne faudrait pas pousser mémé dans les orties (la pauvre). Dès lors, l’existence d’un tel bouquin se justifie avant même de le parcourir. Et encore plus, une fois la lecture terminée.

Comme son titre l’indique, Générations Mario fait le focus sur cette grande star du jeu vidéo. Et non, le sujet n’est pas aussi léger que l’univers dans lequel elle s’inscrit : il provoque une véritable traversée en territoires vidéoludiques. Pour nous accompagner, on retrouve non pas une, mais deux plumes. Alexis Bross, aussi connu sous le pseudonyme de Merlanfrit, et Loup-Lassinat Foubert, deux journalistes qu’on retrouve chez Gamekult, forment donc un duo expérimenté, d’autant que le second cité a déjà co-signé un autre livre chez Third Editions, Générations Pokémon : 20 ans d’évolutions. Évolutions, un terme qui revient comme une ritournelle dans le livre ici abordé.

La forme de Générations Mario est d’une limpidité à toute épreuve. Les quatre mondes (des chapitres, tout simplement) sont entourés d’un avant-propos, et d’une conclusion. Quatre, oui, mais ne pensez pas que les auteurs sont allés au plus pressé. L’histoire de Mario, Précis du jeu de plateforme, Le Royaume Champignon et Décryptage sont autant de parties aptes à contenir tout ce qu’il faut comme informations précises, et parfois ignorée. Si l’on pourra regretter l’absence d’un endroit réservé aux aventures, parfois obscures, du plombier (Hotel Mario, ou Mario Is Missing), l’ensemble se fait assez complet pour que le thème en sorte grandi.

Un sujet usité, et pourtant encore surprenant

Générations Mario prend tout son sens quand on l’accole à l’Histoire du jeu vidéo. Comprendre par là que le sujet est apte à représenter au moins une partie de l’évolution de ce secteur. En débutant sur arcade, puis en débarquant sur consoles, avant de connaître les affres des innovations technologiques, le plombier de Nintendo est chargé en significations profondes. Les auteurs ne passent pas à côté de cet élément, et en font même l’un des moteurs de l’ouvrage : Mario est surtout le moyen, pour le constructeur japonais, de relever une tonne de défis. On en sort même convaincu que le personnage se révèle une réaction personnifiée aux limitations d’un domaine vidéoludique balbutiant, et ce jusqu’à ce qu’il devienne vendeur, uniquement sur son nom.

On ne peut éviter certains éléments déjà-vus quelques fois, mais Générations Mario parvient à dépasser ce souci en articulant ces faits autour de noyaux passionnants. On ne peut que se régaler tout au long du chapitre réservé à la construction du gameplay, au fil du temps. Évolutions, révolutions, petits détails qui peuvent échapper au grand public, tout y est. Même le retour sur l’univers du jeu, très léger et coloré, nous a fortement intéressé. Waluigi, certains niveaux récurrents, on y apprend pas mal de choses. Et pas sans effort analytique, d’ailleurs on ne peut que féliciter les deux auteurs pour s’être lancé dans un approfondissement des références de la licence. Tout cela est parfaitement soutenu par la qualité d’édition, signée Third. Bien sûr, l’absence d’images pourra être regrettée. Et le manque de notes de bas de page surprend. Mais on peut compter sur l’habituel trio formé par le papier plaisant, la couverture cartonnée élégante, et le signet toujours utile.

8/10

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