[Critique] Third’s Artists – Collectif

Caractéristiques

  • Titre complet : Third's Artists : le jeu vidéo et la pop culture revisités
  • Auteur : Collectif
  • Editeur : Third Editions
  • Date de sortie en librairies : 28 mars 2019
  • Format numérique disponible : Non
  • Nombre de pages : 198
  • Prix : 34,90€
  • Acheter : Cliquez ici

Un bel hommage aux illustrateurs de Third Editions

image third's artists

Parmi les maisons d’édition que nous prenons plaisir à suivre de près, Third Editions fait figure de pilier. Spécialisée dans le jeu vidéo et la pop culture, l’entreprise a fait paraître pas mal d’ouvrages de référence, de Baldur’s Gate : L’héritage du jeu de rôle à La Saga Legacy of Kain, en passant par The Heart of Dead Cells et bien d’autres. Tous ces ouvrages multiplient les informations, par le biais d’auteurs toujours à la pointe dans leur domaine. Moins en vue, et pourtant primordiaux, les artistes responsables des couvertures savent aussi se surpasser, avec des œuvres qui, en un clin d’œil, parviennent à évoquer tout un univers. Et c’est ici que la sympathie de cette maison d’édition éclate au grand jour : combien mettent en avant ces illustrateurs, ici par le biais de Third’s Artists, un beau livre qui leur est dédié ?

Beau livre, donc, et dans tous les sens du terme. Third’s Artists assume fièrement ses dimensions : 30,5 x 22. Bien entendu, un tel choix est justifié au possible, afin de proposer des illustrations dans un rendu facilitant la découverte. Mais, avant de rentrer dans les détails de ces couvertures et autres travaux, il nous faut revenir sur le jusqu’au-boutisme de l’ouvrage. Ce sont vingt-neuf artistes qui sont ici répertoriés et abordés, et classés dans une table des matières du coup assez impressionnante. Ne vous inquiétez pas, ces presque deux cents pages sont élégamment organisées, et agréablement consultables. Chaque illustrateur se voit aussi appliqué un code couleur, afin qu’il soit encore plus aisément retrouvable. On pouvait craindre que le livre soit un peu sous-traité, comme une sorte d’hommage un peu vain, mais il n’en est rien : la maison d’édition fait preuve d’un grand soin. La couverture, bleue aux lettres d’or, se fait un mélange d’humilité et de luxe, ce qui qualifie bien l’angle opté.

Un écrin soigné

Third’s Artists peut donc compter sur un bel écrin, mais il fallait tout de même que la matière première, les illustrations, soient à la hauteur. Premier constat, on remarque que le niveau de qualité ne descend jamais sous le niveau de l’honorable. On a bien sûr nos favoris, comme Johann « Papayou » Blais, qui s’approprie aussi bien les univers de Persona, de Final Fantasy ou de Resident Evil, tout en sachant se faire très essentiel pour d’autres œuvres, comme Dragon Quest et Kingdom Hearts. L’anglais Jordan Grimmer, fait aussi figure de belle valeur sûre, comme le démontre si bien la sublime couverture de La Saga Fallout, laquelle parvient à dégager les émotions qu’on a tous ressentis à l’un des opus de cette licence. Globalement, le niveau est assez homogène, on a bien cherché le vilain petit canard, en bon polémiste, mais sans succès.

Un bel écrin, des œuvres de qualité, et une maquette courageuse, et surprenante. Outre le fait que Third’s Artists rassemble tout ce qui est paru (mais pas de croquis ou de travaux préparatoires, c’est notre seul regret), la présentation se veut aérée, logique et sans concessions sur le traitement des dessins. Chaque artiste est décrit en quelques lignes, et pas d’interview ou de témoignage : les travaux sont privilégiés à la personnalité. Si vous voulez en savoir plus sur chacun d’entre eux, un QR code accompagne leur description. Le choix a été fait de laisser la page de gauche au besoin de rappeler le livre dont est issu l’illustration de gauche, voire de nous proposer quelques variations de celle-ci. Cela pour bien mettre en avant le fruit de l’illustrateur, ce qui reste une volonté noble même si, du coup, cet espace, jamais vide mais peu utilisé sur certains cas, peut intriguer. Rien qui vienne chagriner le lecteur en tout cas, ni cette possibilité de prendre conscience du labeur opéré par tout ce beau monde.

7/10

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