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[Critique] The Legend Of Zelda : Art & Artifacts – Nintendo

Caractéristiques

  • Traducteur : Florent Gorges
  • Auteur : Nintendo
  • Editeur : Soleil Manga
  • Date de sortie en librairies : 4 octobre 2017
  • Format numérique disponible : Oui
  • Nombre de pages : 416
  • Prix : 39,99€
  • Acheter : Cliquez ici

Si vous aimez le jeu vidéo, voilà un beau livre indispensable

image legend zelda art and artifacts
The Legend Of Zelda : Link’s Awakening

C’est dans l’air : Noël approche, et les beaux livres sont de sortie ! Et parmi ceux-là, nous en avons vu arriver un, The Legend Of Zelda : Art & Artefacts, qui a su de suite retenir notre attention. De par sa grande qualité d’édition, nous y reviendrons plus bas, mais aussi grâce à l’aura de la licence sur laquelle il s’appuie. Univers parmi les plus charismatiques du jeu vidéo, The Legend Of Zelda a changé le rapport que nous entretenions avec cette activité, plus particulièrement sur consoles (sur PC, c’est une autre affaire). Avec le premier opus, nous rentrions de plein fouet dans un monde certes en 2D, certes plat dans sa représentation, mais dont l’imaginaire se rapportait directement à des éléments aujourd’hui (malheureusement) disparus : les livrets. On vous parle d’un temps où l’on adorait découvrir cet objet, le lire, le relire, et surtout admirer les artworks qui s’y étalaient, et nous permettaient de développer, dans nos esprits, des descriptions précises de l’action à l’écran. Ces dessins ont une grande part dans le charme du jeu vidéo, et ce (très) beau livre les met en valeur.

The Legend Of Zelda : Art & Artefacts se divise en quatre grands chapitres : Les illustrations emblématiques, Illustrations de personnages, Le Temple du Temps et Au-delà des illustrations. Les deux premiers sont soutenus par des titres qui parlent d’eux-même. On y trouve ce qu’on est venu chercher : les artworks. Il suffit de tenir cet imposant beau livre (229 x 305 mm, 416 pages) pour savoir que les illustrations seront présentes en très grand nombre, et c’est bien évidemment le cas. Afin de s’y retrouver, l’ouvrage opte pour la meilleure des solutions : le classement par jeu, et qui plus est chronologique. Sur chaque page est rappelé le titre évoqué par le dessin, et ceux issus de rééditions héritent d’une signalétique bien dans le ton : une minuscule partie de la Triforce en signature.

Un beau livre qui rappelle superbement l’intérêt primordial de la force d’évocation

Les deux derniers chapitres de The Legend Of Zelda : Art & Artefacts contiennent énormément d’informations importantes. On navigue entre les différents boîtiers de tous les jeux de la licence sortis à ce jour (version japonaise, américaine, européenne, pour ne pas faire de jaloux), une galerie d’artworks sortis sans connexion à aucun titre (notamment pour appuyer la parution d’un DLC pour Mario Kart 9), ou l’un des grands morceaux de bravoure de ce magnifique ouvrage : une interview de quatre illustrateurs issus de Nintendo. Yusuke Nakano, Yoshiki Haruhana, Satoru Takizawa et Takumi Wada, dont les propos sont parfaitement traduits par Florent Gorges, nous délivrent une foule d’informations décisives, pour qui veut comprendre la patte artistique de la licence. L’évolution du physique de Link (rappelez-vous que, dans les premiers opus, son nez était allongé, par exemple), la prise de risque qui accompagnait Toon Link, et même quelques informations concernant le récent Breath Of The Wild, tout est abordé. Un entretien passionnant, du début à la fin, même si l’on aurait aimé encore plus d’anecdotes pour les trois premières itérations. On pardonne, car aucun des quatre artistes n’était présent à cette époque, et pour cause : l’un d’eux est même né l’année de la sortie de la Nintendo. C’est dire si The Legend Of Zelda accompagne nos vies, depuis bien des années.

Ouvrir The Legend Of Zelda : Art & Artefacts est une expérience fascinante. On a tous notre épisode fétiche, celui que l’on a découvert en maîtrisant notre imaginaire. Pour votre dévoué serviteur, ce fut Zelda 3 : A Link To The Past, les deux précédents ayant été joués mais pas avec la même approche. Retrouver les illustrations de cet opus provoque une telle dose d’émotions qu’il est difficile de la définir. Tout un tas d’impressions, de souvenirs précis, remontent d’un coup, et nous replonge tout droit vers les jeux. C’est sûrement ce qui impressionne le plus, au-delà de la grande qualité des différentes illustrations : elles n’ont aucunement perdu de leur pouvoir d’évocation. C’est là une grande réussite pour Nintendo. Ses softs restent ancrés dans nos mémoires pour le gameplay certes, mais aussi grâce aux images indélébiles qu’ils provoquent. Et comme rien n’aurait été possible sans ces représentations, l’intérêt de ce beau livre tombe sous le sens, au-delà de l’effet «waouh» que l’on ressent.

Il faut absolument appuyer sur le grand soin d’édition, signée Soleil Manga (The Legend Of Zelda Perfect Edition : Majora’s Mask / A Link To The Past) , dont a fait l’objet The Legend Of Zelda : Art & Artefacts. Si vous aimez les jeux vidéo, et que vous avez l’âme d’un collectionneur, ou tout simplement si vous portez un intérêt à cette licence, alors ce beau livre est un indispensable pour votre bibliothèque. Vous vous devez de le posséder. Deux milles illustrations, une véritable histoire visuelle de la série, s’offre à vous, et dans les meilleures conditions. La couverture cartonnée est des plus classieuses, un signet vous aidera à ne pas perdre le fil, et vous en sortirez avec l’impression qu’un lien encore plus fort vous unit à cet univers décidément culte. On est totalement sous le charme, et l’on attend avec impatience ce que la suite des ouvrages, liés au trentième anniversaire de la série, nous réserve.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
9/10

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